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Lire entre les frappes. Surfrappes et politiques monétaires des royaumes chypriotes à l’époque classique
Séminaire Axe C - 16/10/2026

Vendredi 16 octobre 2026, de 14h30 à 17h30, en salle Reinach, MOM (entrée par le 86 rue Pasteur, 69007 Lyon) et en visioconférence (pour obtenir le lien de connexion, écrire à anna.cannavo@mom.fr

Séminaire Espaces, villes et sociétés (Axe C)

Intervenante : Evangéline Markou (Fondation Nationale de la Recherche Scientifique, Institut de Recherches Historiques, Athènes)
Répondante : Sabine Fourrier (CNRS / HiSoMA)

Résumé : L’étude récente des émissions monétaires des rois chypriotes de Kition et d’Idalion à l’époque classique, et en particulier celle des surfrappes, permet non seulement de mieux comprendre certains aspects de la politique monétaire des rois émetteurs, mais apporte également des éléments nouveaux pour la chronologie d’émissions frappées ailleurs, dans les royaumes voisins comme à l’étranger.
Les surfrappes – monnaies frappées sur un flan constitué par une monnaie déjà émise, qu’il s’agisse d’une émission antérieure du même royaume, d’une émission d’un royaume voisin ou d’une monnaie étrangère circulant dans l’île – conservent en effet les traces de frappes antérieures. La relation entre monnaie sous-jacente et surfrappe fournit ainsi un jalon chronologique solide. L’intérêt est d’autant plus grand lorsque ces témoignages permettent de préciser la chronologie de séries dont la datation demeure problématique, comme certaines émissions d’Athènes et d’Égine du Ve siècle av. J.-C., mais aussi celles d’autres royaumes chypriotes, pour lesquelles nous ne disposons souvent d’aucune documentation complémentaire susceptible d’en faciliter la datation. On essaiera de voir comment les monnaies surfrappées par les rois de Chypre – et tout particulièrement par Ozibaal de Kition – peuvent, de manière assez inattendue, nous renseigner sur la chronologie monétaire d’autres cités et royaumes. 

L’étude récente s’est également appuyée sur un grand nombre de monnaies de ce roi apparues ces dernières années dans les ventes aux enchères. Cette « circulation moderne » de la monnaie fera donc elle aussi partie de la discussion : elle permet d’observer l’évolution du marché actuel des antiquités, et plus particulièrement celui des monnaies chypriotes, tout en nous invitant à réfléchir aux moyens d’exploiter scientifiquement les informations ainsi accessibles et, dans le même temps, de contribuer à la documentation et à la protection des objets eux-mêmes.