UMR 5189

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Laboratoire HISOMA

Histoire et Sources des Mondes Antiques

image oiseau MOM

Axe C4 : FUNUS

Pratiques funéraires en Méditerranée orientale : les marqueurs de tombes

Coordination CNRS 

NennaPhoto

Ce programme, coordonné par M.-D. Nenna, vise à réunir chercheurs et enseignants-chercheurs travaillant sur des périodes (depuis le XIIe siècle av. J.-C. jusqu’au VIIe siècle apr. J.-C.) et des régions différentes (Grèce, Proche-Orient, Égypte) et ayant des compétences distinctes (épigraphie, philologie et archéologie) autour des marqueurs de tombes et de leur apport à une meilleure connaissance de la société antique.

Ce nouveau programme au sein du laboratoire HiSoMA s’appuie sur quatre types de démarche : constitution d’un corpus des marqueurs et inscriptions funéraires ; études de cas avec la mise en place de systèmes d’information géographique sur les nécropoles de Kition et d’Alexandrie ; publication de fouilles déjà effectuées (nécropolis d’Alexandrie) et d’études spécifiques ; lancement d’une fouille dans la nécropole de Pervolia (Kition, Chypre).

Les marqueurs de tombes et inscriptions funéraires constituent un corpus numériquement important quelle que soit la région considérée. Face au grec, qui est la langue dominante du futur corpus, viendront en contrepoint les textes hiéroglyphiques, phéniciens et latins. Les inscriptions sont pour la plupart laconiques, ne mentionnant que le nom du ou des défunts, et elles sont souvent laissées de côté dans les études sociétales, mais, déjà à ce stade, l’étude de l’onomastique permet, en croisant onomastiques locales et régionales, de déterminer la macro- ou micro-régionalité des pratiques. Trois axes ont été retenus pour interroger cette documentation : les âges de la vie et les causes du décès, tombes individuelles / tombes familiales, la mémoire du mort. Ce travail de fond passe par la mise en œuvre d’une base de données qui combine description des marqueurs, documentation photographique et bibliographie.

La mise en place de SIG portant sur les nécropoles de Kition (S. Fourrier et son équipe, réalisation dirigée par A. Flammin, avec S. Sanz, puis A. Rabot) et d’Alexandrie (en collaboration avec le Centre d’études alexandrines) permettra de replacer les marqueurs dans leur contexte. Outre la localisation de toutes les tombes, le SIG portera sur le mobilier associé et permettra l’analyse des pratiques funéraires.

Partenariats institutionnels
Centre d’études alexandrines ; Département des antiquités de Chypre ; Centre européen de recherche et d'enseignement des géosciences de l'environnement (CEREGE), Aix-en-Provence.

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