Date : 16-17 novembre 2026
Lieu : Salle Reinach, MOM (7 Rue Raulin, 69007 Lyon) & en ligne
Horaire : lundi 16 : 14h-17h30 // Vendredi 17 : 9h30-16h40
ENTREE LIBRE
organisation : Alexandra de Varax et Simon Brelaud
Le christianisme s’est répandu dans un Proche-Orient tardo-antique, carrefour de cultures, au paysage linguistique bigarré. Ce processus s’est largement appuyé sur le grec, devenu la langue de l’administration et langue internationale, qui était aussi la langue d’écriture des Évangiles. Pour autant, le grec n’a pas partout supplanté les langues locales dans les usages du quotidien, comme langue du religieux notamment, que ce soient pour ses textes, dans ses rites et sur ses monuments : s’il semble avoir dominé en Asie Mineure, les langues sémitiques (araméen, arabe) ont demeuré partout ailleurs (de la Judée-Palestine à l’Osrhoène, en passant par la province d’Arabie et la Syrie), le copte s’est imposé comme la langue chrétienne en Égypte, tandis qu’aux marges orientales de l’empire, les langues caucasiennes (arménien, géorgien) et iraniennes étaient aussi vectrices de l’enracinement de la nouvelle religion. Alors que la recherche sur l’Antiquité tardive s’appuie désormais sur une grande diversité de sources (textuelles, épigraphiques, archéologiques) permettant d’étudier la christianisation des territoires, jusqu’à l’apparition du mouvement lent d’islamisation (VIIe siècle), cette journée d’étude propose de s’interroger sur les langues par lesquelles s’est faite la christianisation des marges de l’empire romain (Cilicie, Osrhoène, Judée-Palestine, Arabie, Égypte, Ethiopie, Caucase et Perse), éloignées des centres de l’hellénisme, et inversement sur l’influence qu’a eu ce phénomène sur les dialectes et langues locales (statuts des langues, lexicologie, onomastique, etc.), ainsi que le rapport qui s’est établi entre ces langues locales et le grec.