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26/10/2026

Colloque international Intelligence artificielle & Intertextualité en langues anciennes, du lundi 26 octobre au mardi 27 octobre 2026 à Lyon (amphithéatre de la MILC). 

Organisation : Laurence Mellerin et Théotime de la Selle

Ce colloque, qui rassemble des chercheurs de différents pays spécialisés dans l’intertextualité en langues anciennes, abordera les deux thématiques suivantes :

  • Développement de modèles dédiés à l’intertextualité
  • Constitution de jeux de données et de référentiels d’évaluation

En savoir plus

21/10/2026

Le 9e congrès de Lyon sur l’armée romaine, qui se tiendra du 21 au 23 octobre 2026, portera sur « L’armée, le soldat et la mer dans le monde romain », sur le temps long, depuis la République jusqu’à l’Antiquité tardive. Bien que les Romains aient la réputation d’être des « terriens », Rome et son armée entretenaient une relation étroite et essentielle avec la Méditerranée, dont le nom latin était d’ailleurs mare nostrum. Une trentaine de spécialistes français et étrangers s’attacheront à étudier les aspects militaires, institutionnels, stratégiques, tactiques et logistiques du sujet, c’est-à-dire l’organisation, les moyens, la hiérarchie et les membres des flottes romaines, mais aussi les conditions de vie en mer et à terre, les réseaux sociaux, les pratiques religieuses et culturelles des marins, leur imaginaire de la mer ou encore les techniques et savoirs relatifs à la navigation et à la vie militaire en mer.
 

Image : Phare de la Corogne ou tour d'Hercule

01/09/2026

L'école thématique Antiqui.TXTes se tiendra à Lyon les 1-3 septembre 2026.

Après le succès d'une première école thématique organisée grâce à « Antiqui.TXTes – Sciences des Textes Anciens et Humanités Numériques », dispositif coordonné par Pascale Paré-Rey (MCF-HDR en langue et littérature latines) assistée d'Inès Burri (ingénieur d'études en production, traitement, analyse de données et enquêtes), une deuxième édition aura lieu à Lyon du 1er au 3 septembre 2026 sous la forme d'une université thématique. Elle comportera des conférences, des cas pratiques, des ateliers et des tables rondes sur l'édition numérique autour de trois thématiques :

  • L'édition numérique en théorie et en pratique
  • Outils pour l'édition numérique et pour les sciences des textes anciens
  • Édition numérique : questions juridiques et enjeux éditoriaux et scientifiques

Le programme est finalisé et le formulaire de pré-inscription ouvert, jusqu'au 5 juin 2026https://antiquitxtes-2.sciencesconf.org/

08/07/2026

La ville des sens et les sens de la ville. Pour une approche sensible de l'VRBS.

Colloque organisé par Alexandre Vincent (Univ. Lyon 2, HiSoMA), dans le cadre du projet GustVrbis.

Lien de connexion pour suivre à distance envoyé par l’organisateur sur requête : alexandre.vincent2@univ-lyon2.fr

25/06/2026

Cicéron, philosophe de la nature ? La place de la physique dans la philosophie cicéronienne

25 et 26 juin 2026 à l’ENS de Lyon.

Organisation : Sabine Luciani (AMU), Jeanne Ravaute (ENS Lyon)

Programme (.pdf)

18/06/2026

Le laboratoire junior GRAPHÉ (Groupement de Recherche sur l’Action Philologique et Humaine au prisme Épistémologique) a été fondé à l’université Jean Monnet de Saint-Étienne en 2024. Profondément interdisciplinaire, il vise à analyser les conditions de possibilité des langages à produire l’action et à prendre sens dans l’action. Interroger les outils qui permettent d’étudier les langages est également au cœur de ses préoccupations. Son séminaire mensuel, Les 75 minutes du langage, est reconduit pour une année autour de la thématique "langage en évolution, langages en création". Il aura lieu tous les troisièmes jeudis du mois à 17h au cours de l’année universitaire 2025-2026, en visioconférence.

 
Séance 7 : 18 juin 2026 
17h00 Intervention de  Stevens BERNARDIN (Chercheur associé UMR 8167 CNRS Orient et Méditerranée) « De la méthode du déchiffrement : l’exemple de l’Abbé Barthélemy »
17h30 Discussion
17h45 Workshop / Discussion Utiliser l’IA pour translittérer des documents inédits
 
 
17/06/2026
La sixième et dernière séance du séminaire de philosophie antique Problèma aura lieu le mercredi 17 juin 2026 à 17h, en distanciel.
 
Nous aurons le plaisir d’accueillir Chiara Lalli (Université Catholique de Louvain), qui présentera une communication intitulée :

 
« Repenser la Voluptas cicéronienne : entre polémique romaine et profondeur philosophique »
 
Répondante : Sabine Luciani (Aix-Marseille Université - TDMAM).
 
Résumé
L’objectif de cette contribution est de réexaminer l’attitude de Cicéron face à l’hédonisme épicurien dans les De Finibus I–II, en soutenant que sa critique de la voluptas doit être comprise comme une contestation philosophiquement significative de la cohérence interne du système épicurien. En effet, l’opposition de Cicéron à Épicure est souvent expliquée par la prétendue incompatibilité entre l’austère mos maiorum et la quête grecque du plaisir. Mais cette interprétation simplifie à l’excès le débat. Loin d’être ignorant ou de mauvaise foi, Cicéron connaissait parfaitement l’épicurisme et, dans le De Finibus, le traite avec un sérieux qui dépasse les préjugés culturels. Ses critiques, je le soutiens, mettent en lumière de réelles tensions au sein de la conception épicurienne du plaisir, en particulier la distinction entre les plaisirs in motu (cinétiques) et les plaisirs in stabilitate (catastématiques).
Cicéron reconnaît qu’Épicure n’identifiait pas le souverain bien à des jouissances vulgaires ou excessives du corps, mais à l’absence de douleur corporelle et psychique (aponia et ataraxia). Il s’interroge toutefois sur la légitimité d’appeler un tel état « plaisir ». Pour Cicéron, la phénoménologie même du plaisir implique une stimulation sensible, quelque chose d’éprouvé comme agréablement positif. Si le plaisir catastématique n’est qu’absence de douleur, il risque de se réduire à un état neutre, privé de la qualité expérientielle qui rend le plaisir reconnaissable comme tel. Ainsi, selon Cicéron, Épicure oscille entre deux conceptions du plaisir : la jouissance immédiatement perceptible, telle qu’elle est reconnue par l’enfant, et l’état de tranquillité rationnellement médiatisé, recherché par l’adulte.
Le cœur de l’objection cicéronienne réside précisément dans cette oscillation. Torquatus insiste sur le fait que les deux formes de plaisir relèvent d’une même catégorie, en invoquant la variatio — l’idée selon laquelle le plaisir peut varier sans croître en intensité. Mais Cicéron n’est pas convaincu : ou bien le plaisir est stimulation sensible, et alors Épicure échoue à justifier l’exclusion du plaisir cinétique du summum bonum ; ou bien le plaisir se réduit à la simple absence de douleur, et dans ce cas la position épicurienne rejoint celle d’Hiéronyme de Rhodes, qui identifiait le souverain bien à l’état de non-souffrance (non dolere), voire celle des Cyrénaïques, qui poursuivaient le plaisir cinétique. Dans l’un ou l’autre scénario, conclut Cicéron, la prétention d’Épicure à l’originalité se trouve compromise.
Ainsi, la traduction de hedone par voluptas fait également partie de la stratégie cicéronienne, qui cherche à souligner la tension entre la redéfinition épicurienne du plaisir et les intuitions communes qui le rattachent aux sens. En effet, l’Arpinate tend à employer voluptas en n’exploitant que sa connotation sensuelle et péjorative.
Que Cicéron ait raison ou non, sa critique reste néanmoins précieuse en ce qu’elle met en évidence une transition implicite au sein de la pensée épicurienne : celle qui mène des plaisirs sensibles, propres à l’enfance, à la tranquillité rationnellement, médiatisée de l’âge adulte. La reconnaissance de cette trajectoire développementale rapproche ainsi l’épicurisme d’autres systèmes hellénistiques, tels que le stoïcisme, où les impulsions naturelles primitives se transforment en fins rationnellement structurées.
 
Pour suivre la séance sur Zoom :
ID de réunion: 812 5128 2035
Code secret: 362176
 
17/06/2026

Journée d'étude organisée par Catherine Broc-Schmezer et Victor Bou Tanos (Univ. Lyon 3, HiSoMA).

17 juin 2026, 9h30-17h, Institut des Sources Chrétiennes, 22 rue Sala, 69002 Lyon.

Programme (.pdf)

Image : Manuscrit chrysostomien Laurentianus plut. 8. 2 (f. 150v)

16/06/2026

Séminaire « Nommer les hommes dans les Mondes Anciens »

Mardi 16 juin 2026, 17h-19h

Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Salle Reinach, 7 rue Raulin Lyon 7e, 4e étage

Des noms, des silhouettes, des cultures : onomastique et esquisse de prosopographie d’une population à partir des graffiti du couloir des théâtres de Pompéi (VIII, 7, 20)

Louis Autin (Sorbonne Université/IUF, UR 4081 Rome et ses Renaissances)

Marie-Adeline Le Guennec (Université du Québec à Montréal, département d’Histoire)

Le « couloir des théâtres » de Pompéi, espace long de 27 m et large de 3 m environ desservant les deux théâtres de la cité campanienne, conserve sur ses deux parois un corpus exceptionnel et bien connu de près de 300 graffiti antiques figurés et textuels, pour la plupart encore visibles in situ. Le projet « Bruits de couloir » (coord. L. Autin, M.-A. Le Guennec, É. Letellier-Taillefer) a pour objectif d’en proposer une relecture globale et une analyse sensible à la spatialisation des inscriptions et aux liens multiples qui les unissent, pour dépasser la logique de catalogue qui a prévalu dans les éditions précédentes de ces inscriptions (notamment CIL IV et ses suppléments, ouvrage de M. Langner sur les dessins incisés) ; le projet a également permis de compléter la connaissance de ces documents, en mettant au jour 79 inédits. Après une présentation générale du projet, de notre méthodologie et de la plateforme électronique de relevé et d’édition qui permettra la diffusion de nos données au sein de la communauté scientifique, nous proposerons une réflexion spécifique sur les noms qui figurent dans ce corpus (en particulier dans les 130 textes qu’il compte, parmi lesquels 32 inédits). Dans ces graffiti, on peut identifier 83 séquences onomastiques individuelles et plus ponctuellement collectives, auxquelles s’ajoutent 30 identifications plus hypothétiques. L’analyse prosopographique est, comme souvent pour les graffiti, rendue complexe par la réduction fréquente de la séquence au seul (cog)nomen, mais nous proposerons, en prenant appui sur l’onomastique, des bilans prudents sur les identités (genre, origine) et les statuts (servile/civique) que l’on peut hypothétiser à partir de ces inscriptions. Enfin, nous élargirons la réflexion par deux analyses complémentaires : d’une part, la relation (à interroger) entre certains de ces noms et des représentations figurées anthropomorphiques parfois interprétées comme des portraits ou des caricatures ; d’autre part, la ou les culture(s) des usagers du couloir, que l’on peut reconstruire à partir d’indices divers (maîtrise de la langue, références culturelles…) et qui complète l’approche prosopographique.

Légende image : Vue du couloir des théâtres de Pompéi depuis la rue de Stabies, ©️ Bruits de couloir, 2025.

10/06/2026
Séance du séminaire des doctorants du laboratoire.
 
Mercredi 10 juin de 15h à 18h
Chaque rencontre se déroulera en mode hybride (en présentiel : salle Reinach de la MOM).
 
  • Virginie Gibert et Thomas Bardin : Le financement de la recherche doctorale et post-doctorale
  • Inès Burri : Valoriser son parcours doctoral : des humanités numériques aux carrières de la recherche
Les séances seront toutes construites en deux temps (et autour d'un café) : d'abord des interventions de doctorants du laboratoire, puis des échanges de pratiques autour des problématiques liées au déroulement du doctorat.