- Lucie Michel : Communauté cultuelle, communauté politique ? Le cas de l'exclusion de Promatheus à Atrax, Thessalie (I. Atrax n°1)
- Victor Bou Tanos : Les homélies de Jean Chrysostome sur l'épître de saint Paul aux Ephésiens, un projet d'édition, traduction et commentaire en lien avec les Sources chrétiennes
- Clément Venton : Matière première, adaptation et réutilisation: la construction en terre sur le site de Plinthine (Égypte)
- Temps d’accueil des masterants en M2 suivi d’un temps d’échange entre doctorants sur les besoins liés à la thèse
Archives
Nous aurons le plaisir d'entendre Camille Semenzato (Université de Neuchâtel) pour une communication intitulée « Les Muses, des ghostwriters?"
Intervenante : Vittoria Dozza (Université de Bologne, boursière HiSoMA 2026)
Résumé : The presentation aims to analyze the epigraphic dossier SGO 03/02/38, originating from Ephesus and dated to 170 CE. It consists of three metrical inscriptions concerning Tullia, prytanis of the city: a prayer to Hestia and the gods, asking that she be granted offspring in return for the exemplary fulfillment of her eponymous magistracy; a prayer to Hestia and Artemis, mentioning the generous benefactions contributed by the woman during her office; and finally, a fragmentary epigram honoring Tullia for the performance of the prytany, for her benefactions – possibly alluding to the funding of the baths of one of the Ephesian gymnasia – and for her “works of the Muses,” the meaning of which remains debated.
The analysis of these texts contributes to a fuller understanding of the public role of women in imperial Ephesus, highlights the relationship between female prominence and epigraphic writing, and ultimately brings to light some little-known examples of Greek literary production of the time.
Séminaire « Nommer les hommes dans les Mondes Anciens »
Mardi 17 mars 2026, 17h-19h
Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Salle Reinach, 7 rue Raulin Lyon 7e, 4e étage
Berufsnamen : du nom donné au nom de métier
Madalina Dana (Université Jean Moulin Lyon 3 / HiSoMA)
Cette communication s’intéresse à l’emploi socioculturel des noms et aux renseignements qu’un nom est susceptible de nous fournir d’emblée sur son porteur, au prisme d’un concept cher à Louis Robert et Olivier Masson d’« histoire par les noms ». Les noms de métier sont des « noms de plume », mais aussi des « noms de scalpel », des « noms de ciseau » ou des « noms de scène », si l’on les applique aux médecins, aux sculpteurs ou aux acteurs. Il s’agit de cette catégorie qui l’allemand exprime si bien par Berufsnamen et le latin par nomina artis ou nomina ex arte, autrement dit, des noms « professionnels », qui par leur adéquation à la profession de leurs porteurs nous apparaissent le plus souvent comme des surnoms adoptés à l’âge adulte ou même des sobriquets. Sans exclure cette possibilité, ces noms seraient, dans la majorité des cas, significatifs de toute une histoire familiale de leurs porteurs et donc donnés à la naissance. Ils illustrent à la fois une sorte de « déterminisme social » de certains professionnels de l’Antiquité, ainsi que les aspirations et les espoirs des parents qui souhaitent ainsi prolonger ou entretenir une tradition familiale.
Légende de l’image : Stèle de l’archiatros Asclepiadès d’Odessos, troisième quart du iie s. ap. J.-C. Musée de Varna (Bulgarie). Cliché : Madalina Dana.
Séance du séminaire Épigraphie grecque et latine
Présentation par Florian Réveilhac (CNRS, Laboratoire Hisoma)
- mardi 10 mars 2026 - de 17h à 19h - salle Reinach - MOM - entrée par l'Université de Lyon2 - 86 rue Pasteur - Lyon 7e
- lien de connexion ZOOM ( ID Réunion : 955 7481 9406 / code : r5w1KG )
- programme 2025-2026
Tyriôsè dans sa grotte : sur la piste d’une déesse de Pisidie
Des grottes-sanctuaires de la région de Kremna, en Pisidie Centrale, ont livré des dédicaces grecques rupestres datant des IIe et IIIe siècles apr. J.-C. et adressées à une divinité locale nommée Τυριωση. Ces documents rappellent les inscriptions votives d’autres grottes de Pisidie qui concernent des déesses mères comme Métèr Oreia à Karain. Mais Tyriôsè reste une figure énigmatique : ses fonctions et les modalités de son culte nous échappent presque totalement. Le séminaire donnera donc l’occasion de confronter une analyse linguistique du théonyme à des données iconographiques régionales, afin d’apporter un éclairage sur cette divinité qui pourrait bien être l’avatar d’une déesse anatolienne du monde sauvage. On s’interrogera ainsi sur le destin et la réinterprétation d’une divinité locale à l’époque romaine.
Vendredi 6 mars 2026, 10h-17h - Musée Lugdunum, salle de conférence
Le projet scientifique TABVLA s’inscrit dans une dynamique de recherche collective à l’approche des 500 ans de la redécouverte de la Table Claudienne (1528–2028). Le séminaire a permis d’exposer les grandes lignes du projet, en présentant d’abord son origine, ses fondements scientifiques et ses objectifs généraux, puis en détaillant la méthodologie et les problématiques qui structurent l’entreprise. Loin de se limiter à une simple célébration commémorative, le projet s’attache à interroger cet objet exceptionnel dans toutes ses dimensions : archéologique, historique, politique, littéraire et mémorielle à l’échelle de l’Antiquité comme de ses réceptions modernes, en lien avec l’enseignement et la valorisation patrimoniale.
La matinée est ouverte au public (en présentiel ou visioconférence)
Programme complet et inscription (obligatoire avant le 28 février) : https://www.univ-lyon2.fr/recherche/agenda-scientifique/tabvla20260306 / https://facdeshumanites.univ-lyon3.fr/la-table-claudienne-500-ans-apres-sa-decouverte
ORGANISATION
Aldo Borlenghi (univ. Lyon 2, ArAr), Patrice Faure (univ. Lyon 3, HiSoMA), Romain Loriol (univ. Lyon 3, HiSoMA), Pierre-Jean Souriac (univ. Lyon 3, LARHRA)
Présentation intégrale du projet : https://www.hisoma.mom.fr/recherche-et-activites/2021-2025/c1-lugdunum/tabvla
Intervenante : Laurianne Martinez-Sève (Délégation Archéologique Française en Afghanistan)
Résumé : La ville d’Aï Khanoum, située dans le nord-est de l’Afghanistan, à la frontière avec le Tadjikistan, constitue l’une des grandes découvertes de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan. Les fouilles conduites entre 1965 et 1978 sous la direction de Paul Bernard, ont révélé un ensemble de monuments de grande ampleur façonnés par de nombreuses interactions culturelles. La ville fut considérée et est encore souvent pensée comme une colonie, dont les premiers habitants, originaires du monde grec, exploitèrent le milieu local et s’intégrèrent à la région.
L’objet du séminaire sera de montrer, à partir de plusieurs exemples, qu’il est plus satisfaisant de l’interpréter comme une ville royale, incarnant par ces monuments le prestige et la puissance du pouvoir royal séleucide et gréco-bactrien.
Programme annuel du séminaire
Vendredi 27 février, de 10h à 12h, en salle Reinach, sur la thématique "Croiser les regards: textes antiques et pluridisciplinarité".
Nous aurons le plaisir d'entendre Pascale Paré-Rey (Université Jean Moulin Lyon 3) pour une communication intitulée :
Séminaire « Nommer les hommes dans les Mondes Anciens »
Mardi 24 février 2026, 17h-19h
Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Salle Reinach, 7 rue Raulin Lyon 7e, 4e étage
Praesaga cognomina : pour une poétique des noms propres dans les Silvae de Stace
Francesco Grotto (Scuola Normale Superiore, Pise)
Sous le titre Silvae sont réunis trente-deux poèmes de circonstance que Stace composa pour ses amis et ses mécènes sous le principat de Domitien. Ces « impromptus » manifestent une attention particulière aux potentialités expressives des noms propres des destinataires. Cette intervention propose quelques premiers jalons pour dégager les contours d’une véritable poétique des noms propres comme principe constitutif de l’écriture stacienne. Dans les Silvae, les anthroponymes sont envisagés comme des matrices poétiques, capables de générer des images, des motifs et des structures utilisées à des fins encomiastiques, en tirant parti des ressources de l’étymologie et, parfois, de l’homonymie. Stace met en valeur non seulement les potentialités littéraires des noms, mais aussi leurs implications sociales et culturelles. Dans le contexte de l’époque flavienne, marqué par l’ascension d’une nouvelle élite, souvent provinciale et dépourvue d’ancêtres illustres, célébrer le nom des destinataires revient également à consacrer leur appartenance à la culture dominante. Une attention particulière sera accordée aux dynamiques du bilinguisme gréco-latin, trait constitutif de l’identité artistique de Stace et de celle de ses destinataires cultivés, ainsi qu’à la comparaison avec les stratégies onomastiques du contemporain Martial, dont les patrons et les destinataires coïncident souvent avec ceux de Stace.
Légende de l’image : Lucius Arruntius Stella. Fresque dans la « Salle des Géants » du Palazzo Liviano à Padoue, 1540