Aller au contenu principal

Archives

Date
05/05/2026

Séance du séminaire Épigraphie grecque et latine

Présentation par  Charles Doyen (Université catholique de Louvain)

mardi 10 mars 2026 - de 17h à 19h - salle Reinach - MOM - entrée par l'Université de Lyon2 - 86 rue Pasteur - Lyon 7e. 

Dans les (petits) papiers d’Henri Seyrig : poids antiques de Syrie et de Phénicie

- Lien zoom 
- programme 2025-2026

La préparation d’un volume des Inscriptions grecques et latines de la Syrie (IGLS) consacré aux poids antiques amène à étudier les riches archives scientifiques d’Henri Seyrig (1895-1973), conservées à la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel et à la Bibliothèque nationale de France. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, après sa réinstallation au Liban comme premier directeur de l’Institut français d’archéologie de Beyrouth, Henri Seyrig reprit à son compte le projet de publication d’un corpus des « Poids antiques de la Syrie et de la Phénicie sous la domination grecque et romaine », déjà initié par le R. P. René Mouterde dès 1929. En 1949, il fit paraître dans le Bulletin du Musée de Beyrouth une première partie de ce corpus, comptant 70 poids de Séleucide et de Piérie, ainsi qu’un poids de Cyrrhestique. Tout au long de sa carrière, il prépara le reste du corpus, qui devait contenir les poids syriens incertains, les poids royaux et les poids phéniciens. Bien que ce projet n’ait jamais abouti, les archives scientifiques d’Henri Seyrig permettent de retracer les différentes étapes de son travail. Dès 1956 ou 1957, Henri Seyrig avait rédigé une première version de la deuxième partie du corpus. En 1967 ou 1968, il mit à jour la première partie du recueil en y incluant les poids syriens apparus sur le marché des antiquités depuis 1949. À sa mort, en 1973, il avait compilé un corpus de plus de 500 objets. Outre leur intérêt scientifique évident, les archives d’Henri Seyrig constituent également notre seule source documentaire permettant de reconstituer la riche collection de poids syriens et phéniciens conservée au Musée national de Beyrouth jusqu’à la guerre civile libanaise. Pillée pendant le conflit, cette collection de plus de 230 poids est aujourd’hui dispersée sur le marché des antiquités et dans des collections privées.
 

Image : Portrait d’Henri Seyrig en 1954 (photo Maryette Charlton © Photothèque de l’Ifpo)

29/04/2026
La quatrième séance du séminaire de philosophie antique Problèma aura lieu le mercredi 29 avril 2026 à 17h, en distanciel.
 
 Enzo Godinot (Université Bordeaux Montaigne) présentera une communication intitulée :
 
« Le portrait du sage : formes d'un exercice dialectique »
 
Thomas Bénatouïl (Université de Lille), répondant.
 
Résumé : 
On considère le personnage du « sage » comme une incarnation de la disposition excellente que la philosophie se propose d’atteindre. Certains individus, en raison de leurs qualités éminentes, sont dits « sages » dans la mesure où ils manifesteraient cette perfection à laquelle les philosophes aspirent. Lorsqu’il évoque l’origine du terme de philosophie, Diogène Laërce mentionne d’ailleurs un désir de modérer l’emploi du terme « sage » afin que tout penseur ne se croit pas arrivé au terme de la sagesse et de la connaissance, mais sache désigner cependant la fin qu’il se propose. Le terme « philosophos » peut, en outre, désigner indifféremment celui qui aime la sagesse (sophia) et celui qui aime le sage (sophos) – amour dont on retire un grand bien, d’après Epicure. Malgré cette fascination pour la sagesse placée à l’origine même de la philosophie et familière à tous les antiquisants, la prééminence de la figure du « sage » n’apparaît que fort tardivement dans l’histoire de la philosophie ancienne qui mettait également en exergue d’autre modèles, comme l’homme prudent (phronimos) ou l’homme tempérant. La focalisation sur la seule figure du sage comme incarnation de la fin de la philosophie constitue donc un mouvement capital dans l’évolution des tâches que la philosophie se propose à travers ses différentes traditions, et dans les rapports qu’elles entretiennent. En structurant les controverses autour de questions qui convoquent le sage comme sujet ou agent, chaque tradition inaugura une nouvelle forme de réflexion consistant à mettre en opposition leurs thèses propres en prenant comme pierre de touche une représentation de l’idéal philosophique personnifié, supposée commune et capable de mettre à mal toute proposition philosophique qui serait incompatible avec la perfection à laquelle la philosophie doit nous conduire. C’est ainsi que l’on voit apparaître dans les textes et dans la doxographie des propositions telles que « le sage n’aura pas d’opinions », « le sage fera de la politique » etc.
Cette intervention se propose de présenter quelques éléments d’une recherche d’une plus vaste ampleur consacrée à l’origine et l’évolution des portraits philosophiques du sage, en essayant de relever quelques traits communs et divergences entre les différentes descriptions du sage systématiquement proposées par les grandes traditions philosophiques de l’époque hellénistique et par les doxographies qui leur sont consacrées. Ce questionnement portera cependant essentiellement sur la formalisation de l’exercice du portrait du sage et sur les axes dialectiques qu’il permet d’identifier :  il ne s’agira pas de reprendre l’exercice bien connu consistant à se demander quelles sont les airs de famille entre le sage « stoïcien », le sage « épicurien » ou encore le sage « académicien », mais bien plutôt d’évaluer dans quelle mesure l’accord sur certaines prémisses concernant le caractère parfait (et peut-être idéal) des dispositions ou des actes du sage permet de déduire ce qui lui est permis ou non, ce qu’il doit nécessairement être et ce qu’il ne peut envisager, ou encore ce qui lui devient indifférent. Nous voudrions donc essayer de comprendre quelle était la teneur formelle de cet exercice dialectique (et parfois polémique) dans lequel les courants philosophiques éclos à l’époque hellénistique choisirent d’opposer leurs vues en discutant les traits caractéristiques de la figure personnifiant leur ambition commune. 
 
Pour suivre la séance sur Zoom :
ID de réunion: 812 5128 2035
Code secret: 362176
 
24/04/2026
La prochaine séance du séminaire de l'Axe B "Cultures anciennes et Temporalités" aura lieu ce vendredi 24 avril, de 9h 30 à 12h 30, en salle Reinach (MOM 4e étage), sur la thématique "Faire autorité ? Les textes générés, créés, performés" .

Nous aurons le plaisir d'entendre Valentin Decloquement (Université Lumière Lyon 2, HiSoMA) pour une communication intitulée "(Re-)générer les progymnasmata"
 
et Adrien Bresson (Chercheur associé HiSoMA) pour une communication intitulée " L’IA pour l’intelligence des textes anciens."

Affiche (.pdf)

24/04/2026
Vendredi 24 avril 2026, de 14h30 à 17h30, en salle Reinach et en visioconférence (pour obtenir le lien écrire à anna.cannavo@mom.fr)

Intervenant : Jordan Binet (Université Lumière Lyon 2)

Répondant : Louis Dall’Aglio (ENS de Lyon)
 
Titre : L’organisation socio-spatiale des nécropoles royales dans l’Égypte du Moyen Empire (fin XIe–XIIIe dynastie)
 
Résumé : L’étude des nécropoles royales égyptiennes est assez inégale selon les périodes historiques et les sites étudiés, en particulier concernant les tombes privées situées dans l’environnement immédiat des tombes royales. Certaines nécropoles ou certaines périodes ont fait l’objet de plusieurs travaux, y compris ces dernières années, alors que d’autres semblent davantage délaissées. De cet état de fait, il apparaît que les nécropoles royales du Moyen Empire n’ont pas fait l’objet d’une étude globale, tant en termes de développement qu’en termes d’organisation sociale ou spatiale, très peu d’entre elles ayant fait l’objet de fouilles exhaustives, d’autres n’étant que très partiellement connues ou n’ayant tout simplement jamais été documentées.
Nous allons nous proposer d’établir un panorama de l’organisation de ces nécropoles au travers d’exemples issus de différents contextes, des flancs montagneux de Thèbes-Ouest au plateau désertique de la nécropole memphite en passant par Abydos-Sud afin de percevoir et comprendre les différents modes d’organisation des tombes privées dans ces nécropoles royales en nous intéressant non seulement aux niveaux sociaux et aux diverses fonctions des défunts mais également en prenant en compte les données topographiques propres à chaque site et qui ont aussi contribué à façonner le paysage funéraire de ces nécropoles royales.
 
23/04/2026

Journée d'étude organisée par Marcelo Cãndido da Silva (Univ. de São Paulo, Brésil, HisCoMM Uma História Conectada da Idade Média. Comunicação e Circulação a partir do Mediterrâneo), Stéphane Gioanni (Univ. Lyon 2, HiSoMA) et Sylvie Joye (Univ. Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, LAMOP).

Jeudi 23 avril 2026, 9h-18h
Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Salle Reinach, 7 rue Raulin Lyon 7e, 4e étage.

En raison du nombre de places limitées en salle Reinach, l'inscription est obligatoire à l'adresse suivante : stephane.gioanni@univ-lyon2.fr

Programme (.pdf)

21/04/2026

Sixième séance du séminaire « Nommer les hommes dans les Mondes Anciens »

Mardi 21 avril 2026, 17h-19h. 

Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Salle Reinach, 7 rue Raulin Lyon 7e, 4e étage

Nommer dans un monde multilingue : pratiques onomastiques et latinisation dans les provinces romaines

María José Estarán Tolosa (Université de Saragosse)

Cette communication propose d’examiner l’évolution des pratiques onomastiques dans les provinces occidentales de l’Empire romain à partir de la documentation épigraphique plurilingue, dans le cadre du processus de latinisation. Elle s’inscrit dans une réflexion sur les liens entre langue, identité et désignation des individus, en interrogeant la signification sociale et linguistique de l’adoption de noms latins. Contrairement à une interprétation strictement juridique, l’étude montre que le changement de nom ne résulte pas nécessairement d’une modification du statut civique, mais s’explique souvent par des facteurs sociolinguistiques et pragmatiques. Dans des contextes de transition linguistique, caractérisés par la coexistence de plusieurs langues, un même individu pouvait porter des noms différents selon la langue et la situation de communication, conservant une forme vernaculaire tout en recourant à un nom latin dans des contextes publics, administratifs ou épigraphiques. Par ailleurs, la documentation met en évidence une évolution progressive de la structure du nom, marquée par le passage de formules indigènes, généralement bimembres, vers des structures inspirées des tria nomina romains. Des études de cas, notamment Saguntum en Hispanie et Lepcis Magna en Tripolitaine, permettent d’illustrer concrètement ces dynamiques d’adaptation onomastique et linguistique.

Légende de l’image : Épitaphe bilingue de Tarragone. A. Laborde, Voyage pittoresque et historique de l’Espagne, I.1, Paris, 1806, planche LXXXVIII.30.

Programme du séminaire 

10/04/2026

Vendredi 10 avril 2026 - 10h-17h

Maison Internationale des Langues et des Cultures (MILC), salle 308, 35 rue Raulin, Lyon 7.

Journée d’études organisée par Julie Roussel-Arvanitakis (Univ. Lyon 2), Maïwenn L’Haridon-Moreau (Univ. Lyon 2), Charles Comminges (Sorbonne), Emmanuelle Jégo (Univ. Grenoble Alpes)

Contact pour suivre la journée en ligne : charles.comminges@sorbonne-universite.fr

Programme

 

03/04/2026

Dans le cadre du projet ÉcrIA : Écriture et IA en contexte artistique, soutenu par l'Alliance Campus Rhodanien, Pascale Roux (Passages XX-XXI) et Valentin Decloquement (langue et littérature grecque, HiSoMA, Université Lumière-Lyon 2)  vous convions à une table ronde expérimentale qui aura lieu le 3 avril, de 14h à 16h, en salle DEM.015 (Lyon 2 - campus Berges du Rhône).

Dans un monde où les IA génératives servent d'oracles modernes ou de conseillères spirituelles, comme le révèlent l'existence de nombreux chatbots tirant les cartes du tarot ou l'apparition sur le web de Jesus AI, nous voulons interroger la relation IA / oracle autour d'un dialogue entre trois personnes de formations différentes :

  • Milène Tournier, poétesse et dramaturge invitée en résidence à Lyon 2, qui a co-écrit avec ChatGPT 27 fois la Muraille de Chine : je me suis posé la réponse et qui mène, en ce moment même, un travail d'écriture poétique autour de l'IA comme oracle.
  • Ezechiel Kwetchi, théologien de l'université de Genève dont les travaux actuels portent sur la "foi" que des utilisateurs et utilisatrices mettent en l'IA, et qui tente d'expliquer dans une perspective théologique pourquoi les IA sont perçues comme des avatars modernes de Dieu.
  • Zoé Léger, doctorante en histoire ancienne à HiSoMA, dont la thèse porte sur la figure de la sorcière et les tablettes de défixion. Sa présence nous permettra de mettre en regard les prédictions anciennes et les modèles prédictifs contemporains.

Cette table ronde est le fruit d'un partenariat entre le laboratoire HiSoMA et le laboratoire Passages XX-XXI.

01/04/2026
La troisième séance du séminaire de philosophie antique Problèma aura lieu le mercredi 1er avril 2026 à 17h, en distanciel.
 
Laurent Anglade (Université de Lorraine), qui présentera une communication intitulée :
 
« La difficulté de définir la philosophie comme objet historique : le cas de l’épicurisme et de César »
 
Julie Giovacchini (Centre Jean Pépin), répondante.
 

Si l’on considère que la catégorisation du « philosophe » par les sources littéraires s’appuie avant tout sur une pratique quotidienne, celles des institutions civiques et des acteurs privés définissent le philosophe par sa visibilité extérieure, c’est-à-dire son discours. Les problèmes de définition apparaissent sur plusieurs cas, pourtant connus que par les sources littéraires. L’un des cas les plus emblématiques est celui de César. Contrairement à Cicéron ou Caton, aucune source contemporaine ne le désigne explicitement comme « philosophe » ou appartenant à une école particulière. Pourtant, des motifs et concepts proches de l’éthique épicurienne traversent l’œuvre de César, tout comme dans les discours qui lui sont attribués par Salluste. L’entourage du dictateur fourmille de plusieurs personnages qui touchent plus ou moins à l’épicurisme. Comment définir alors cette influence épicurienne sur César ? Ne s’agit-il réellement que de logoi philosophoi sans la moindre importance alors que Balbus justifie la clementia de César par l’éthique du Jardin ?  Peut-on affirmer que César était « épicurien » alors qu’aucune source ne l’atteste directement ?

Le cas de César n’est pas isolé : saisir la philosophie comme objet historique, entre discours, influence et appartenance est un problème bien plus large. L’objectif de la présentation n’est pas nécessairement d’affirmer une solution, mais de proposer un cadre d’enquête pour penser la philosophie antique non pas comme un objet soigneusement défini, mais plutôt d’affirmer toute sa diversité et sa souplesse.

 
Pour suivre la séance sur Zoom :
ID de réunion: 812 5128 2035
Code secret: 362176
 
31/03/2026

Séance du séminaire Épigraphie grecque et latine
Présentation par Madalina Dana (Lyon 3, Laboratoire Hisoma)
- mardi 10 mars 2026 - de 17h à 19h - salle Reinach - MOM - entrée par l'Université de Lyon2 - 86 rue Pasteur - Lyon 7e
- lien de connexion ZOOM ( ID Réunion :  955 7481 9406 / code : r5w1KG )
- programme 2025-2026

Les mobilités des enseignants dans le monde grec : révision de deux épigrammes funéraires du Pont-Euxin

La séance sera consacrée à la révision de deux épigrammes funéraires du Pont-Euxin gravées pour des enseignants à époque romaine impériale, l’une de Panticapée, la capitale du royaume du Bosphore, l’autre de Byzance, cité plus connue située à l’entrée du Pont. Il s’agit de revenir notamment sur les lectures et les interprétations des tournures poétiques que présentent ces deux inscriptions à la lumière des parallèles et des lieux communs que l’on retrouve dans le monde grec. De ces nouvelles interprétations sortent non seulement des histoires de vie revisitées, mais aussi des trajectoires professionnelles pour lesquelles la mobilité était une donnée essentielle.

Légende image : Épigramme funéraire de Pharnakès de Sinope, Ier s. apr. J.-C. (photo d’après CIRB, Album 129)