Cicéron, philosophe de la nature ? La place de la physique dans la philosophie cicéronienne
25 et 26 juin 2026 à l’ENS de Lyon.
Organisation : Sabine Luciani (AMU), Jeanne Ravaute (ENS Lyon)
Cicéron, philosophe de la nature ? La place de la physique dans la philosophie cicéronienne
25 et 26 juin 2026 à l’ENS de Lyon.
Organisation : Sabine Luciani (AMU), Jeanne Ravaute (ENS Lyon)
Métal qui soigne, métal qui tue.
La place des métaux dans la pharmacologie ancienne (Grèce, Rome, Egypte)
A Lyon, 10 et 11 juin 2026
Co-organisation : Anne Fraisse, Isabelle Boehm
Les métaux, largement employés dans le domaine de la pharmacologie, sont à la fois à l’origine de graves intoxications et dotés de remarquables propriétés thérapeutiques, bien connues déjà dans l’Antiquité. Le colloque est consacré aux emplois des métaux dans les préparations pharmacologiques du monde gréco-romain et de l’Egypte ancienne, avec leurs prolongements à l’époque médiévale. Il bénéficiera aussi, dans une perspective résolument interdisciplinaire et expérimentale, de l’éclairage de la pharmacologie moderne.
Quelle est l’importance des métaux dans les traités de pharmacologie galénique, fondamentaux dans l’histoire de la pharmacie ? Comment utilisait-on, dans l’Egypte ancienne, un métal aussi toxique que le cuivre, notamment dans les collyres, usage également bien attesté en oculistique romaine et dans la médecine arabe de l’époque médiévale ? Peut-on considérer le ‘bleu indigo’ comme un ‘métal’ médicinal ? Dans quelle mesure les recettes de l’Antiquité et du Moyen Age peuvent-elles ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques?
Autant de questions auxquelles répondront Sylvie Donnat (spécialiste de médecine de l’Egypte ancienne) Matteo Martelli et Caterina Manco (spécialistes des traités pharmacologiques galéniques), Divna Stevanovic-Soleil (spécialiste de médecine hippocratique et impériale), Muriel Labonnelie-Pardon (spécialiste d’oculistique romaine), Valérie Gitton (spécialiste de médecine vétérinaire de l’époque romaine), Laurence Totelin (historienne spécialiste d’histoire de la médecine gréco-romaine), Véronique Pitchon (spécialiste de médecine médiévale arabe); Pierre Fechter, (microbiologiste).
Sixième séance du séminaire « Nommer les hommes dans les Mondes Anciens »
Mardi 21 avril 2026, 17h-19h.
Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Salle Reinach, 7 rue Raulin Lyon 7e, 4e étage
Nommer dans un monde multilingue : pratiques onomastiques et latinisation dans les provinces romaines
María José Estarán Tolosa (Université de Saragosse)
Cette communication propose d’examiner l’évolution des pratiques onomastiques dans les provinces occidentales de l’Empire romain à partir de la documentation épigraphique plurilingue, dans le cadre du processus de latinisation. Elle s’inscrit dans une réflexion sur les liens entre langue, identité et désignation des individus, en interrogeant la signification sociale et linguistique de l’adoption de noms latins. Contrairement à une interprétation strictement juridique, l’étude montre que le changement de nom ne résulte pas nécessairement d’une modification du statut civique, mais s’explique souvent par des facteurs sociolinguistiques et pragmatiques. Dans des contextes de transition linguistique, caractérisés par la coexistence de plusieurs langues, un même individu pouvait porter des noms différents selon la langue et la situation de communication, conservant une forme vernaculaire tout en recourant à un nom latin dans des contextes publics, administratifs ou épigraphiques. Par ailleurs, la documentation met en évidence une évolution progressive de la structure du nom, marquée par le passage de formules indigènes, généralement bimembres, vers des structures inspirées des tria nomina romains. Des études de cas, notamment Saguntum en Hispanie et Lepcis Magna en Tripolitaine, permettent d’illustrer concrètement ces dynamiques d’adaptation onomastique et linguistique.
Légende de l’image : Épitaphe bilingue de Tarragone. A. Laborde, Voyage pittoresque et historique de l’Espagne, I.1, Paris, 1806, planche LXXXVIII.30.
Journée d’études organisée par Julie Roussel-Arvanitakis (Univ. Lyon 2), Maïwenn L’Haridon-Moreau (Univ. Lyon 2), Charles Comminges (Sorbonne), Emmanuelle Jégo (Univ. Grenoble Alpes)
Intervenante : Vittoria Dozza (Université de Bologne, boursière HiSoMA 2026)
Séminaire « Nommer les hommes dans les Mondes Anciens »
Mardi 17 mars 2026, 17h-19h
Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Salle Reinach, 7 rue Raulin Lyon 7e, 4e étage
Berufsnamen : du nom donné au nom de métier
Madalina Dana (Université Jean Moulin Lyon 3 / HiSoMA)
Cette communication s’intéresse à l’emploi socioculturel des noms et aux renseignements qu’un nom est susceptible de nous fournir d’emblée sur son porteur, au prisme d’un concept cher à Louis Robert et Olivier Masson d’« histoire par les noms ». Les noms de métier sont des « noms de plume », mais aussi des « noms de scalpel », des « noms de ciseau » ou des « noms de scène », si l’on les applique aux médecins, aux sculpteurs ou aux acteurs. Il s’agit de cette catégorie qui l’allemand exprime si bien par Berufsnamen et le latin par nomina artis ou nomina ex arte, autrement dit, des noms « professionnels », qui par leur adéquation à la profession de leurs porteurs nous apparaissent le plus souvent comme des surnoms adoptés à l’âge adulte ou même des sobriquets. Sans exclure cette possibilité, ces noms seraient, dans la majorité des cas, significatifs de toute une histoire familiale de leurs porteurs et donc donnés à la naissance. Ils illustrent à la fois une sorte de « déterminisme social » de certains professionnels de l’Antiquité, ainsi que les aspirations et les espoirs des parents qui souhaitent ainsi prolonger ou entretenir une tradition familiale.
Légende de l’image : Stèle de l’archiatros Asclepiadès d’Odessos, troisième quart du iie s. ap. J.-C. Musée de Varna (Bulgarie). Cliché : Madalina Dana.
Vendredi 6 mars 2026, 10h-17h - Musée Lugdunum, salle de conférence
Le projet scientifique TABVLA s’inscrit dans une dynamique de recherche collective à l’approche des 500 ans de la redécouverte de la Table Claudienne (1528–2028). Le séminaire a permis d’exposer les grandes lignes du projet, en présentant d’abord son origine, ses fondements scientifiques et ses objectifs généraux, puis en détaillant la méthodologie et les problématiques qui structurent l’entreprise. Loin de se limiter à une simple célébration commémorative, le projet s’attache à interroger cet objet exceptionnel dans toutes ses dimensions : archéologique, historique, politique, littéraire et mémorielle à l’échelle de l’Antiquité comme de ses réceptions modernes, en lien avec l’enseignement et la valorisation patrimoniale.
La matinée est ouverte au public (en présentiel ou visioconférence)
Programme complet et inscription (obligatoire avant le 28 février) : https://www.univ-lyon2.fr/recherche/agenda-scientifique/tabvla20260306 / https://facdeshumanites.univ-lyon3.fr/la-table-claudienne-500-ans-apres-sa-decouverte
ORGANISATION
Aldo Borlenghi (univ. Lyon 2, ArAr), Patrice Faure (univ. Lyon 3, HiSoMA), Romain Loriol (univ. Lyon 3, HiSoMA), Pierre-Jean Souriac (univ. Lyon 3, LARHRA)
Présentation intégrale du projet : https://www.hisoma.mom.fr/recherche-et-activites/2021-2025/c1-lugdunum/tabvla
Intervenante : Laurianne Martinez-Sève (Délégation Archéologique Française en Afghanistan)
Vendredi 27 février, de 10h à 12h, en salle Reinach, sur la thématique "Croiser les regards: textes antiques et pluridisciplinarité".
Nous aurons le plaisir d'entendre Pascale Paré-Rey (Université Jean Moulin Lyon 3) pour une communication intitulée :