Séance du séminaire Épigraphie grecque et latine
Présentation par Charles Doyen (Université catholique de Louvain)
mardi 10 mars 2026 - de 17h à 19h - salle Reinach - MOM - entrée par l'Université de Lyon2 - 86 rue Pasteur - Lyon 7e.
Dans les (petits) papiers d’Henri Seyrig : poids antiques de Syrie et de Phénicie
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La préparation d’un volume des Inscriptions grecques et latines de la Syrie (IGLS) consacré aux poids antiques amène à étudier les riches archives scientifiques d’Henri Seyrig (1895-1973), conservées à la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel et à la Bibliothèque nationale de France. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, après sa réinstallation au Liban comme premier directeur de l’Institut français d’archéologie de Beyrouth, Henri Seyrig reprit à son compte le projet de publication d’un corpus des « Poids antiques de la Syrie et de la Phénicie sous la domination grecque et romaine », déjà initié par le R. P. René Mouterde dès 1929. En 1949, il fit paraître dans le Bulletin du Musée de Beyrouth une première partie de ce corpus, comptant 70 poids de Séleucide et de Piérie, ainsi qu’un poids de Cyrrhestique. Tout au long de sa carrière, il prépara le reste du corpus, qui devait contenir les poids syriens incertains, les poids royaux et les poids phéniciens. Bien que ce projet n’ait jamais abouti, les archives scientifiques d’Henri Seyrig permettent de retracer les différentes étapes de son travail. Dès 1956 ou 1957, Henri Seyrig avait rédigé une première version de la deuxième partie du corpus. En 1967 ou 1968, il mit à jour la première partie du recueil en y incluant les poids syriens apparus sur le marché des antiquités depuis 1949. À sa mort, en 1973, il avait compilé un corpus de plus de 500 objets. Outre leur intérêt scientifique évident, les archives d’Henri Seyrig constituent également notre seule source documentaire permettant de reconstituer la riche collection de poids syriens et phéniciens conservée au Musée national de Beyrouth jusqu’à la guerre civile libanaise. Pillée pendant le conflit, cette collection de plus de 230 poids est aujourd’hui dispersée sur le marché des antiquités et dans des collections privées.
Image : Portrait d’Henri Seyrig en 1954 (photo Maryette Charlton © Photothèque de l’Ifpo)