UMR 5189

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Laboratoire HISOMA

Histoire et Sources des Mondes Antiques

image oiseau MOM

[Projet scientifique Axe C | Espaces, villes et sociétés | Communications, mobilités et relations sociales]

Mission archéologique française du désert Oriental et ERC Desert Networks

Porteuse scientifique
Bérangère Redon, CR CNRS, directrice du projet ERC Desert Networks et directrice adjointe de la Mission archéologique française du désert Oriental
 
Principaux collaborateurs scientifiques du laboratoire

Isabelle Goncalves (doctorante à l’université Lumière-Lyon 2 et ingénieur CNRS, projet Desert Networks)
• Laurel Darcy Hackley (post-doctorante CNRS, projet Desert Networks)
Louis Manière (ingénieur CNRS, projet Desert Networks)
Laure Pantalacci (professeur émérite à l’université Lumière-Lyon 2)
Alexandre Rabot (ingénieur à l’université Lumière-Lyon 2)
• Noémi Villars (responsable base de données, projet Desert Networks)
• Maël Crépy (chercheur associé au laboratoire HiSoMA, membre de la MAFDO et du projet Desert Networks)
Julie Marchand (chercheuse associée au laboratoire HiSoMA, membre de la MAFDO et du projet Desert Networks)
Joachim Le Bomin (chercheur associé au laboratoire HiSoMA et membre de la MAFDO)

Partenaires extérieurs
Institutions
IFAO
MEAE
• Ministry of Antiquities and Tourism of Egypt
University of Chapel Hill
Trismegistos

Autres chercheurs et membres du projet Desert Networks
• Laura Aguer (doctorante financée par le projet Desert Networks, CNRS-IRHT)
• Adam Bülow-Jacobsen (université de Copenhague, émérite)
• Marie-Pierre Chaufray (CNRS, Ausonius)
• Hélène Cuvigny (CNRS, IRHT)
• Thomas Faucher (CNRS, IRAMAT-CRP2A)
• Jennifer Gates-Foster (University of Chapel Hill)
• Damien Laisney (CNRS, MOM)

Membres de la MAFDO
https://desorient.hypotheses.org/membres-2

Résumé du projet
Le projet « Desert Networks » s’appuie sur les travaux de terrain de la mission archéologique française du désert Oriental dirigée par Thomas Faucher (CNRS).

Il vise à travailler, pour la première fois, sur le désert comme objet dynamique, et de reconstituer les réseaux qui l’ont parcouru, aussi bien physiques, matériels, qu’immatériels et humains, au travers des siècles. Cette enquête, commencée en 2017 et financée par l’European Research Council pour 5 ans, se fait sur la longue durée, pour mettre en lumière les phénomènes de continuités et de ruptures, entre le début du Nouvel Empire (vers le milieu du IIe millénaire av. J.-C.), apogée de l’occupation de la région à l’époque pharaonique, et la fin de l’époque romaine (fin du IVe s. ap. J.-C.), après que la dynastie gréco-macédonienne des Lagides (332-30 av. J.-C.), puis les empereurs romains, ont massivement investi dans la région.Nous nous concentrons sur la partie sud de la région, qui abrite les vestiges les plus nombreux, organisés en deux pôles : autour des carrières du Wadi Hammamat, du Mons Claudianus et du Porphyritès au nord, et le long des voies qui ont traversé la zone, entre Coptos et Edfou, sur le Nil, et Myos Hormos et Bérénice, sur la mer Rouge.

Le premier objectif du projet a été de réunir l’ensemble de la documentation (textuelle et archéologique au sens très large) sur les sites du désert Oriental du Nouvel Empire à la fin de l’époque romaine, dans une base de données liée à un SIG. Ces données sont entièrement accessibles au public via un site dédié au projet et interopérable, mis en ligne au début de 2021.

La base de données servira également aux analyses spatiales effectuées dans le cadre du projet sur les réseaux réels, économiques et sociaux de la région. Elle nous servira en premier lieu à modéliser finement le parcours des voies et leurs équipements au fil du temps, en nous fondant sur l’étude des sources mais aussi sur l’analyse de la géographie de la région et des observations de terrain. Nous tenterons ensuite de retracer les courants commerciaux qui ont traversé la région (produits échangés, personnes impliquées, rythme des échanges etc.). Enfin, nous nous pencherons sur deux corpus de textes particulièrement riches et/ou encore largement inédits (les ostraca du Mons Claudianus et les ostraca ptolémaïques du désert Oriental) pour conduire l’étude de certains réseaux personnels qui se sont formés dans et autour des forts, mines et carrières de la région.

Les actualités du projet Desert Networks sont présentées sur un carnet de recherche.

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