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Date
17/06/2026
La sixième et dernière séance du séminaire de philosophie antique Problèma aura lieu le mercredi 17 juin 2026 à 17h, en distanciel.
 
Nous aurons le plaisir d’accueillir Chiara Lalli (Université Catholique de Louvain), qui présentera une communication intitulée :

 
« Repenser la Voluptas cicéronienne : entre polémique romaine et profondeur philosophique »
 
Répondante : Sabine Luciani (Aix-Marseille Université - TDMAM).
 
Résumé
L’objectif de cette contribution est de réexaminer l’attitude de Cicéron face à l’hédonisme épicurien dans les De Finibus I–II, en soutenant que sa critique de la voluptas doit être comprise comme une contestation philosophiquement significative de la cohérence interne du système épicurien. En effet, l’opposition de Cicéron à Épicure est souvent expliquée par la prétendue incompatibilité entre l’austère mos maiorum et la quête grecque du plaisir. Mais cette interprétation simplifie à l’excès le débat. Loin d’être ignorant ou de mauvaise foi, Cicéron connaissait parfaitement l’épicurisme et, dans le De Finibus, le traite avec un sérieux qui dépasse les préjugés culturels. Ses critiques, je le soutiens, mettent en lumière de réelles tensions au sein de la conception épicurienne du plaisir, en particulier la distinction entre les plaisirs in motu (cinétiques) et les plaisirs in stabilitate (catastématiques).
Cicéron reconnaît qu’Épicure n’identifiait pas le souverain bien à des jouissances vulgaires ou excessives du corps, mais à l’absence de douleur corporelle et psychique (aponia et ataraxia). Il s’interroge toutefois sur la légitimité d’appeler un tel état « plaisir ». Pour Cicéron, la phénoménologie même du plaisir implique une stimulation sensible, quelque chose d’éprouvé comme agréablement positif. Si le plaisir catastématique n’est qu’absence de douleur, il risque de se réduire à un état neutre, privé de la qualité expérientielle qui rend le plaisir reconnaissable comme tel. Ainsi, selon Cicéron, Épicure oscille entre deux conceptions du plaisir : la jouissance immédiatement perceptible, telle qu’elle est reconnue par l’enfant, et l’état de tranquillité rationnellement médiatisé, recherché par l’adulte.
Le cœur de l’objection cicéronienne réside précisément dans cette oscillation. Torquatus insiste sur le fait que les deux formes de plaisir relèvent d’une même catégorie, en invoquant la variatio — l’idée selon laquelle le plaisir peut varier sans croître en intensité. Mais Cicéron n’est pas convaincu : ou bien le plaisir est stimulation sensible, et alors Épicure échoue à justifier l’exclusion du plaisir cinétique du summum bonum ; ou bien le plaisir se réduit à la simple absence de douleur, et dans ce cas la position épicurienne rejoint celle d’Hiéronyme de Rhodes, qui identifiait le souverain bien à l’état de non-souffrance (non dolere), voire celle des Cyrénaïques, qui poursuivaient le plaisir cinétique. Dans l’un ou l’autre scénario, conclut Cicéron, la prétention d’Épicure à l’originalité se trouve compromise.
Ainsi, la traduction de hedone par voluptas fait également partie de la stratégie cicéronienne, qui cherche à souligner la tension entre la redéfinition épicurienne du plaisir et les intuitions communes qui le rattachent aux sens. En effet, l’Arpinate tend à employer voluptas en n’exploitant que sa connotation sensuelle et péjorative.
Que Cicéron ait raison ou non, sa critique reste néanmoins précieuse en ce qu’elle met en évidence une transition implicite au sein de la pensée épicurienne : celle qui mène des plaisirs sensibles, propres à l’enfance, à la tranquillité rationnellement, médiatisée de l’âge adulte. La reconnaissance de cette trajectoire développementale rapproche ainsi l’épicurisme d’autres systèmes hellénistiques, tels que le stoïcisme, où les impulsions naturelles primitives se transforment en fins rationnellement structurées.
 
Pour suivre la séance sur Zoom :
ID de réunion: 812 5128 2035
Code secret: 362176
 
17/06/2026

Journée d'étude organisée par Catherine Broc-Schmezer et Victor Bou Tanos (Univ. Lyon 3, HiSoMA).

17 juin 2026, 9h30-17h, Institut des Sources Chrétiennes, 22 rue Sala, 69002 Lyon.

Programme (.pdf)

Image : Manuscrit chrysostomien Laurentianus plut. 8. 2 (f. 150v)

16/06/2026

Séminaire « Nommer les hommes dans les Mondes Anciens »

Mardi 16 juin 2026, 17h-19h

Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Salle Reinach, 7 rue Raulin Lyon 7e, 4e étage

Des noms, des silhouettes, des cultures : onomastique et esquisse de prosopographie d’une population à partir des graffiti du couloir des théâtres de Pompéi (VIII, 7, 20)

Louis Autin (Sorbonne Université/IUF, UR 4081 Rome et ses Renaissances)

Marie-Adeline Le Guennec (Université du Québec à Montréal, département d’Histoire)

Le « couloir des théâtres » de Pompéi, espace long de 27 m et large de 3 m environ desservant les deux théâtres de la cité campanienne, conserve sur ses deux parois un corpus exceptionnel et bien connu de près de 300 graffiti antiques figurés et textuels, pour la plupart encore visibles in situ. Le projet « Bruits de couloir » (coord. L. Autin, M.-A. Le Guennec, É. Letellier-Taillefer) a pour objectif d’en proposer une relecture globale et une analyse sensible à la spatialisation des inscriptions et aux liens multiples qui les unissent, pour dépasser la logique de catalogue qui a prévalu dans les éditions précédentes de ces inscriptions (notamment CIL IV et ses suppléments, ouvrage de M. Langner sur les dessins incisés) ; le projet a également permis de compléter la connaissance de ces documents, en mettant au jour 79 inédits. Après une présentation générale du projet, de notre méthodologie et de la plateforme électronique de relevé et d’édition qui permettra la diffusion de nos données au sein de la communauté scientifique, nous proposerons une réflexion spécifique sur les noms qui figurent dans ce corpus (en particulier dans les 130 textes qu’il compte, parmi lesquels 32 inédits). Dans ces graffiti, on peut identifier 83 séquences onomastiques individuelles et plus ponctuellement collectives, auxquelles s’ajoutent 30 identifications plus hypothétiques. L’analyse prosopographique est, comme souvent pour les graffiti, rendue complexe par la réduction fréquente de la séquence au seul (cog)nomen, mais nous proposerons, en prenant appui sur l’onomastique, des bilans prudents sur les identités (genre, origine) et les statuts (servile/civique) que l’on peut hypothétiser à partir de ces inscriptions. Enfin, nous élargirons la réflexion par deux analyses complémentaires : d’une part, la relation (à interroger) entre certains de ces noms et des représentations figurées anthropomorphiques parfois interprétées comme des portraits ou des caricatures ; d’autre part, la ou les culture(s) des usagers du couloir, que l’on peut reconstruire à partir d’indices divers (maîtrise de la langue, références culturelles…) et qui complète l’approche prosopographique.

Légende image : Vue du couloir des théâtres de Pompéi depuis la rue de Stabies, ©️ Bruits de couloir, 2025.

10/06/2026
Séance du séminaire des doctorants du laboratoire.
 
Mercredi 10 juin de 15h à 18h
Chaque rencontre se déroulera en mode hybride (en présentiel : salle Reinach de la MOM).
 
  • Virginie Gibert et Thomas Bardin : Le financement de la recherche doctorale et post-doctorale
  • Inès Burri : Valoriser son parcours doctoral : des humanités numériques aux carrières de la recherche
Les séances seront toutes construites en deux temps (et autour d'un café) : d'abord des interventions de doctorants du laboratoire, puis des échanges de pratiques autour des problématiques liées au déroulement du doctorat.
 
10/06/2026

Colloque : Métal qui soigne, métal qui tue. 
La place des métaux dans  la pharmacologie ancienne (Grèce, Rome, Egypte)

10 et 11 juin 2026, MILC (salle 308), 35 Rue Raulin, 69007 Lyon

Co-organisé par Anne Fraisse et Isabelle Boehm (Univ. Lyon 2, HiSoMA)

Les métaux, largement employés dans le domaine de la pharmacologie, sont à la fois à l’origine de graves intoxications et dotés de remarquables propriétés thérapeutiques, bien connues déjà dans l’Antiquité. Le colloque est consacré aux emplois des métaux dans les préparations pharmacologiques du monde gréco-romain et de l’Egypte ancienne, avec leurs prolongements à l’époque médiévale. Il bénéficiera aussi, dans une perspective résolument interdisciplinaire et expérimentale, de l’éclairage de la pharmacologie moderne.
Quelle est l’importance des métaux dans les traités de pharmacologie galénique, fondamentaux dans l’histoire de la pharmacie ? Comment utilisait-on, dans l’Egypte ancienne, un métal aussi toxique que le cuivre, notamment dans les collyres, usage également bien attesté en oculistique romaine et dans la médecine arabe de l’époque médiévale ? Peut-on considérer le ‘bleu indigo’ comme un ‘métal’  médicinal ? Dans quelle mesure les recettes de l’Antiquité et du Moyen Age peuvent-elles ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques?
Autant de questions auxquelles répondront Sylvie Donnat (spécialiste de médecine de l’Egypte ancienne) Matteo Martelli et Caterina Manco (spécialistes des traités pharmacologiques galéniques), Divna Stevanovic-Soleil (spécialiste de médecine hippocratique et impériale), Muriel Labonnelie-Pardon (spécialiste d’oculistique romaine), Valérie Gitton (spécialiste de médecine vétérinaire de l’époque romaine), Laurence Totelin (historienne spécialiste d’histoire de la médecine gréco-romaine), Véronique Pitchon (spécialiste de médecine médiévale arabe); Pierre Fechter, (microbiologiste).
 

Résumés des interventions (.pdf)

09/06/2026

Dixième séance du séminaire d’épigraphie grecque et latine du laboratoire Hisoma aura lieu

Mardi 9 juin 2026 à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, 7 rue Raulin, Lyon 7, en salle Reinach, de 17h à 19h. À cette occasion, Nicolas Laubry (Université Paris-Est Créteil, CRHEC) présentera la communication suivante : “De l’eau pour les fabri : à propos d’une fistula aquaria d’Antium”.

Initié en 2022, le projet international et pluridisciplinaire Fistulae (ANR-22-CE27-0019) a pour finalité de poser de nouveaux jalons pour notre connaissance du marché du plomb à l’époque romaine. Reposant sur l’analyse croisée des données archéologiques, épigraphiques et archéométriques, il vise tout particulièrement à mieux caractériser l’ensemble de la chaîne d’approvisionement et de production des conduites d’eau en plomb, en Gaule du Sud et dans plusieurs régions de l’Italie. Il donne aussi l’occasion de réexaminer de manière plus ponctuelle certains documents. En marge du projet, la présente intervention reviendra sur une fistula d’Antium mentionnant un collège de fabri, qui est un document rare dans le corpus actuellement connu des marques épigraphiques sur les tuyaux de plomb. Après l’avoir replacé dans le contexte local de la colonie maritime de citoyens romains, son étude permettra d’esquisser quelques réflexions sur le statut des associations dans le contexte civique voire sur leur inscription dans l’espace urbain.

- Lien zoom  
- programme 2025-2026

Légende : Les ruines d’Antium d’après G. Volpi, Vetus Latium profanum, 3, De Antiatibus et Norbanis, Padoue, 1726, pl. 1 

09/06/2026

Séance du séminaire Épigraphie grecque et latine
Présentation par Nicolas Laubry (Université Paris-Est Créteil, CRHEC)
- mardi 9 juin 2026 - de 17h à 19h - salle Reinach - MOM - entrée par l'Université de Lyon2 - 86 rue Pasteur - Lyon 7e
- lien de connexion Rendez-Vous
- programme 2025-2026

Initié en 2022, le projet international et pluridisciplinaire Fistulae (ANR-22-CE27-0019) a pour finalité de poser de nouveaux jalons pour notre connaissance du marché du plomb à l’époque romaine. Reposant sur l’analyse croisée des données archéologiques, épigraphiques et archéométriques, il vise tout particulièrement à mieux caractériser l’ensemble de la chaîne d’approvisionement et de production des conduites d’eau en plomb, en Gaule du Sud et dans plusieurs régions de l’Italie. Il donne aussi l’occasion de réexaminer de manière plus ponctuelle certains documents. En marge du projet, la présente intervention reviendra sur une fistula d’Antium mentionnant un collège de fabri, qui est un document rare dans le corpus actuellement connu des marques épigraphiques sur les tuyaux de plomb. Après l’avoir replacé dans le contexte local de la colonie maritime de citoyens romains, son étude permettra d’esquisser quelques réflexions sur le statut des associations dans le contexte civique voire sur leur inscription dans l’espace urbain.

29/05/2026
Vendredi 29 mai 2026, de 14h30 à 17h30, en salle Reinach et en visioconférence (pour obtenir le lien écrire à anna.cannavo@mom.fr)

Intervenant : Airton Pollini (Université de Tours – CeTHiS)
Répondante : Madalina Dana (Université Jean Moulin Lyon 3)

Titre : Réflexions sur les frontières des colonies grecques d’Italie du Sud
 
Résumé : Les colonies d’Italie méridionale constituent l’un des meilleurs contextes pour étudier l’organisation des espaces des cités grecques, tant urbains que ruraux. La question de la frontière est ainsi un sujet qui permet d’analyser différents défis auxquels les colons grecs ont été confrontés. Quelle pouvait être la conception de la délimitation des terres par les Grecs dans un contexte colonial ? Quelles sont les sources à notre disposition pour appréhender les limites de l’occupation des territoires civiques ? De quelle façon les sources écrites peuvent nous renseigner sur la perception des campagnes ? Comment interpréter les vestiges matériels découverts dans les confins, dans les zones éloignées du centre urbain ? Compte tenu de la rareté de sources, il est impossible de proposer des réponses définitives. En revanche, à partir des cas d’étude provenant de cités grecques d’Italie méridionale, ces différentes questions orientent les réflexions qui peuvent faire avancer nos connaissances et faire évoluer les interprétations.
 
27/05/2026

La cinquième séance du séminaire de philosophie antique Problèma aura lieu ce mercredi 27 mai 2026 à 17h, en distanciel.

Nous aurons le plaisir d'accueillir Camille Marrou (Rome et ses renaissances–Sorbonne Université), qui présentera une communication intitulée :

« LA LETTRE 120 DE SÉNÈQUE, UNE TENTATIVE DE ROMANISATION DE LA VERTU STOÏCIENNE 

Répondante : Christelle Veillard (Maîtresse de Conférences HDR, Université Paris Nanterre ) 

Résumé : La 120ème Lettre à Lucilius traite, fait exceptionnel chez Sénèque, d’une question épistémologique : l’émergence de la notion commune de Bien. L’explication de Sénèque est une des plus détaillées qui nous aient été conservées; pour autant, la lettre reste difficile à interpréter. Inwood, par exemple, termine son commentaire en suggérant que l’argumentation sénéquienne reste insuffisante.Je souhaiterais soumettre la complexité de cette lettre à discussion dans le cadre du séminaire Problèma. Pour ce faire, je voudrais (1) résumer les principaux problèmes soulevés par Ep. 120, puis (2) développer une perspective consistant à l’appréhender comme une tentative de romanisation des débats hellénistiques autour de l’émergence de la vertu.(1) Sénèque soutient que la vertu est perçue par analogie (principalement, analogie du corps à l’âme). L’analogie était effectivement un des processus mentaux retenus par les Stoïciens pour la formation des concepts (Sextus Empiricus AM 3, 40-2 ; 8, 56-60 ; 9, 363-6 ; 11, 250-2, Diogène Laërce 7, 52-53), plusieurs types d’analogies étaient même décrits. Les parallèles ne livrent pourtant pas une vision claire de la manière dont l’analogie peut mener à la formation du concept de bien, pour deux raisons : (a) il existe des divergences entre les textes sur le type d’analogie en question, comme le montre la comparaison avec Cicéron, Fin. 3, 33-34 ; (b) il est difficile de saisir comment l’analogie peut mener à la conception d’une perfection morale, puisqu’il n’existe pas de perfection physique. Sénèque semble, toutefois, soutenir que l’esprit humain est conformé de manière à exagérer les bonnes actions de sorte à en tirer l’idée d’un caractère parfait ; une position compatible avec ce que Scott appelle «l’innéisme dispositionnel» du Portique. Une telle interprétation est cependant paradoxale, car elle suggère que les représentations à partir desquelles on arrive à la conception de la vertu sont fausses (exagérées) mais convaincantes (font écho à des prédispositions mentales). (2) Ces représentations sont, pour Sénèque, clairement situées dans une tradition d’exempla romains, tels Horatius Cocles et Fabricius, mentionnés dans la lettre. En un sens, la mention de ces figures est nocive à l’argumentation, car elle signifie que le concept de Bien doit être appréhendé à partir d’actions imparfaites et transmises par l’intermédiaire d’une tradition elle-même façonnée par des humains imparfaits. Pour autant, j’estime que la mention de tels héros nationaux révèle une dimension centrale de la lettre, à savoir le désir de répondre à la question de l’émergence mentale de la vertu en termes strictement romains. Symboliquement, le fait que le concept principal de la lettre soit un mot grec (analogia) dont Sénèque défend l’usage au nom du fait qu’il a reçu « le droit de citoyenneté » (ciuitate donauerint, Ep. 120, 4) est révélateur de ce projet. Je suggérerai que les termes employés par Sénèque pour désigner le concept de bien (species, notitia et surtout imago, qui désigne l’image, l’écho, la reproduction et le masque funéraire) sont eux aussi cohérents avec cette entreprise de romanisation.

Pour suivre la séance sur Zoom :

Lien : https://us06web.zoom.us/j/81251282035?pwd=e3RmuwJejkqKUHnPB9VFYbZr9Z5vLY.1 

ID de réunion: 812 5128 2035

Code secret: 362176 

 

Programme annuel 

19/05/2026

La quatrième édition des Rencontres byzantines autour de la thématique "Territoires vécus, territoires gouvernés : l’espace byzantin et médiéval en perspective"  aura lieu à Athènes (Ecole française d’Athènes) le 19 mai 2026.

Cette journée est co-organisée par l’Ecole française d’Athènes (Elli-Evangelia Bia, Simon Hasdenteufel), l’Institut de recherches d’historiques de l’EIE (Kostis Smyrlis, Nikos Tsivikis) et le CNRS (Anna Lampadaridi, HiSoMA UMR 5189, Sources Chrétiennes).

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