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Date
01/04/2026
La troisième séance du séminaire de philosophie antique Problèma aura lieu le mercredi 1er avril 2026 à 17h, en distanciel.
 
Laurent Anglade (Université de Lorraine), qui présentera une communication intitulée :
 
« La difficulté de définir la philosophie comme objet historique : le cas de l’épicurisme et de César »
 
Julie Giovacchini (Centre Jean Pépin), répondante.
 

Si l’on considère que la catégorisation du « philosophe » par les sources littéraires s’appuie avant tout sur une pratique quotidienne, celles des institutions civiques et des acteurs privés définissent le philosophe par sa visibilité extérieure, c’est-à-dire son discours. Les problèmes de définition apparaissent sur plusieurs cas, pourtant connus que par les sources littéraires. L’un des cas les plus emblématiques est celui de César. Contrairement à Cicéron ou Caton, aucune source contemporaine ne le désigne explicitement comme « philosophe » ou appartenant à une école particulière. Pourtant, des motifs et concepts proches de l’éthique épicurienne traversent l’œuvre de César, tout comme dans les discours qui lui sont attribués par Salluste. L’entourage du dictateur fourmille de plusieurs personnages qui touchent plus ou moins à l’épicurisme. Comment définir alors cette influence épicurienne sur César ? Ne s’agit-il réellement que de logoi philosophoi sans la moindre importance alors que Balbus justifie la clementia de César par l’éthique du Jardin ?  Peut-on affirmer que César était « épicurien » alors qu’aucune source ne l’atteste directement ?

Le cas de César n’est pas isolé : saisir la philosophie comme objet historique, entre discours, influence et appartenance est un problème bien plus large. L’objectif de la présentation n’est pas nécessairement d’affirmer une solution, mais de proposer un cadre d’enquête pour penser la philosophie antique non pas comme un objet soigneusement défini, mais plutôt d’affirmer toute sa diversité et sa souplesse.

 
Pour suivre la séance sur Zoom :
ID de réunion: 812 5128 2035
Code secret: 362176
 
31/03/2026

Séance du séminaire Épigraphie grecque et latine
Présentation par Madalina Dana (Lyon 3, Laboratoire Hisoma)
- mardi 10 mars 2026 - de 17h à 19h - salle Reinach - MOM - entrée par l'Université de Lyon2 - 86 rue Pasteur - Lyon 7e
- lien de connexion ZOOM ( ID Réunion :  955 7481 9406 / code : r5w1KG )
- programme 2025-2026

Les mobilités des enseignants dans le monde grec : révision de deux épigrammes funéraires du Pont-Euxin

La séance sera consacrée à la révision de deux épigrammes funéraires du Pont-Euxin gravées pour des enseignants à époque romaine impériale, l’une de Panticapée, la capitale du royaume du Bosphore, l’autre de Byzance, cité plus connue située à l’entrée du Pont. Il s’agit de revenir notamment sur les lectures et les interprétations des tournures poétiques que présentent ces deux inscriptions à la lumière des parallèles et des lieux communs que l’on retrouve dans le monde grec. De ces nouvelles interprétations sortent non seulement des histoires de vie revisitées, mais aussi des trajectoires professionnelles pour lesquelles la mobilité était une donnée essentielle.

Légende image : Épigramme funéraire de Pharnakès de Sinope, Ier s. apr. J.-C. (photo d’après CIRB, Album 129)

27/03/2026

Aux origines du discours : Claude prince, censeur et sénateur

- Vendredi 27 mars 2026 - 9h45 à 15h20 - Université Lyon 3 - salle A21 (aile Athéna, 2e étage) - site des quais - accès pour le 7 rue Chevreul 69007 Lyon
Pour suivre les interventions en visioconférence (sous réserve de faisabilité technique), rendez-vous sur https://univlyon3.webex.com/meet/romain.loriol

Cette séance reviendra aux origines du discours, qui répond à une demande portée par les notables gaulois. Elle s’intéressera à la nature de cette requête et aux limites du ius honorum, au contexte institutionnel et politique de la première moitié du règne de Claude, son recours à la censure, son rapport avec les sénateurs et les liens  qu’il avait avec Lyon et les élites gauloises.

Programme et affiche de la journée (.pdf)

ORGANISATION
Aldo Borlenghi (univ. Lyon 2, ArAr), Patrice Faure (univ. Lyon 3, HiSoMA), Romain Loriol (univ. Lyon 3, HiSoMA), Pierre-Jean Souriac (univ. Lyon 3, LARHRA)

Présentation intégrale du projet : https://www.hisoma.mom.fr/recherche-et-activites/2021-2025/c1-lugdunum/tabvla

25/03/2026
Séance du séminaire des doctorants du laboratoire.
 
Mercredi 25 mars de 16h à 19h
Chaque rencontre se déroulera en mode hybride (en présentiel : salle Reinach de la MOM).
 
  • Lucie Michel : Communauté cultuelle, communauté politique ? Le cas de l'exclusion de Promatheus à Atrax, Thessalie (I. Atrax n°1)
  • Victor Bou Tanos : Les homélies de Jean Chrysostome sur l'épître de saint Paul aux Ephésiens, un projet d'édition, traduction et commentaire en lien avec les Sources chrétiennes
  • Clément Venton : Matière première, adaptation et réutilisation: la construction en terre sur le site de Plinthine (Égypte)
  • Temps d’accueil des masterants en M2 suivi d’un temps d’échange entre doctorants sur les besoins liés à la thèse
 
Les séances seront toutes construites en deux temps (et autour d'un café) : d'abord des interventions de doctorants du laboratoire, puis des échanges de pratiques autour des problématiques liées au déroulement du doctorat.
 
Affiche (.pdf)
20/03/2026
La prochaine séance du séminaire de l'Axe B "Cultures anciennes et Temporalités" aura lieu ce vendredi 20 mars, de 10h à 12h, en salle Reinach (MOM 4e étage), sur la thématique "Faire autorité ? Les textes générés, créés, performés" .

Nous aurons le plaisir d'entendre Camille Semenzato (Université de Neuchâtel) pour une communication intitulée « Les Muses, des ghostwriters?"
 
et Francesco Grotto (Professeur invité, Université de Pise) pour une communication intitulée "Auctorialité et Autofiction chez Virgile".
20/03/2026
Vendredi 20 mars 2026, de 14h30 à 17h30, en salle Reinach et en visioconférence (pour obtenir le lien écrire à anna.cannavo@mom.fr)
 

Intervenante : Vittoria Dozza (Université de Bologne, boursière HiSoMA 2026)

Répondante : Eleonora Santin (CNRS / HiSoMA)

 
Titre : The Greek verse inscriptions on the prytanis Tullia (SGO 03/02/38)

Résumé :  The presentation aims to analyze the epigraphic dossier SGO 03/02/38, originating from Ephesus and dated to 170 CE. It consists of three metrical inscriptions concerning Tullia, prytanis of the city: a prayer to Hestia and the gods, asking that she be granted offspring in return for the exemplary fulfillment of her eponymous magistracy; a prayer to Hestia and Artemis, mentioning the generous benefactions contributed by the woman during her office; and finally, a fragmentary epigram honoring Tullia for the performance of the prytany, for her benefactions – possibly alluding to the funding of the baths of one of the Ephesian gymnasia – and for her “works of the Muses,” the meaning of which remains debated.
The analysis of these texts contributes to a fuller understanding of the public role of women in imperial Ephesus, highlights the relationship between female prominence and epigraphic writing, and ultimately brings to light some little-known examples of Greek literary production of the time.

 
17/03/2026

Séminaire « Nommer les hommes dans les Mondes Anciens »

Mardi 17 mars 2026, 17h-19h

Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Salle Reinach, 7 rue Raulin Lyon 7e, 4e étage

Berufsnamen : du nom donné au nom de métier

Madalina Dana (Université Jean Moulin Lyon 3 / HiSoMA)

Cette communication s’intéresse à l’emploi socioculturel des noms et aux renseignements qu’un nom est susceptible de nous fournir d’emblée sur son porteur, au prisme d’un concept cher à Louis Robert et Olivier Masson d’« histoire par les noms ». Les noms de métier sont des « noms de plume », mais aussi des « noms de scalpel », des « noms de ciseau » ou des « noms de scène », si l’on les applique aux médecins, aux sculpteurs ou aux acteurs. Il s’agit de cette catégorie qui l’allemand exprime si bien par Berufsnamen et le latin par nomina artis ou nomina ex arte, autrement dit, des noms « professionnels », qui par leur adéquation à la profession de leurs porteurs nous apparaissent le plus souvent comme des surnoms adoptés à l’âge adulte ou même des sobriquets. Sans exclure cette possibilité, ces noms seraient, dans la majorité des cas, significatifs de toute une histoire familiale de leurs porteurs et donc donnés à la naissance. Ils illustrent à la fois une sorte de « déterminisme social » de certains professionnels de l’Antiquité, ainsi que les aspirations et les espoirs des parents qui souhaitent ainsi prolonger ou entretenir une tradition familiale.

Lien vers le webinaire. 

Légende de l’image : Stèle de l’archiatros Asclepiadès d’Odessos, troisième quart du iie s. ap. J.-C. Musée de Varna (Bulgarie). Cliché : Madalina Dana.

10/03/2026

Séance du séminaire Épigraphie grecque et latine
Présentation par Florian Réveilhac (CNRS, Laboratoire Hisoma)
- mardi 10 mars 2026 - de 17h à 19h - salle Reinach - MOM - entrée par l'Université de Lyon2 - 86 rue Pasteur - Lyon 7e
- lien de connexion ZOOM ( ID Réunion :  955 7481 9406 / code : r5w1KG )
- programme 2025-2026

Tyriôsè dans sa grotte : sur la piste d’une déesse de Pisidie

Des grottes-sanctuaires de la région de Kremna, en Pisidie Centrale, ont livré des dédicaces grecques rupestres datant des IIe et IIIe siècles apr. J.-C. et adressées à une divinité locale nommée Τυριωση. Ces documents rappellent les inscriptions votives d’autres grottes de Pisidie qui concernent des déesses mères comme Métèr Oreia à Karain. Mais Tyriôsè reste une figure énigmatique : ses fonctions et les modalités de son culte nous échappent presque totalement. Le séminaire donnera donc l’occasion de confronter une analyse linguistique du théonyme à des données iconographiques régionales, afin d’apporter un éclairage sur cette divinité qui pourrait bien être l’avatar d’une déesse anatolienne du monde sauvage. On s’interrogera ainsi sur le destin et la réinterprétation d’une divinité locale à l’époque romaine.

06/03/2026

Vendredi 6 mars 2026, 10h-17h - Musée Lugdunum, salle de conférence 

Le projet scientifique TABVLA s’inscrit dans une dynamique de recherche collective à l’approche des 500 ans de la redécouverte de la Table Claudienne (1528–2028). Le séminaire a permis d’exposer les grandes lignes du projet, en présentant d’abord son origine, ses fondements scientifiques et ses objectifs généraux, puis en détaillant la méthodologie et les problématiques qui structurent l’entreprise. Loin de se limiter à une simple célébration commémorative, le projet s’attache à interroger cet objet exceptionnel dans toutes ses dimensions : archéologique, historique, politique, littéraire et mémorielle à l’échelle de l’Antiquité comme de ses réceptions modernes, en lien avec l’enseignement et la valorisation patrimoniale.

La matinée est ouverte au public (en présentiel ou visioconférence) 
Programme complet et inscription (obligatoire avant le 28 février) : https://www.univ-lyon2.fr/recherche/agenda-scientifique/tabvla20260306 / https://facdeshumanites.univ-lyon3.fr/la-table-claudienne-500-ans-apres-sa-decouverte

ORGANISATION

Aldo Borlenghi (univ. Lyon 2, ArAr), Patrice Faure (univ. Lyon 3, HiSoMA), Romain Loriol (univ. Lyon 3, HiSoMA), Pierre-Jean Souriac (univ. Lyon 3, LARHRA)

Présentation intégrale du projet : https://www.hisoma.mom.fr/recherche-et-activites/2021-2025/c1-lugdunum/tabvla

27/02/2026
Vendredi 27 février 2026, de 14h30 à 17h30, en salle Reinach et en visioconférence (pour obtenir le lien écrire à anna.cannavo@mom.fr)
 

Intervenante : Laurianne Martinez-Sève (Délégation Archéologique Française en Afghanistan)

Répondante : Marie-Françoise Boussac (Université Paris Nanterre)
 
Titre : Recherches nouvelles sur Aï Khanoum (Bactriane, Afghanistan) : l’incarnation du pouvoir royal

Résumé : La ville d’Aï Khanoum, située dans le nord-est de l’Afghanistan, à la frontière avec le Tadjikistan, constitue l’une des grandes découvertes de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan. Les fouilles conduites entre 1965 et 1978 sous la direction de Paul Bernard, ont révélé un ensemble de monuments de grande ampleur façonnés par de nombreuses interactions culturelles. La ville fut considérée et est encore souvent pensée comme une colonie, dont les premiers habitants, originaires du monde grec, exploitèrent le milieu local et s’intégrèrent à la région.
L’objet du séminaire sera de montrer, à partir de plusieurs exemples, qu’il est plus satisfaisant de l’interpréter comme une ville royale, incarnant par ces monuments le prestige et la puissance du pouvoir royal séleucide et gréco-bactrien.

Programme annuel du séminaire