UMR 5189

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Laboratoire HISOMA

Histoire et Sources des Mondes Antiques

image oiseau MOM

Histoire économique | 2016-2017

Ce séminaire interdisciplinaire est assuré par les laboratoires HiSoMA, CIHAM et le LARHRA.

Responsable : Jérôme Maucourant
Axe C - quinquenal 2016-2020

En principe, salle Reinach - de 17h à 19h - MOM - entrée par le 86 rue Pasteur - Lyon 7e

- 15 novembre 2016 - de 17h à 19h
Abbès Zouache, « Financer la guerre en Syrie, 1097-1174 ».

- 29 novembre - de 17 à 19h
Pascal Arnaud, « Construction de la confiance et  réseaux du commerce maritime dans l'empire Romain ».

- 13 décembre - de 16h à 19h
Elie Haddad, « Les transformations du rapport à la terre et aux seigneuries dans la noblesse française entre XVIe et XVIIIe siècle ».
L’étude de l’organisation domestique et des formes de transmission au sein des familles de la noblesse moyenne en France durant l’époque moderne, jointe à l’analyse des contrats de vente et d’échange des seigneuries durant la même période permettent de mettre en évidence des changements importants dans le rapport des nobles à la terre. Ces changements et leurs implications sociales et politiques formeront le cœur de l’exposé.
Et J.-F. Chauvard, « Richesse, accumulation, cycles de vie. Les modèles économistes à l'épreuve des sociétés d'Ancien Réhgime ».  Attention, exceptionnellement en salle Elise Rivet, ISH, 14 avenue Berthelot.
Cette intervention entend discuter de la pertinence des modèles qui ont interrogé les rapports entre cycle de vie et accumulation de la richesse et ceux relatifs à la concentration et à l'inégalité de la richesse dans la perspective de l'étude des sociétés d'Ancien Régime. Elle se propose également d'opérer un déplacement des modèles forgés par les économistes pour rendre compte du réel vers les comportements des acteurs afin d'évaluer s'ils sont, dans leurs choix patrimoniaux, guidés par des modèles plus ou moins conscients.

- 20 décembre - de 17 à 19h - reporté à une autre date
Denis Menjot, « Crédit public et transformations de la fiscalité dans les villes médiévales (XIVe-XVe siècle) ».
Le crédit public et la fiscalité sont deux objets que les historiens ont étudié et continuent d’aborder séparément alors que le développement de l’un est concomitant de celui de l’autre. Les formes du crédit, ses conséquences socio-économiques, les créditeurs et les débiteurs sont maintenant bien connus de même que les techniques fiscales et leur impact. Cette communication a pour objectif d’étudier la relation entre crédit et fiscalité dans les villes dans lesquelles à partir du XIIIe siècle une dette publique se mit en place, à savoir celles de l’Italie centro-septentrionale, de Catalogne, de Valence et des Pays-Bas. Le crédit fut-il à l’origine d’une « révolution fiscale » dans l’Europe des XIVe et XVe siècle ?

- 17 janvier 2017 - de 17h à 19h - reporté au 30 mai (voir plus bas)
Pierre Schneider, "L'historien de l'antiquité face au concept de globalisation / mondialisation. Autour de quelques publications récentes".
Remplacé par :
Jérôme Maucourant
, "En finir avec la « querelle du luxe » ?"
Depuis bien longtemps,  les économistes ont, en général, délaissé la question du luxe : l’émancipation de l’économie comme idée vis-à-vis de la morale a impliqué,  au XVIIIe siècle,  de trancher le nœud de la querelle dans le sens de ce que l’on peut, rétrospectivement,  dénommer « l’idéologie de la croissance ». Mais, la sociologie a pris le relais de la vieille critique du luxe, via une réflexion sur la distinction et la symbolique des objets, avant de se dissoudre quelque peu sous les coups d’approches microsociologiques ou de l’ « impérialisme de l’économie ». Ainsi fut réussi le coup de force craint par Thorstein Veblen,  il y a tout juste un siècle : évacuer la question des goûts comme enjeu légitime de la dispute savante.
Toutefois, ne redécouvrons-nous pas, actuellement, le problème des limites de la croissance, vieille problématique des société antiques, ce qui redonnerait de la pertinence à l’opposition, bannie par Bernard Mandeville et Voltaire, entre le luxe et le nécessaire ? Si l’économie s’est émancipée de la morale, elle ne l’est pas en effet de la matière !  Or,  l’ère dite « post-industrielle » se heurte même à une forte contrainte environnementale,  d’où l’idée que l’économie devrait être encastrée dans la société et la nature. Dès que s’impose de limiter les usages et les désirs satisfaits ordinairement par le système économique surgit la question de l’accès à ce qui se raréfie.
Réfléchir sur les sociétés qui n’ont pas pu (ou pas voulu) faire l’expérience de l’accumulation illimitée du capital, fournit ainsi l’occasion de réfléchir à nouveau frais sur les mécanismes et les conséquences de ce type de limitation.
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- mercredi 1er février - de 17h à 19h
Bruno Tinel, « Comment comprendre l'évolution de la dette publique ? ».
La dette publique résulte en premier lieu de la dynamique macroéconomique. Il est néanmoins intéressant de revenir sur ses contreparties pour resituer les enjeux de long terme de la dépense publique mais aussi pour mettre en évidence les rapports de classe qui se nouent autour de l'endettement des administrations publiques.
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- mercredi 15 février - de 17h à 19h
Giacomo Todeschini, professeur à l'Université de Trieste, Fellow du WissenschaftsKolleg zu Berlin, « La dette non-remboursable. La logique de l’endettement et de la restitution ente théologie et hiérarchisation sociale (13e-16e siècles) ».
La notion de dette et d’endettement caractéristique de l’Occident européen se forme, au début de l’Age Moderne, dans l’univers conceptuel marqué par la théologie chrétienne du salut et par le vocabulaire juridique traduisant cette théologie (croisée avec le Droit romain) en discours gouvernemental et administratif. Aujourd’hui encore les économistes néolibéraux désignent comme « original sin » la dette radicale des pays « en voie de développement », voire plus pauvres. Lorsqu’on se penche sur les dialectiques de la dette aux origines des langages économiques occidentaux on découvre donc un mécanisme en même temps économique et théologique faisant de l’endettement une relation "naturellement" asymétrique bien difficile à gérer, établissant différentes formes de hiérarchisation sociale, en conséquence des inégalités qu’elle chiffre et de la complexité des équations entre valeurs qu’elle implique.

- 7 mars - de 17h à 19h
Damien Agut, « Modéliser l'économie de l'Egypte ancienne : à propos de deux livres récents (Monson 2012 et Muhs 2016) ».
Ce séminaire proposera une réflexion sur la manière dont les modèles dits «néo-institutionnels» sont utilisés pour analyser l’histoire économique de l’Égypte pharaonique et, à travers eux, du rôle que l’on prête aux institutions et aux organisations (au sens large du terme) dans les processus de transformation.
Deux ouvrages récents, Andrew Monson, From the Ptolemies to the Romans: Political and Economic Change in Egypt (Cambridge, 2012) et Brian Muhs, The Ancient Egyptian Economy: 3000-30 BCE (Cambridge, 2016), nous serviront de point d’appui.
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- 21 mars - de 17h à 19h
Cyrille Aillet, « Le commerce transsaharien à la lumière de l'ibadisme maghrébin : cultures économiques, marchés et réseaux médiévaux ».
L’historiographie a maintes fois souligné le rôle pionnier des populations berbères affiliées à la doctrine dissidente de l’ibadisme dans le développement du commerce transsaharien, en particulier la traite des esclaves. Cette branche de l’islam serait en effet une parfaite illustration de « l’ascétisme intramondain » mis en avant par Max Weber dans son analyse des relations entre religion et économie. Nous reviendrons ici sur la place de cette minorité dans l’évolution des économies sahélo-méditerranéennes, sur ses modes d’interaction sociale, sur ses pratiques et représentations économiques.
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- 11 avril de 16h à 19h
Franck Perrin, « Produire et consommer durant la Protohistoire en Europe occidentale,  deuxième partie ».
Après avoir l’an dernier traité du don, des métaux, du sel et de l’ambre aux IIe-Ier millénaire avant notre ère, l’exposé de cette année s’attachera (cette séance puis en fin d’année) à estimer la taille du marché gaulois à l’âge du Fer, aux questions d'esclavage, à la thésaurisation des métaux précieux et au commerce avec la Méditerranée.
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- 25 avril - de 16h à 19h
Christian Lamouroux, « Les marchés et l'intégration des économies régionales dans la Chine des XIe et XIIe siècles ».
Après une introduction consacrée aux historiographies chinoise,  japonaise et occidentale,  qui analysent l’histoire économique de la Chine entre le début du second millénaire et la fin de l’empire en 1911,  on abordera une de leurs thématiques centrales : la question du marché et des marchés. Il s’agira d’éclairer deux points : y a-t-il eu une révolution médiévale en Chine ? Un marché a-t-il existé à l’échelle de l’empire ?
et François Gipouloux, « Une histoire économique comparée Europe Chine est-elle possible ? Réflexions préliminaires sur la trajectoire spécifique des institutions économiques chinoises à la fin de l'époque impériale, XVIe-XIXe siècle ».
Cette présentation s’attachera à explorer la trajectoire spécifique de quelques institutions économiques chinoises à travers l’exemple de 3 réseaux régionaux de marchands (Fujian, Anhui et Shanxi) sur une période qui va du XVIe au XIXe siècle. Elle revisitera la thématique de la ‘grande divergence’ développée par Pomeranz en prenant en considération la question suivante: alors que l’économie de marché dans la Chine impériale tardive est florissante et que les riches marchands prolifèrent, pourquoi l’accumulation et la transmission du capital est-elle aussi problématique ?

- 16 mai - de 17h à 19h
Juan Carlos Moreno Garcia, « Les dynamiques agraires de l'Égypte pharaonique : une approche comparative ».
Le séminaire portera sur l'analyse des transformations agraires de l'Egypte pharaonique, de façon à dresser un bilan des discussions récentes, ouvrir de nouvelles pistes de recherche et établir de possibles voies de recherche comparative avec des travaux similaires menés en domaine proche-oriental ancien."

- 30 mai - de 17h à 19h
Pierre Schneider
, "L'historien de l'antiquité face au concept de globalisation / mondialisation. Autour de quelques publications récentes".
Cette séance s'inscrit dans la continuité du séminaire de l'année dernière. Au cours de la précédente réunion, l'on avait commencé à évaluer la pertinence de la notion de "globalisation" ou "mondialisation" relativement à l'histoire de l'Antiquité (les échanges à longue distance entre Méditerranée et océan Indien avaient été privilégiés dans cette approche). Le support de cette réflexion était l'ouvrage collectif dirigé par Philippe Norel (L'invention du marché. Une histoire économique de la mondialisation). On poursuivra ce travail, en incorporant dans la réflexion quelques articles récents rédigés par des antiquisants.

- 6 juin - de 17h à 19h
Laetitia Graslin, « L'usage de l'argent dans la Babylonie du VIe siècle av. J.-C. ».
La documentation cunéiforme est particulièrement riche pour le VIe siècle av. J.-C. Elle a fait l'objet d'un renouvellement historiographique récent, qui témoigne d'évolutions majeures dans l'usage de l'argent ainsi que dans les comportements économiques en général (développement de l'usage de l'argent pesé dans les transactions, attention nouvelle portée à la qualité de l'argent, développement de nouvelles activités économiques...) L'objet de cette communication est de faire le point sur ces acquis historiographiques, et de proposer des pistes de réflexion pour inscrire ces évolutions dans le temps long de l'histoire économique mésopotamienne.

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