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Date
25/06/2026

Cicéron, philosophe de la nature ? La place de la physique dans la philosophie cicéronienne

25 et 26 juin 2026 à l’ENS de Lyon.

Organisation : Sabine Luciani (AMU), Jeanne Ravaute (ENS Lyon)

17/06/2026

Journée d'étude organisée par Catherine Broc-Schmezer et Victor Bou Tanos (Univ. Lyon 3, HiSoMA).

17 juin 2026 (horaire et programme à venir)

16/06/2026

Séminaire « Nommer les hommes dans les Mondes Anciens »

Mardi 16 juin 2026, 17h-19h

Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Salle Reinach, 7 rue Raulin Lyon 7e, 4e étage

Des noms, des silhouettes, des cultures : onomastique et esquisse de prosopographie d’une population à partir des graffiti du couloir des théâtres de Pompéi (VIII, 7, 20)

Louis Autin (Sorbonne Université/IUF, UR 4081 Rome et ses Renaissances)

Marie-Adeline Le Guennec (Université du Québec à Montréal, département d’Histoire)

Le « couloir des théâtres » de Pompéi, espace long de 27 m et large de 3 m environ desservant les deux théâtres de la cité campanienne, conserve sur ses deux parois un corpus exceptionnel et bien connu de près de 300 graffiti antiques figurés et textuels, pour la plupart encore visibles in situ. Le projet « Bruits de couloir » (coord. L. Autin, M.-A. Le Guennec, É. Letellier-Taillefer) a pour objectif d’en proposer une relecture globale et une analyse sensible à la spatialisation des inscriptions et aux liens multiples qui les unissent, pour dépasser la logique de catalogue qui a prévalu dans les éditions précédentes de ces inscriptions (notamment CIL IV et ses suppléments, ouvrage de M. Langner sur les dessins incisés) ; le projet a également permis de compléter la connaissance de ces documents, en mettant au jour 79 inédits. Après une présentation générale du projet, de notre méthodologie et de la plateforme électronique de relevé et d’édition qui permettra la diffusion de nos données au sein de la communauté scientifique, nous proposerons une réflexion spécifique sur les noms qui figurent dans ce corpus (en particulier dans les 130 textes qu’il compte, parmi lesquels 32 inédits). Dans ces graffiti, on peut identifier 83 séquences onomastiques individuelles et plus ponctuellement collectives, auxquelles s’ajoutent 30 identifications plus hypothétiques. L’analyse prosopographique est, comme souvent pour les graffiti, rendue complexe par la réduction fréquente de la séquence au seul (cog)nomen, mais nous proposerons, en prenant appui sur l’onomastique, des bilans prudents sur les identités (genre, origine) et les statuts (servile/civique) que l’on peut hypothétiser à partir de ces inscriptions. Enfin, nous élargirons la réflexion par deux analyses complémentaires : d’une part, la relation (à interroger) entre certains de ces noms et des représentations figurées anthropomorphiques parfois interprétées comme des portraits ou des caricatures ; d’autre part, la ou les culture(s) des usagers du couloir, que l’on peut reconstruire à partir d’indices divers (maîtrise de la langue, références culturelles…) et qui complète l’approche prosopographique.

Légende image : Vue du couloir des théâtres de Pompéi depuis la rue de Stabies, ©️ Bruits de couloir, 2025.

10/06/2026

Colloque : Métal qui soigne, métal qui tue. 
La place des métaux dans  la pharmacologie ancienne (Grèce, Rome, Egypte)
A Lyon, 10 et 11 juin 2026
Co-organisation : Anne Fraisse, Isabelle Boehm

 

Les métaux, largement employés dans le domaine de la pharmacologie, sont à la fois à l’origine de graves intoxications et dotés de remarquables propriétés thérapeutiques, bien connues déjà dans l’Antiquité. Le colloque est consacré aux emplois des métaux dans les préparations pharmacologiques du monde gréco-romain et de l’Egypte ancienne, avec leurs prolongements à l’époque médiévale. Il bénéficiera aussi, dans une perspective résolument interdisciplinaire et expérimentale, de l’éclairage de la pharmacologie moderne.
Quelle est l’importance des métaux dans les traités de pharmacologie galénique, fondamentaux dans l’histoire de la pharmacie ? Comment utilisait-on, dans l’Egypte ancienne, un métal aussi toxique que le cuivre, notamment dans les collyres, usage également bien attesté en oculistique romaine et dans la médecine arabe de l’époque médiévale ? Peut-on considérer le ‘bleu indigo’ comme un ‘métal’  médicinal ? Dans quelle mesure les recettes de l’Antiquité et du Moyen Age peuvent-elles ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques?
Autant de questions auxquelles répondront Sylvie Donnat (spécialiste de médecine de l’Egypte ancienne) Matteo Martelli et Caterina Manco (spécialistes des traités pharmacologiques galéniques), Divna Stevanovic-Soleil (spécialiste de médecine hippocratique et impériale), Muriel Labonnelie-Pardon (spécialiste d’oculistique romaine), Valérie Gitton (spécialiste de médecine vétérinaire de l’époque romaine), Laurence Totelin (historienne spécialiste d’histoire de la médecine gréco-romaine), Véronique Pitchon (spécialiste de médecine médiévale arabe); Pierre Fechter, (microbiologiste).
 

19/05/2026

Séminaire « Nommer les hommes dans les Mondes Anciens »

Mardi 19 mai 2026, 17h-19h

Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Salle Reinach, 7 rue Raulin Lyon 7e, 4e étage

Transmission du patrimoine et du nom chez les citoyens romains de Cos (ier s. av. n.è - 212 de n.è.)

Alexandre Vlamos (Université de Rennes)

Cette communication s’appuie sur un corpus de 1 192 citoyens romains attestés à Cos pour analyser l’impact de la diffusion de la citoyenneté romaine dans une cité grecque sur les stratégies matrimoniales, ainsi que sur la transmission du nom et de la fortune. La civitasRomana constitue un élément clé du patrimoine d’une famille et sa transmission, régie par des règles juridiques précises, impose un certain nombre de contraintes qui viennent se superposer aux lois locales, parmi lesquelles figurent en priorité le choix d’un futur mari ou d’une future épouse. Les tria nomina sont des indicateurs privilégiés du statut de citoyen romain, leur transmission est essentielle pour le statut et la position sociale des enfants. Le nom est ainsi à la fois l’un des enjeux de ces stratégies de conservation et un outil d’analyse prosopographique majeur pour retracer l’histoire des dynamiques sociales. La variété des documents épigraphiques disponibles (souscriptions, épitaphes, inscriptions honorifiques, lettres d’empereurs) permettra ainsi d’approcher une variété de situations statutaires (ingénus, affranchis et Grecs ayant obtenu la citoyenneté romaine) et sociales. On viendra en particulier souligner le rôle essentiel des femmes dans ces histoires de transmission patrimoniale/matrimoniale.

Légende de l’image : Odéon de Cos. Cliché Alexandre Vlamos.

24/04/2026
Vendredi 24 avril 2026, de 14h30 à 17h30, en salle Reinach et en visioconférence (pour obtenir le lien écrire à anna.cannavo@mom.fr)

Intervenant : Jordan Binet (Université Lumière Lyon 2)

Répondant : Louis Dall’Aglio (ENS de Lyon)
 
Titre : L’organisation socio-spatiale des nécropoles royales dans l’Égypte du Moyen Empire (fin XIe–XIIIe dynastie)
 
Résumé : L’étude des nécropoles royales égyptiennes est assez inégale selon les périodes historiques et les sites étudiés, en particulier concernant les tombes privées situées dans l’environnement immédiat des tombes royales. Certaines nécropoles ou certaines périodes ont fait l’objet de plusieurs travaux, y compris ces dernières années, alors que d’autres semblent davantage délaissées. De cet état de fait, il apparaît que les nécropoles royales du Moyen Empire n’ont pas fait l’objet d’une étude globale, tant en termes de développement qu’en termes d’organisation sociale ou spatiale, très peu d’entre elles ayant fait l’objet de fouilles exhaustives, d’autres n’étant que très partiellement connues ou n’ayant tout simplement jamais été documentées.
Nous allons nous proposer d’établir un panorama de l’organisation de ces nécropoles au travers d’exemples issus de différents contextes, des flancs montagneux de Thèbes-Ouest au plateau désertique de la nécropole memphite en passant par Abydos-Sud afin de percevoir et comprendre les différents modes d’organisation des tombes privées dans ces nécropoles royales en nous intéressant non seulement aux niveaux sociaux et aux diverses fonctions des défunts mais également en prenant en compte les données topographiques propres à chaque site et qui ont aussi contribué à façonner le paysage funéraire de ces nécropoles royales.
 
23/04/2026

Journée d'étude organisée par Marcelo Cãndido da Silva (Univ. de São Paulo, Brésil, HisCoMM Uma História Conectada da Idade Média. Comunicação e Circulação a partir do Mediterrâneo), Stéphane Gioanni (Univ. Lyon 2, HiSoMA) et Sylvie Joye (Univ. Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, LAMOP).

23 avril 2026, Lyon

Plus d'informations à venir

21/04/2026

Sixième séance du séminaire « Nommer les hommes dans les Mondes Anciens »

Mardi 21 avril 2026, 17h-19h. 

Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Salle Reinach, 7 rue Raulin Lyon 7e, 4e étage

Nommer dans un monde multilingue : pratiques onomastiques et latinisation dans les provinces romaines

María José Estarán Tolosa (Université de Saragosse)

Cette communication propose d’examiner l’évolution des pratiques onomastiques dans les provinces occidentales de l’Empire romain à partir de la documentation épigraphique plurilingue, dans le cadre du processus de latinisation. Elle s’inscrit dans une réflexion sur les liens entre langue, identité et désignation des individus, en interrogeant la signification sociale et linguistique de l’adoption de noms latins. Contrairement à une interprétation strictement juridique, l’étude montre que le changement de nom ne résulte pas nécessairement d’une modification du statut civique, mais s’explique souvent par des facteurs sociolinguistiques et pragmatiques. Dans des contextes de transition linguistique, caractérisés par la coexistence de plusieurs langues, un même individu pouvait porter des noms différents selon la langue et la situation de communication, conservant une forme vernaculaire tout en recourant à un nom latin dans des contextes publics, administratifs ou épigraphiques. Par ailleurs, la documentation met en évidence une évolution progressive de la structure du nom, marquée par le passage de formules indigènes, généralement bimembres, vers des structures inspirées des tria nomina romains. Des études de cas, notamment Saguntum en Hispanie et Lepcis Magna en Tripolitaine, permettent d’illustrer concrètement ces dynamiques d’adaptation onomastique et linguistique.

Légende de l’image : Épitaphe bilingue de Tarragone. A. Laborde, Voyage pittoresque et historique de l’Espagne, I.1, Paris, 1806, planche LXXXVIII.30.

Programme du séminaire 

10/04/2026

Vendredi 10 avril 2026 - 10h-17h

Maison Internationale des Langues et des Cultures (MILC), salle 308, 35 rue Raulin, Lyon 7.

Journée d’études organisée par Julie Roussel-Arvanitakis (Univ. Lyon 2), Maïwenn L’Haridon-Moreau (Univ. Lyon 2), Charles Comminges (Sorbonne), Emmanuelle Jégo (Univ. Grenoble Alpes)

Contact pour suivre la journée en ligne : charles.comminges@sorbonne-universite.fr

Programme

 

03/04/2026

Dans le cadre du projet ÉcrIA : Écriture et IA en contexte artistique, soutenu par l'Alliance Campus Rhodanien, Pascale Roux (Passages XX-XXI) et Valentin Decloquement (langue et littérature grecque, HiSoMA, Université Lumière-Lyon 2)  vous convions à une table ronde expérimentale qui aura lieu le 3 avril, de 14h à 16h, en salle DEM.015 (Lyon 2 - campus Berges du Rhône).

Dans un monde où les IA génératives servent d'oracles modernes ou de conseillères spirituelles, comme le révèlent l'existence de nombreux chatbots tirant les cartes du tarot ou l'apparition sur le web de Jesus AI, nous voulons interroger la relation IA / oracle autour d'un dialogue entre trois personnes de formations différentes :

  • Milène Tournier, poétesse et dramaturge invitée en résidence à Lyon 2, qui a co-écrit avec ChatGPT 27 fois la Muraille de Chine : je me suis posé la réponse et qui mène, en ce moment même, un travail d'écriture poétique autour de l'IA comme oracle.
  • Ezechiel Kwetchi, théologien de l'université de Genève dont les travaux actuels portent sur la "foi" que des utilisateurs et utilisatrices mettent en l'IA, et qui tente d'expliquer dans une perspective théologique pourquoi les IA sont perçues comme des avatars modernes de Dieu.
  • Zoé Léger, doctorante en histoire ancienne à HiSoMA, dont la thèse porte sur la figure de la sorcière et les tablettes de défixion. Sa présence nous permettra de mettre en regard les prédictions anciennes et les modèles prédictifs contemporains.

Cette table ronde est le fruit d'un partenariat entre le laboratoire HiSoMA et le laboratoire Passages XX-XXI.