UMR 5189

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Laboratoire HISOMA

Histoire et Sources des Mondes Antiques

image oiseau MOM

Mission archéologique française de Coptos (Haute-Égypte)

La mission archéologique française de Coptos a été créée en 2002 à l’initiative de Laure Pantalacci, professeur d’égyptologie à l’université de Lyon 2, avec la collaboration de Claude Traunecker, professeur d’égyptologie à l’université de Strasbourg 2, et de Geneviève Galliano, conservateur des antiquités du Musée des beaux-arts de Lyon (MBAL) et organisatrice en 2000 à Lyon, d’une vaste exposition et d’un colloque international consacrés à cette capitale de Haute-Égypte.
 Depuis 2005, la mission est devenue une mission conjointe IFAO/Université Lyon 2, qui regroupe des chercheurs de l’IFAO et des doctorants de Lyon 2 pour des campagnes d’environ quatre semaines, en octobre-novembre.

Un site majeur d’Égypte

Coptos, dès l’époque prédynastique, a été un des points d'implantation humaine les plus favorables de la Haute-Égypte. Doté d’un bassin agricole significatif, ce port sur le Nil a été établi au débouché de l’une des principales pistes reliant la Vallée à la Mer Rouge, le Ouadi Hammamat, route qui permet également l’accès à des gisements minéraux très prisés des Anciens. Durant quatre millénaires, la ville a donc été un pôle économique florissant.

Le grand escalier du temple de Min
Le grand escalier du temple de Min © Mission de Coptos

L’exploration archéologique de Coptos

Malgré son énorme potentiel archéologique et malgré la préservation de l’agglomération antique sur une surface significative, les missions archéologiques à Coptos ont été rares : quelques passages de Maspero dans les années 1880, une longue campagne de Petrie en 1893-1894, deux saisons d’Ad. Reinach (1910-1911), heureusement secondé pendant une année par R. Weill, puis ponctuellement de brefs travaux américains, égyptiens et australiens, de portée limitée. 

Études de topographie urbaine

Une série de nettoyages, sondages et carottages ont été menés pour mieux comprendre le développement horizontal et vertical de la ville hellénistique et romaine. L’évolution du périmètre marqué par les enceintes successives est d’importance majeure dans cette étude. Autour de l’architecture monumentale encore très visible, l’étude de plusieurs constructions démantelées et zones d’activités artisanales vient compléter l’image de la Coptos romaine.

Coptos : plan topographique 2013
Plan topographique (2013) © Mission de Coptos/Damien Laisney

Travaux épigraphiques, archéologiques et muséographiques

Le projet se propose de collecter et enregistrer les informations livrées par le site, sous deux aspects :
1. Étude et publication de monuments conservés sur le site, principalement des restes de structures architecturales d’époque gréco-romaine ou copte. Depuis 2011, deux monuments hellénistiques dont l’existence était totalement inconnus ont été identifiés sur le site : le mammisi de Ptolémée IV et un petit sanctuaire de Ptolémée IX Sôter II, probablement dédié à Isis et à la triade coptite.
2. Constitution d’une base de données muséographique et bibliographique globale rassemblant les objets de provenance coptite conservés dans divers musées du monde (beaucoup sont à Lyon) et ceux qui sont encore sur le site (surtout des blocs de pierre épigraphiés provenant de la destruction de temples de diverses époques).

Liens utiles

La page de la mission sur le site de l’IFAO.
Article de synthèse en ligne : Laure Pantalacci, Coptos, in Willeke Wendrich (ed.), UCLA Encyclopedia of Egyptology, Los Angeles, CA, 2012.

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