UMR 5189

Suivre l'actualité par flux RSS

Laboratoire HISOMA

Histoire et Sources des Mondes Antiques

image oiseau MOM

6e Colloque international sur l’Illyrie méridionale et l’Epire dans l’Antiquité
Mercredi, 20. Mai 2015 - Samedi, 23. Mai 2015

Sixième Colloque international sur l’Illyrie méridionale et l’Epire dans l’Antiquité
Colloque organisé par le laboratoire et l'institut archéologique de Tirana.
- du 20 au 23 mai 2015 - musée national de Tirana - Albanie
- Programme (.pdf)


Objectifs scientifiques et thèmes de recherche

Comme son titre l’indique, ce colloque international est le sixième organisé depuis le premier en 1984 à Clermont-Ferrand, le dernier ayant eu lieu à Grenoble en octobre 2008. Tous les six ans, il permet de réunir l’ensemble de la communauté  scientifique travaillant dans les Balkans, de la période pré et protohistorique jusqu’au haut Moyen Âge byzantin. C’est le seul colloque existant dans ce domaine, et il permet de faire se rencontrer des chercheurs qui du fait de la situation économique et politique des Balkans n’ont pas d’autres occasions de le faire.

Le but du colloque est double. Il s’agit d’abord de faire connaître et partager les découvertes récentes dans le domaine de l’archéologie, de l’épigraphie et de la numismatique. En effet, depuis l’ouverture de chantiers internationaux en Albanie, et tout récemment dans la région du Kosovo, compte tenu aussi du développement considérable des recherches  dans la Grèce du Nord-Ouest, grâce à la méthode des surveys en particulier, le rythme des découvertes dans ces régions s’accélère, et il est important qu’elles soient confrontées et discutées le plus rapidement possible dans une perspective à la fois de pluralité historiographique et d’interdisciplinarité.

Le deuxième objectif est de proposer des synthèses historiques dans un domaine précis, qui change tous les six ans ; cette année le thème retenu est celui desvilles, territoires, et dynamiques environnementales. Ce choix dépend des thèmes de recherche développés par les différentes équipes impliquées sur le terrain, notamment par les doctorants car le colloque est aussi l’occasion pour eux de faire état de leurs premiers travaux. La confrontation entre l’expérience accumulée par les anciens et le renouvellement des problématiques proposées par les jeunes chercheurs s’est avérée depuis les derniers colloques, le gage d’une recherche dynamique et fructueuse. Ce choix a été adopté pà l’unanimité par les membres  du comité scientifique qui ont largement consulté leurs collègues.

Le choix de la longue  durée, de la préhistoire jusqu’à la période byzantine,  qui a toujours été celui de ces colloques, permet d’autre part de mieux mesurer l’évolution de ces régions à travers les siècles, avec ses  continuités et ses ruptures, et ce en permettant à toutes les disciplines des sciences de l’antiquité d’apporter leur contribution.

Le succès de ces rencontres se  mesure au nombre croissant des pays représentés et des collègues voulant présenter leurs travaux les plus récents. Pour ce 6ème colloque, 19 pays sont représentés et 149 personnes sont déjà inscrites. Les Actes sont publiés dans un délai de deux ans, et leur diffusion est assurée par la maison spécialisée De Boccard. 

Objectifs théoriques  et stratégiques 

Il faut souligner que ce colloque est actuellement le seul qui existe dans ce domaine. Dans l’Antiquité, la Grèce du nord-ouest, longtemps considérée à tort comme périphérique, connaît une forme d’organisation fondée sur des confédérations ethniques assez différente du monde classique des Cités-Etats. Sa situation aux confins de l’Illyrie, vaste terre « barbare » au sens grec du terme, en fait également un laboratoire privilégié pour tout étude des phénomènes d’acculturation et d’ethnicité.

Ce colloque est un temps fort qui permet aux spécialistes de régions encore compartimentées, pour ne pas dire balkanisées, de se rencontrer dans une atmosphère conviviale, et de partager des points de vue différents en dehors de toute polémique malgré les oppositions politiques hélas encore existantes (cf. conflit Serbie/Kosovo). Les échanges sont replacés dans le cadre géographique plus vaste de l’ensemble des Balkans ce qui permet d’embrasser à la fois la façade méditerranéenne et l’Europe danubienne ;  c’est pourquoi tous les pays balkaniques, de la Slovénie à la Roumanie sont partie prenante et se retrouvent, ce qui consolide de façon durable les réseaux existants.  Il faut noter que depuis la disparition du GDR Européen Balkans que le CNRS n’a pas souhaité renouveler,  ces réseaux sont fortement fragilisés.

Cette année le colloque se déroule à Tirana, alors que traditionnellement il se tenait en France (Clermont-Ferrand, Paris, puis Grenoble). Les raison en sont multiples. D’abord il y a longtemps que nos collègues albanais souhaitaient accueillir cette manifestation. L’Ambassade France à Tirana a également manifesté son intérêt pour que le colloque ait lieu en Albanie. Ensuite les conditions financières étant de plus en plus difficiles, les couts de l’hébergement en France deviennent dissuasifs. Enfin, dans la mesure où plus de la moitié des participants sont d’origine grecque, albanaise et kosovar, les dépenses de voyages sont réduites en hébergeant le colloque dans une ville située au cœur de la région concernée.

Comité scientifique :

  • P. Cabanes, professeur émérite de l’Université de Paris X
  • J . Davis, professeur, directeur de l’American School in Athens
  • J.-L. Lamboley, professeur à l’Université Lumière Lyon 2
  • S. de Maria, professeur à l’Université de Bologna (Italie)
  • L. Perzhita, directeur de l’Institut archéologique de Tirana
  • G. Pliakou, Ephorie de Ioannina (Grèce).
  • Henner Von Hesberg (Allemagne)

 Avec le parrainage des Ecoles françaises d’Athènes et de Rome, et de l’Ambassade de France en Albanie.

Comité d’organisation :

  • J.-L. Lamboley, professeur Lyon 2
  • M.-H. Barrière, doctorante Lyon 2
  • S. Veselli, post-doctorante Lyon 2 et chercheur à l’Institut archéologique de Tirana
  • A. Skenderaj, chercheur à l’Institut archéologique de Tirana
  • L. Perzhita, directeur de l’Institut archéologique de Tirana
  • Philippe Billoux, gestionnaire du laboratoire 

 

Logo CNRS    Logo université Jean Monnet  Logo ENS Lyon