UMR 5189

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Laboratoire HISOMA

Histoire et Sources des Mondes Antiques

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Axe C3 : Sanctuaires du Proche-Orient hellénistique et romain

Coordination CNRS

Le programme « Sanctuaires du Proche-Orient hellénistique et romain » vise à réunir chercheurs et enseignants-chercheurs travaillant sur une longue période, depuis le IVe siècle avant J.-C. jusqu’au IVe siècle après J.-C., dans trois pays différents, Jordanie, Liban, Syrie, et dont les compétences distinctes dans les domaines de l’archéologie, de l’architecture, de l’épigraphie et de la philologie se complètent pour étudier les temples et sanctuaires du Proche-Orient hellénistique et romain. Les limites chronologiques fixées, entre l’arrivée des Grecs et la christianisation, s’étendent pour envisager les phénomènes de continuité et de rupture, en amont, à propos de la transition avec les sanctuaires de l’âge du Fer, comme en aval, en ce qui concerne la christianisation des lieux de culte païens. Le domaine géographique, en dépit de son homogénéité, permet des comparaisons avec les régions voisines (principalement Chypre, la Mésopotamie, l’Arabie du Nord, l’Égypte), qui lui sont liées (cultes égyptiens et babyloniens, domaines phéniciens et nabatéens).

Le programme s’appuie sur des missions de prospection épigraphique dans le cadre des IGLS (Inscriptions grecques et latines de la Syrie), en Jordanie, au Liban et en Syrie (J. Aliquot, J.-Cl. Decourt, P.-L. Gatier, M. Sartre, A. Sartre-Fauriat, J.-B. Yon), sur des travaux d’inventaire et de cartographie pour constituer des Atlas des sanctuaires et sur des missions de fouilles destinées à étudier des sites ou des sanctuaires précis. L’épigraphie est ici directement concernée comme principal moyen d’accès à de nombreux sanctuaires disparus dont les inscriptions constituent la dernière trace, le marqueur spatial.

L’étude de la répartition géographique des temples, et particulièrement des temples ruraux, qui est au cœur de l’étude du rapport entre les communautés et les sanctuaires, doit aboutir à la constitution d’Atlas des sanctuaires, en liaison avec les Services des antiquités des trois pays et dans le cadre de la constitution des cartes archéologiques.

Seule l’approche archéologique et architecturale des sanctuaires peut permettre de faire le lien entre l’organisation des lieux de culte et celle des rites (emplacement des autels, existence de cryptes et d’adytons, présence de salles de banquet, proximités spatiales et typologiques entre temples et tombeaux…) ; elle seule permet de renouveler des questions pour le moment vivement débattues comme la continuité des cultes, l’acculturation de la vie religieuse au Proche-Orient dans le contact avec les Grecs puis les Romains ou enfin la transformation des sanctuaires païens pendant l’Antiquité tardive, trop souvent considérée comme une simple christianisation, alors que les exemples de sécularisation et de privatisation de l’espace sont nombreux.

À côté de ces travaux concernant surtout les temples ruraux, le cas de la ville de Tyr est bien différent et illustre le manque de données sur les sanctuaires de la plupart des grandes villes antiques du Proche-Orient, en particulier celles de la côte, d’où l’intérêt des fouilles en cours qui portent sur la localisation de deux sanctuaires dont celui d’Heraclès/Melqart, principale divinité de la cité.

Partenariats institutionnels
Directions générales des antiquités et musées (Jordanie, Syrie, Liban) et Directions régionales syriennes (Damas, Damascène, Idlib, Alep) ; Institut français du Proche-Orient ; Centre polonais d’archéologie méditerranéenne et Université de Varsovie ; Mission syro-française de la Syrie du Nord.

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