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Laboratoire HISOMA

Histoire et Sources des Mondes Antiques

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IGLS

Le programme de recherche international des Inscriptions grecques et latines de la Syrie (IGLS) vise à l’édition du corpus des inscriptions grecques et latines de la Syrie antique, c’est-à-dire du Proche-Orient moderne, dans le cadre des territoires actuels de la République arabe syrienne, du Royaume hachémite de Jordanie et de la République libanaise. Piloté à Lyon par le laboratoire HiSoMA et publié à Beyrouth par l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo), il se fonde sur l’exploitation d’archives conservées à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée (MOM), fédération de recherche hébergée par l’Université Lumière Lyon 2, et sur des missions de terrain réalisées en Jordanie, au Liban et en Syrie, en collaboration étroite avec les directions des Antiquités de ces trois pays.

 

L’épigraphie grecque et latine au Proche-Orient

Épigraphie et histoire

Histoire des recherches

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L’épigraphie grecque et latine au Proche-Orient

Comme l’archéologie, avec laquelle elle a des rapports étroits, l’épigraphie est une discipline auxiliaire de l’histoire, ce qui signifie qu’elle traite d’une documentation qui constitue le socle des recherches historiques. Son objet est l’étude des inscriptions (epigraphai, en grec), les textes écrits sur des supports durables, à la différence des papyrus et des manuscrits. Si la plupart des textes connus dans les langues grecque et latine sont gravés sur la pierre, il existe d’autres supports (métal, bois, terre cuite, etc.) et les mosaïques inscrites sont particulièrement nombreuses au Proche-Orient. En revanche, les tablettes en terre crue, supports de l’écriture cunéiforme, disparaissent à l’époque hellénistique.

L’épigraphiste est à la fois un historien et un linguiste. Il s’agit pour lui non seulement de déchiffrer, de restituer (c’est-à-dire de proposer des compléments aux parties disparues) et de traduire des textes, mais aussi de les replacer dans leur contexte (chronologique, géographique, littéraire, etc.) et dans la série des textes qui leur sont apparentés. À la différence des sources littéraires, issues d’une tradition manuscrite souvent complexe (avec des copies de copies), l’inscription est généralement un document original. Elle constitue donc une source primaire, irremplaçable pour l’historien et pour l’archéologue.

Les inscriptions connues permettent d’aborder quinze siècles d’histoire du Proche-Orient depuis l’arrivée d’Alexandre le Grand. La majorité date des périodes romaine (Ier siècle av. J.-C.-IVe siècle apr. J.-C.) et protobyzantine (IVe-VIIe siècle apr. J.-C.), même si le nombre des textes de l’époque hellénistique (IIIe-Ier siècle av. J.-C.) n’est pas négligeable, tandis que l’usage du grec survit jusqu’au début de l’époque abbasside (VIIIe siècle apr. J.-C.), en particulier sur les mosaïques des églises. On trouve de nouveau quelques inscriptions grecques médiévales, aux Xe-XIIe siècles apr. J.-C., sur la côte syrienne, dans les régions concernées par ce qu’on nomme la Reconquête byzantine. Dans l’ensemble, les inscriptions grecques sont, de loin, les documents écrits les plus nombreux et les plus divers. Il n’y a pas de site important qui n’en ait livré au moins une ou deux, voire plusieurs centaines, comme Héliopolis (Baalbek), Tyr et Sidon au Liban, Gérasa en Jordanie, Apamée, Palmyre et Bostra en Syrie.

Les inscriptions latines sont nettement moins fréquentes. Elles apparaissent au Ier siècle apr. J.-C. et disparaissent presque totalement après le IVe siècle apr. J.-C. Hormis quelques villes comme Béryte (Beyrouth), où l’usage du latin était général, elles se rencontrent surtout sur des sites de garnisons.

L’état de la documentation disponible reflète en partie la situation linguistique du Proche-Orient. Pendant une longue période, le grec a été la langue officielle des monarchies hellénistiques, celle des Séleucides et des Lagides, les successeurs d’Alexandre le Grand, avant de se diffuser plus largement encore dans de nombreuses cités et localités sous l’Empire romain. Une partie de la population s’exprimait en grec au moins par écrit et a donc laissé des témoignages sur pierre dans cette langue. Sous l’Empire romain, le latin a également tenu un grand rôle, en particulier pour les textes officiels et dans certaines cités devenues précocement des colonies romaines (Béryte, Césarée maritime). Les inscriptions renseignent alors surtout sur ces cités, sur l’administration impériale et sur l’armée romaine.

À l’époque protobyzantine, l’abondance des inscriptions grecques dans les villages est un indice des progrès de l’hellénisme jusqu’à la fin de l’Antiquité, tandis que le latin tend à disparaître. Cependant, l’ensemble de la population ne se servait pas uniquement du grec et du latin. D’autres langues, surtout sémitiques, étaient parlées (sans aucun doute par la majorité de la population) et parfois écrites, mais elles restent minoritaires du point de vue épigraphique. Les inscriptions bilingues sont elles-mêmes un phénomène peu fréquent en Syrie et pratiquement inconnu avant l’époque romaine. Au Proche-Orient et dans l’Empire romain, il n’y a qu’à Palmyre que les deux langues d’usage local, l’araméen palmyrénien et le grec, sont utilisées concurremment dans les documents officiels aussi bien que privés.

Le cas de Palmyre rappelle que, parmi les langues utilisées au Proche-Orient à une époque où l’on grave surtout des textes en grec et en latin, la principale est l’araméen, dont les premières occurrences remontent au début du Ier millénaire av. J.-C. et dont les différents dialectes sont bien attestés à l’époque romaine (nabatéen au sud, palmyrénien dans la steppe et sur l’Euphrate, syriaque et hatréen en Mésopotamie). On trouve également des inscriptions phéniciennes (sur la côte et jusqu’à l’époque hellénistique), hébraïques et nord-arabiques (principalement safaïtiques, de la Palmyrène au nord de la péninsule Arabique). Enfin, les sources littéraires indiquent que d’autres langues (non sémitiques, tels l’arménien et le perse) et d’autres dialectes (de l’araméen et de l’arabe) étaient parlés.

Ce tableau, valable pour les trois premiers siècles de l’ère chrétienne, connaît quelques changements à la fin de l’Antiquité. L’époque protobyzantine est marquée par la raréfaction du latin, par l’émergence du syriaque, un dialecte araméen nord-mésopotamien, en Syrie du Nord, et par celle de l’araméen christo-palestinien, en Palestine et en Jordanie. C’est aussi la période où apparaissent les premiers textes en arabe classique, d’abord transcrits avec l’alphabet araméen (nabatéen), puis avec l’ancêtre de l’alphabet arabe actuel.

 

Épigraphie et histoire

Les sources littéraires grecques et latines sur le Proche-Orient sont parfois lacunaires ou parcellaires. Les inscriptions sont donc souvent les seuls documents écrits qui permettent d’écrire l’histoire de la région. Elles peuvent également offrir un utile contrepoint aux nombreuses découvertes archéologiques.

Par leur extrême diversité, les textes grecs et latins documentent l’histoire du Proche-Orient sous de nombreux aspects. Les inscriptions funéraires, qui constituent la grande majorité des textes connus, renseignent à la fois sur les coutumes, les relations familiales, la fonction, le métier et parfois la culture des défunts. Les textes officiels permettent d’étudier les institutions des cités, donnent le nom des magistrats ou des souverains et nous informent ainsi sur l’administration hellénistique, romaine et byzantine, sur la composition et les cantonnements de l’armée, sur l’identité et les pouvoirs des gouverneurs, sur les limites entre les différentes villes, provinces ou royaumes. Les constructions militaires, du fortin au rempart de cité, ou civiles, de la maison privée à la colonnade urbaine, ont, elles aussi, laissé de nombreuses traces épigraphiques utiles pour les caractériser et les dater.

Les bornes des propriétés ou des routes (milliaires) permettent de reconstituer l’histoire des territoires et des campagnes. L’étude des noms de personnes, souvent tirés de théonymes (noms divins), complètent aussi ce que nous apprennent les textes plus proprement religieux (dédicaces à des divinités, commémoration de constructions de temples ou d’églises) pour retracer l’histoire du paganisme et des différents monothéismes. Une bonne partie des inscriptions illustrent la pratique des offrandes, qu’il s’agisse des donations pieuses des fidèles ou de l’évergétisme des donateurs civiques. D’autres font écho à des événements plus lointains et aident parfois à les dater (ainsi de l’avènement de l’empereur Gordien III dans une inscription de Shaqqa) ou permettent de mesurer l’audience de décisions impériales majeures comme la réouverture des sanctuaires païens par l’empereur Julien en 362 (à Anz, par exemple). Enfin, la documentation épigraphique se signale au Proche-Orient par quelques textes exceptionnels, comme le Tarif de Palmyre, qui fixe les droits à payer sur les marchandises entrant dans la cité de Palmyre, la Carte de Madaba, qui figure les Lieux Saints du christianisme ancien ou la constitution de l’empereur Anastase, qui traite de l’organisation administrative de l’Orient byzantin et dont des exemplaires plus ou moins complets ont été découverts sur plusieurs sites de la Jordanie, de la Palestine et de la Syrie.

La confrontation des inscriptions des différentes régions du monde ancien permet de repérer des similitudes et des différences. On comprend l’intérêt d’un corpus général regroupant systématiquement la documentation proche-orientale et donnant aux chercheurs locaux comme à toute la communauté scientifique un outil de travail sûr, base de toute étude historique.

 

Histoire des recherches

Depuis près de deux siècles, des savants de diverses nationalités tentent de réunir l’ensemble des inscriptions grecques et latines connues. Les projets qui ont vu le jour privilégient généralement l’une ou l’autre des deux langues principales de l’Empire romain. Devant la multiplication des découvertes (on connaît actuellement plus d’un million de textes latins), on a eu souvent recours à l’élaboration de corpus régionaux, plus faciles à mener à bien. Dans ce contexte, le Proche-Orient a longtemps eu une place secondaire, car il était considéré comme une marge du monde classique, à la différence de l’Italie, de la Grèce ou de la côte occidentale de l’Asie Mineure. Ce n’est que très progressivement, grâce à des voyageurs et à des érudits, que l’on prit conscience de l’importance de l’Orient hellénisé, qui avait pourtant donné au monde hellénistique, puis à l’Empire romain, de grands noms de l’art ou de la littérature, avec le philosophe Poséidonios d’Apamée, le poète Méléagre de Gadara, l’architecte Apollodore de Damas et l’écrivain Lucien de Samosate, mais aussi des généraux et des empereurs, dont les membres de la dynastie de Septime Sévère ou encore Philippe l’Arabe.

Après les premières explorations des pionniers tels les voyageurs britanniques Henry Maundrell (1665-1701) et Alexander Drummond (mort en 1769), l’Allemand Ulrich Jasper Seetzen (1767-1811), le Suisse Johann Ludwig Burckhardt (1784-1817) ou l’Anglais William John Bankes (1786-1855) vinrent les entreprises plus ambitieuses des savants français Ernest Renan (1823-1892) et William Henry Waddington (1826-1894). Ces travaux furent bientôt complétés par une importante série de missions conduites en Syrie du Sud et dans l’actuelle Jordanie par Rudolf Ernst Brünnow et Adolf von Domaszewski (1897-1898) et par René Dussaud et Frédéric Macler (1899, 1901), dans l’ensemble de la région par l’Université de Princeton (1899-1900, 1904-1905, 1909), à Doura-Europos par l’Académie des inscriptions et belles lettres et l’Université de Yale (1922-1923, 1928-1936) ou encore à Palmyre à l’instigation d’Henri Seyrig (1895-1973), dans le cadre des activités du Service des Antiquités commun au Liban et à la Syrie, à l’époque mandataire (1920-1946), puis sous les auspices de la Direction Générale des Antiquités de Syrie, en collaboration avec l’Institut français d’archéologie de Beyrouth (après 1946).

Le programme des Inscriptions grecques et latines de la Syrie (IGLS) vise à systématiser et à pérenniser ces entreprises fondatrices. Sa genèse remonte à l’annonce faite au Congrès archéologique d’Athènes, en 1905, par Louis Jalabert (1877-1943), père jésuite de la Faculté orientale de Beyrouth, devenue l’Université Saint-Joseph. Il s’agissait de refondre l’ouvrage fondamental de William Henry Waddington, Inscriptions grecques et latines de la Syrie (Paris, 1870), qui rassemblait tous les textes connus de son temps. Le premier volume parut en 1929 et les recherches se poursuivirent dans les années suivantes. Parfois vieillis, les cinq premiers volumes, achevés par les soins du P. René Mouterde (1880-1961) avec des collaborateurs jésuites, sont en cours de refonte partielle.

Depuis les années 1960, les tomes parus répondent aux critères modernes des publications épigraphiques (texte, apparat critique, traduction, photographies et fac-similés, index). Les tomes à paraître compléteront la série qui englobe désormais non seulement les territoires de la République arabe syrienne et de la République libanaise, mais aussi celui du Royaume hachémite de Jordanie, pour lequel la sous-série spécifique des Inscriptions de la Jordanie (I. Jordanie = IGLS 21) a été créée dans les années 1970 à l’initiative de Jean Pouilloux, professeur à l’Université de Lyon, Adnan Hadidi, Directeur du Department of Antiquities, et Fawzi Zayadine, au Department of Antiquities. Le programme des IGLS prépare ainsi l’établissement du corpus des inscriptions grecques et latines de la Syrie au sens antique de ce toponyme, selon le souhait du P. Jalabert. Depuis peu, il contribue aussi à la mise en valeur du patrimoine épigraphique et monumental de la région par la préparation de catalogues épigraphiques des musées nationaux et régionaux. Établi en étroite collaboration avec les Directions des Antiquités des trois pays concernés (Jordanie, Liban, Syrie), il est confié au laboratoire HiSoMA et à l’Université Lumière Lyon 2. Sa direction est assurée par le directeur en titre d’HiSoMA. À cette entreprise fédérative participent des chercheurs de plusieurs universités et laboratoires de recherche, dont l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo), qui publie depuis l’origine les volumes des IGLS dans la Bibliothèque archéologique et historique (BAH).

 

Jordanie

La Jordanie est particulièrement riche en inscriptions grecques et latines. Beaucoup de monuments inscrits sont dispersés dans les villages et restent très menacées par les aménagements modernes. Les textes en grec les plus anciens datent du IIe siècle av. J.-C. (Gadara). Les plus récents appartiennent à l’époque omeyyade et au tout début de l’époque abbasside (VIIe-VIIIe s.). Un long texte, qui a été gravé sur un mur et dont les blocs dispersés sont remployés dans le Qasr al-Hallabat, en bordure de la steppe jordanienne, a particulièrement retenu l’attention des savants. Ces derniers, depuis le début du XXe siècle, s’efforcent d’en retrouver les fragments manquants et d’en reconstituer le puzzle. Ce document capital est une constitution de l’empereur Anastase destinée à réorganiser l’empire d’Orient à la fin du Ve siècle. De nombreuses bornes milliaires romaines qui jalonnaient les routes, des centaines d’inscriptions funéraires romaines et byzantines, des mosaïques inscrites fréquentes dans les églises byzantines, des textes officiels dans les cités de la Décapole sont une partie essentielle du patrimoine jordanien. Des découvertes récentes, comme celle du Tombeau du Fondateur à Bayt Ras (Capitolias), montrent l’importance et le potentiel des travaux actuels et à venir.

Le programme spécifique des Inscriptions de la Jordanie (= IGLS 21), actuellement placé sous la codirection de Pierre-Louis Gatier (CNRS, HiSoMA, Lyon) et de Nabil Bader (Université du Yarmouk, Irbid), est né dans les années 1970. Jean Pouilloux, professeur à l’Université de Lyon, Adnan Hadidi, Directeur du Department of Antiquities, et Fawzi Zayadine, au Department of Antiquities, ont alors organisé une coopération qui a déjà permis la publication de trois tomes du corpus (I. Jordanie 2, 4 et 5/1). Les travaux de terrain ont été relancés en 2013 avec le soutien financier d’appels d’offre annuels du CNRS. En 2017-2018, le Department of Antiquities a donné de nouveau son accord à l’équipe franco-jordanienne de l’Université du Yarmouk et du laboratoire HiSoMA pour poursuivre pendant quatre ans le programme des Inscriptions de la Jordanie (2018-2021).

Inscriptions de la Jordanie 1/1 : Jordanie du Nord-Ouest (Nabil Bader, Jean-Baptiste Yon)

La zone couverte par le volume consacré à la Jordanie du Nord-Ouest est située autour de la ville moderne d’Irbid. Assez montagneuse à l’ouest de la vallée du Jourdain, plus steppique à l’est d’Irbid, elle comporte plusieurs cités antiques, Gadara (Umm Qays), Abila (Qwaylba), Capitolias (Bayt Ras) et Pella (Tabaqat Fahil), qui faisaient partie de la Décapole. Les inscriptions vont de l’époque hellénistique à l’époque protobyzantine. Depuis 2013, chaque année, les missions de prospection se sont poursuivies. La seconde phase, entamée en 2018, consiste en une prospection systématique des villages et des zones rurales, prospection pour laquelle l’appui et l’accompagnement des institutions locales (Department of Antiquities, Université du Yarmouk à Irbid) est indispensable.

Inscriptions de la Jordanie 1/2 : Ajlun (Nabil Bader)

Le travail de terrain se poursuit dans la montagne de l’Ajlun.

Inscriptions de la Jordanie 1/3 : Jarash (Pierre-Louis Gatier)

Plusieurs missions ont été récemment menées sur le site de Jarash, qui a livré une quantité et une variété considérable de textes depuis la fin de l’époque hellénistique jusqu’à la conquête musulmane. C’est le site phare de l’épigraphie grecque et latine en Jordanie. L’antique cité de Gérasa de la Décapole continue de fournir des documents nouveaux.

Inscriptions de la Jordanie 2, Supplément : Jordanie centrale (Pierre-Louis Gatier)

Plusieurs missions ont été récemment menées en Jordanie centrale, dont la dernière en 2018.

Inscriptions de la Jordanie 5/2 : Jordanie du Nord-Est (Julien Aliquot, Nabil Bader)

Les prospections ont été relancées en 2013 dans le Nord-Est de la Jordanie. Effectuées en collaboration avec Nabil Bader (Université du Yarmouk) et avec les missions archéologiques jordaniennes et étrangères qui travaillent dans la région, elles sont désormais étendues à toute la steppe du nord-est de la Jordanie et concernent des sites ruraux et fortifiés d’époque romaine, protobyzantine et islamique établis aux confins méridionaux du territoire antique de Bostra, la capitale de la province romaine d’Arabie. Cinq missions ont eu lieu en 2015-2018. Parmi les inscriptions qui ont été relevées, les inédits sont nombreux, en particulier à Azraq, Hallabat, Mafraq et Rihab.

Inscriptions de la Jordanie 5/3 : La constitution d’Anastase au Qasr al-Hallabat (Denis Feissel)

Le volume consacré à la constitution de l’empereur Anastase est en cours d’achèvement. Le travail de Denis Feissel sur ce document majeur du Proche-Orient protobyzantin s’inscrit dans le cadre du programme archéologique international consacré à l’étude et à la mise en valeur du site de Qasr al-Hallabat, sous la direction d’Ignacio Arce (ancien directeur de la Mission archéologique espagnole en Jordanie) et de Thomas Maria Weber-Karyotakis (German Jordanian University).

Inscriptions de la Jordanie 4, Supplément : Pétra et la Jordanie méridionale (Maurice Sartre)

Une mission a été effectuée à l’automne 2014.

  

Liban

Quelques dossiers importants se distinguent au Liban, tels celui de la colonie romaine de Béryte (l’actuelle Beyrouth), exceptionnel par la place qu’y tient le latin, celui des monuments funéraires de Sidon (depuis les stèles de mercenaires hellénistiques jusqu’aux innombrables cippes de l’époque romaine), celui des dédicaces à la triade divine d’Héliopolis-Baalbek ou encore celui des inscriptions forestières latines du Mont Liban, qui rappellent encore aujourd’hui aux promeneurs dans la montagne libanaise que, sous le règne d’Hadrien, deux procurateurs romains ont été chargés de mener à bien la “délimitation des forêts” (definitio siluarum) dans les zones où l’empereur se réservait les profits tirés de l’exploitation des ressources forestières. De nombreuses bornes milliaires romaines qui jalonnaient les routes, des centaines d’inscriptions funéraires romaines et byzantines, des mosaïques inscrites fréquentes dans les églises byzantines, des textes officiels dans les cités côtières de la Phénicie sont une partie essentielle du patrimoine libanais.

Au Liban, le programme des IGLS est l’héritier direct des travaux pionniers des pères jésuites de la Faculté Orientale, devenue l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Les travaux conduits par le P. René Mouterde (1880-1961) et divers collaborateurs ont permis d’accumuler une importante documentation constituée de carnets de copies manuscrites, de photographies et d’estampages. Ces archives sont conservées à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée à Lyon et à la Bibliothèque Orientale de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Elles ont été complétées par de nouvelles prospections qui ont abouti à la parution de trois tomes du corpus (IGLS 6, 8/3 et 11). À la suite de la publication, par les soins de Julien Aliquot et de Jean-Baptiste Yon, des catalogues du Musée national de Beyrouth et du Musée de l’American University of Beirut (2016), deux nouveaux volumes sont actuellement en cours d’achèvement.

IGLS 8/1 : Beyrouth et sa région (Julien Aliquot)

Le tome IGLS 8/1 rassemble plus de quatre cents documents provenant de la capitale du Liban actuel et de son arrière-pays, avec le sanctuaire de Deir el-Qalaa, sur le versant maritime du Mont Liban. Fondé sur l’exploitation des archives du programme des IGLS, sur l’étude des collections épigraphiques des musées du Proche-Orient (Musée national de Beyrouth, musée de l’American University of Beirut) et d’Europe (Louvre) et sur les résultats de prospections épigraphiques conduites au Liban depuis 2008, il apporte des informations irremplaçables sur l’histoire de la cité antique de Béryte aux époques romaine et protobyzantine. Ce volume, publié simultanément en ligne et en accès libre, dans sa version électronique, et dans la Bibliothèque archéologique et historique de l’Institut français du Proche-Orient, dans sa version imprimée, sera le premier tome des IGLS a faire l’objet d’une édition numérique structurée selon les normes d’EpiDoc.

IGLS 8/2 : Byblos et le Liban-Nord (Jean-Baptiste Yon)

Le volume 8/2 est consacré à Byblos et au Liban-Nord, au nord du Nahr al-Kalb et à l’ouest de la ligne de crête du Mont Liban. Il rassemble les inscriptions des cités antiques d’Arca, Orthosie, Tripolis, Botrys, Byblos et de leur arrière-pays, avec une forte composante protobyzantine. Comme ailleurs, les épitaphes sont les plus nombreuses, mais on trouve également des dédicaces de monuments, dont des églises, et un ensemble important de textes religieux païens qui renseignent sur les cultes pratiqués dans la montagne libanaise dans l’Antiquité. On signalera aussi un autre exemplaire du fameux dossier de correspondance séleucide au nom d’Héliodôros, provenant de Byblos et semblable à celui de Marisa en Idumée. La publication en 2016 des catalogues du Musée national de Beyrouth et de l’American University of Beirut, ainsi que la préparation du catalogue des inscriptions du Musée du Louvre, ont utilement complété la documentation. La situation libanaise actuelle fait que certaines zones sont maintenant inaccessibles. Cependant, on peut considérer que le travail de terrain est à peu près achevé, hormis pour des découvertes ponctuelles. Le volume en est donc à l’étape de la rédaction, pour une publication à la fois imprimée aux Presses de l’Ifpo et numérique, selon la procédure mise au point pour IGLS 8/1.

  

Syrie

Les activités de terrain sont suspendues en Syrie depuis 2011. La publication des différents dossiers se poursuit toutefois sous la forme d’études ponctuelles et de nouveaux tomes du corpus, en particulier pour les volumes qui concernent la Syrie du Sud.

IGLS 4 et 7, Supplément : Syrie côtière (Julien Aliquot)

La deuxième édition du tome 4 des IGLS est consacrée au littoral et au versant maritime des montagnes côtières de la Syrie, depuis le Mont Casius (Jabal al-Aqra, à la frontière turque), au nord, jusqu’à la plaine du Akkar, au sud. Elle concerne les villes de Lattaquié, Jablé, Banias et Tartous. Julien Aliquot en assume la préparation depuis 2007. Contrairement au sud de la Syrie côtière, le nord de la région n’a fait l’objet d’aucune exploration systématique. Il paraît opportun de combler cette lacune en rééditant IGLS 4, publié sans photos en 1955 et très vieilli, et en complétant IGLS 7, paru en 1970. Toute la région requiert en effet une véritable prospection épigraphique, en collaboration avec les Départements des Antiquités de Lattaquié, Jablé et Tartous. Les campagnes de 2007-2010, complétées par la prospection archéologique de la vallée du Nahr al-Kabir du Nord, montrent que la Syrie côtière recèle de nombreux textes inédits (déjà 60 répertoriés) et qu’elle peut encore apporter des nouveautés, en particulier dans les villes de la côte (Laodicée-sur-mer, Gabala, Balanée, Arados) et sur les sites ruraux de la montagne (tels Mehelbé, Qadboun ou encore Hosn Souleiman-Baitokaikè). La prospection est complétée par l’étude des inscriptions grecques et latines du Musée national de Damas (250 textes) et des musées de Tartous et Lattaquié (70 textes), qui conservent une partie de la documentation régionale et pour lesquels des catalogues sont en cours de préparation.

IGLS 5, Supplément : Émésène (Jean-Claude Decourt)

Le tome 5 des IGLS, consacré à l’Émésène, c’est-à-dire à la région qui s’étend des premières pentes de la chaîne côtière, à l’ouest, au désert, à l’est, et qui comprend entre autres les villes actuelles de Homs (Émèse), Hama (Épiphanie), Restan (Aréthuse) et Salamiyeh (Salamias), date de 1959 et devait être entièrement refondu. Deux missions de prospection systématique, en 2006 et 2008, avaient permis de retrouver seulement 10 % environ de ce qui avait été jadis publié (sur un peu moins de 600 inscriptions lapidaires dans le volume) et d’en découvrir environ 120 nouvelles : la majorité des documents provient de la vallée de l’Oronte et de la zone sud-ouest qui correspond à ce qu’on appelle la Trouée de Homs. En 2009 et 2010, deux missions plus courtes ont permis de documenter d’autres inscriptions, inédites ou déjà connues, mais nécessitant d’être reprises, et désormais entrées dans les musées de Homs et de Hama ainsi qu’à la Maison archéologique de Qatna.

IGLS 12 : Damascène (Pierre-Louis Gatier)

La région couverte dans ce volume comprend Damas et sa région (ghouta et Antiliban, Damascène et Abilène) en incluant le Qalamoun, dont quelques sites avaient fait indûment partie jadis du tome 5 (Émésène). La prospection de la ville de Damas, de l’ensemble de la zone et de tous les sites (sauf un) a été achevée entre 2001 et 2010, en coopération avec Département des Antiquités de la Damascène. L’étude des inscriptions en provenance de la région et conservées au Musée national de Damas est achevée. L’un des aspects de l’épigraphie en Damascène est la grande rareté des textes latins et la plus grande rareté encore des textes de l’époque byzantine. Parmi les nouveautés, c’est surtout dans le domaine de la vie religieuse que les prospections épigraphiques autour de Damas enrichissent nos connaissances.

IGLS 13-16 : Hauran et Syrie du Sud (Annie Sartre-Fauriat et Maurice Sartre)

En 2009-2011, Annie Sartre-Fauriat a été accueillie en délégation CNRS par l’Ifpo à Damas afin de finaliser les tomes hauranais du corpus. Le travail a consisté à faire des explorations de terrain pour revoir certains textes et compléter la documentation photographique. À cette occasion, de nombreux inédits ont encore été découverts. Bien que la plaine de Déraa (Batanée) ait été interdite d’accès dès la mi-mars 2011, il a été possible de travailler sur le Léja (Trachôn) et dans le Jabal al-Arab (Auranitide) jusqu’au départ forcé de Damas à la fin du mois de juillet 2011. Les tomes 13/2 (Bostra et la plaine de la Nuqrah), 14 (Batanée) et 15 (Trachôn) ont paru entre 2011 et 2016. Annie Sartre-Fauriat et Maurice Sartre se consacrent désormais à la rédaction du tome 16, qui couvre l’ensemble du Jabal al-Arab et la frange désertique à l’est, ainsi que les textes hauranais de provenance inconnue.

IGLS 17 : Palmyre et Palmyrène (Jean-Baptiste Yon)

Le volume 1, qui concerne la ville de Palmyre, a été publié en 2012. Des prospections pour le volume 2 (Palmyrène et Tarif) ont eu lieu en 2009-2010.

  

Musées et collections du Proche-Orient et d’Europe

Liban

Deux projets parallèles, celui du Musée national de Beyrouth (564 inscriptions) et celui du musée de l’American University of Beirut (126 inscriptions), ont été menés à bien par Julien Aliquot et Jean-Baptiste Yon. Ils présentent un intérêt d’autant plus grand que les textes de la région et des musées de Beyrouth n’avaient été édités que de manière dispersée auparavant, dans des articles parfois très anciens, et que les premières prospections et les inventaires des musées ont révélé l’existence de nombreux inédits provenant du Liban et de tout le Proche-Orient. Les deux catalogues épigraphiques ont été publiés en 2016.

Par ailleurs, des expertises ont été réalisées par les membres de l’équipe à la demande de la Direction Générale des Antiquités et en collaboration étroite avec ses membres, au musée de Beiteddine ou encore sur les sites et dans les dépôts de Tripoli, Byblos, Beit Méri, Tyr et Sidon.

Syrie

En Syrie, Julien Aliquot s’est vu confier en 2007 la préparation du catalogue des inscriptions grecques et latines du Musée national de Damas. L’inventaire des textes conservés dans le jardin et dans les salles d’exposition est achevé. Il doit être complété par l’étude des inscriptions entreposées dans les réserves du musée. La collection épigraphique fera l’objet d’une publication collective.

Jordanie

Les collections épigraphiques des musées du nord de la Jordanie ont été étudiées de manière exhaustive en 2015-2018 par Julien Aliquot, Pierre-Louis Gatier, Jean-Baptiste Yon (HiSoMA) et Nabil Bader (Yarmouk University) : Jordan Museum (Amman), Jordan University (Amman), Ajlun Museum, Al-Bayt University Museum (Mafraq), Irbid Museum, Yarmouk University Museum (Irbid), Azraq Museum, Madaba Museum, Umm Qays Museum. Le travail a été complété par l’étude de deux collections privées (Bisharat, Rihani).

Inscriptions grecques et latines du Proche-Orient au musée du Louvre

Le musée du Louvre est l’institution qui possède la plus grande collection d’inscriptions grecques et latines du Proche-Orient antique conservées en dehors de leur région d’origine. L’acquisition de ces documents est le fruit d’une longue histoire où se sont illustrés de grands savants comme Félicien de Saulcy, Ernest Renan ou encore Charles Clermont-Ganneau. De la Turquie à la Palestine, en passant par la Jordanie, le Liban et la Syrie, divers ensembles se distinguent, comme les cippes funéraires de Sidon, les mosaïques d’Antioche, les textes de Doura-Europos, les mains votives du Liban, etc. Le catalogue en préparation doit réunir plus de trois cents documents d’époque hellénistique, romaine et byzantine. La publication donne l’occasion de mettre en valeur une partie importante des collections du Louvre, ainsi que le rôle du département des Antiquités orientales (AO) et du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (AGER) dans la protection et la présentation d’un patrimoine très menacé. Elle s’inscrit dans le cadre du projet d’édition des Inscriptions grecques du Louvre (IG Louvre) en contribuant également aux travaux en cours du programme des IGLS.

Poids inscrits du Proche-Orient hellénistique et romain

Un volume consacré aux poids inscrits, civiques et royaux, du territoire couvert par les IGLS est en préparation avancée par les soins de Pierre-Louis Gatier. Les grandes collections d’Europe et du Proche-Orient ont été étudiées. Le projet s’appuie sur le programme de recherche international Pondera Online, dirigé par Charles Doyen à l’Université Catholique de Louvain.

  

Archives

La collection des archives du programme est placée sous la responsabilité scientifique du laboratoire HiSoMA et conservée à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée (MOM), établissement hébergé par l’Université Lumière Lyon 2. Elle a le statut juridique d’un fonds d’archives publiques. Les archives se répartissent en une documentation physique et une documentation nativement numérique, toutes deux en accroissement constant.

La documentation physique remonte aux origines du programme, lorsque les pères jésuites de la Faculté Orientale de Beyrouth ont entrepris de fonder le projet des IGLS, au début du vingtième siècle. Elle se compose d’une série d’estampages d’inscriptions (empreintes exactes des inscriptions gravées en creux, réalisées sur du papier spécial sans colle, facile à transporter et à archiver), de carnets de copies, de fiches manuscrites, de films et de tirages photos. Les documents les plus anciens sont ceux que les pères jésuites de Beyrouth (Louis Jalabert, Sébastien Ronzevalle, René Mouterde) et leurs contemporains (dont Maurice Chéhab, ancien directeur de la Direction Générale des Antiquités du Liban) ont réuni entre le début du vingtième siècle et les années 1960. Une partie d’entre eux (les estampages) ont été transférés de l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient (l’actuel Ifpo) à Lyon à l’issue de la guerre civile libanaise (1975-1990). De nouveaux lots de documents ont été déposés au laboratoire plus récemment, tels ceux qui concernent l’épigraphie de la Jordanie et de la Syrie du Nord (Jean Marcillet-Jaubert), du Liban (Jean-Paul Rey-Coquais) ou encore de Bostra et de la Syrie du Sud (Maurice Sartre). Aujourd’hui, les estampages et les copies d’inscriptions réalisés par les chercheurs du programme des IGLS actifs en Jordanie, au Liban et en Syrie continuent d’alimenter les archives. Tous ces documents, conservés dans un excellent état et d’identification aisée, sont en cours de numérisation.

La documentation nativement numérique se compose de photographies réalisées en mission depuis 2002. Son indexation systématique est en cours.

L’ampleur et le renouvellement continu de la documentation analogique et numérique accumulée par l’équipe des IGLS suscitent des réflexions collectives sur les pratiques d’archivage. Le nouveau modèle de gestion des données du programme vise à favoriser la sauvegarde, l’exploitation, l’édition, la diffusion et l’archivage de ces données, en les inventoriant, en les numérisant et en les associant à des métadonnées renseignées sur la plate-forme en ligne Nuxeo et stockées sur le service Nakala de la TGIR Huma-Num. Il bénéficie du soutien technique du PSIR de la MOM et s’inscrit dans le cadre des activités de l’axe transversal du laboratoire HiSoMA (Édition, archives, humanités numériques) et du premier axe stratégique de la MOM (Les données de la recherche, de l’acquisition à l’archivage).

  

Le corpus des IGLS en EpiDoc

Depuis 2017, le programme des IGLS est engagé dans la production d’un corpus numérique conforme au modèle EpiDoc, grâce à la collaboration entre ses membres, Elysabeth Hue-Gay, ingénieur en édition au laboratoire HiSoMA, et le Pôle Systèmes d’information et réseaux (PSIR) de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée (MOM). Cette initiative reçoit un soutien important de la part des membres du projet Métopes (Méthodes et outils pour l’édition structurée), porté par Dominique Roux au sein du Pôle Document numérique (PDN) de la Maison de la recherche en sciences humaines de Caen. L’année 2018 a vu naître un protocole d’édition imprimée et numérique adapté aux contraintes techniques et à la richesse philologique des recueils d’inscriptions. Ce protocole est adossé à un thésaurus créé sur Opentheso, gestionnaire de thésaurus multilingue en ligne développé au PSIR par Miled Rousset, ainsi qu’à une bibliographie du groupe IGLS publiée en ligne sur Zotero.

Le corpus de Beyrouth IGLS 8/1 sera le premier volume du corpus à faire l’objet d’une édition numérique structurée selon les standards actuels. Il est en cours de production par les soins de Julien AliquotElysabeth Hue-Gay (HiSoMA) et Edith Cannet (CNRS, PDN, Caen).

En parallèle, la mise en ligne des tomes déjà parus des IGLS est en cours de réalisation par les soins du Centre pour l’édition électronique ouverte (Cleo), en concertation avec l’Ifpo, éditeur du corpus. L’ensemble de ces travaux permettra de dialoguer avec les partenaires de la nouvelle plate-forme collaborative Epigraphy.info.

  

L’équipe des IGLS

Direction

Stéphane Gioanni (depuis 2018)

Véronique Chankowski (2015-2018)

Laboratoire HiSoMA (Histoire et Sources des Mondes Antiques), CNRS/Université de Lyon, Maison de l’Orient et de la Méditerranée, 5/7, rue Raulin, F-69365 Lyon, Cedex 07, France

Coordination

Julien Aliquot (depuis 2017)

Pierre-Louis Gatier (1990-2017)

Membres du programme

Julien Aliquot (HiSoMA, CNRS, Lyon)

Nabil Bader (Université du Yarmouk)

Thomas Bauzou (Université d’Orléans)

Jean-Claude Decourt (HiSoMA, CNRS, Lyon)

Denis Feissel (EPHE, CNRS, Paris)

Pierre-Louis Gatier (HiSoMA, CNRS, Lyon)

Marc Griesheimer (Université d’Aix-en-Provence)

Jean-Paul Rey-Coquais (Université de Bourgogne)

Annie Sartre-Fauriat (Université d’Artois)

Maurice Sartre (Université de Tours, IUF, HiSoMA)

Jean-Baptiste Yon (HiSoMA, CNRS, Lyon)

Fawzi Zayadine (Department of Antiquities, Jordanie)

 

 

Bibliographie

Le corpus

Jalabert, Louis, et René Mouterde, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 1, Commagène et Cyrrhestique, Nos 1-256, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Bibliothèque archéologique et historique 12, 1929.

Jalabert, Louis, et René Mouterde, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 2, Chalcidique et Antiochène, Nos 257-698, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Bibliothèque archéologique et historique 32, 1939.

Jalabert, Louis, et René Mouterde, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 3/1, Région de l’Amanus, Antioche, Nos 699-988, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Bibliothèque archéologique et historique 46, 1950.

Jalabert, Louis, et René Mouterde, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 3/2, Antioche, Antiochène, Nos 989-1242, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Bibliothèque archéologique et historique 51, 1953.

Jalabert, Louis, et René Mouterde, avec Claude Mondésert, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 4, Laodicée, Apamène, Nos 1243-1997, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Bibliothèque archéologique et historique 61, 1955.

Jalabert, Louis, et René Mouterde, avec Claude Mondésert, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 5, Émésène, Nos 1998-2710, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Bibliothèque archéologique et historique 66, 1959.

Rey-Coquais, Jean-Paul, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 6, Baalbek et Beqa‘, Nos 2711-3017, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Bibliothèque archéologique et historique 78, 1967.

Rey-Coquais, Jean-Paul, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 7, Arados et régions voisines, Nos 4001-4061, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Bibliothèque archéologique et historique 89, 1970.

Breton, Jean-François, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 8/3, Les inscriptions forestières d’Hadrien dans le Mont-Liban, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Bibliothèque archéologique et historique 104  1980.

Aliquot, Julien, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 11, Mont Hermon (Liban et Syrie), Beyrouth, Presses de l’Ifpo, Bibliothèque archéologique et historique 183, 2008.

Sartre, Maurice, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 13/1, Bostra, Nos 9001-9472, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Bibliothèque archéologique et historique 113, 1982.

Sartre, Maurice, avec la collaboration d’Annie Sartre-Fauriat, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 13/2, Bostra (Supplément) et la plaine de la Nuqrah, Beyrouth, Presses de l’Ifpo, Bibliothèque archéologique et historique 194, 2011.

Sartre-Fauriat, Annie, et Maurice Sartre, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 14, La Batanée et le Jawlān Oriental, Beyrouth, Presses de l’Ifpo, Bibliothèque archéologique et historique 207, 2016.

Sartre-Fauriat, Annie, et Maurice Sartre, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 15, Le plateau du Trachôn et ses bordures, Beyrouth, Presses de l’Ifpo, Bibliothèque archéologique et historique 204, 2014.

Yon, Jean-Baptiste, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 17/1, Palmyre, Beyrouth, Presses de l’Ifpo, Bibliothèque archéologique et historique 195, 2012.

Gatier, Pierre-Louis, Inscriptions de la Jordanie, 2, Région centrale (Amman - Hesban - Madaba - Main - Dhiban), Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Bibliothèque archéologique et historique 114, 1986.

Sartre, Maurice, Inscriptions de la Jordanie, 4, Pétra et la Nabatène méridionale du Wadi al-Hasa au golfe de ‘Aqaba, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Bibliothèque archéologique et historique 115, 1993.

Bader, Nabil, Inscriptions de la Jordanie, 5/1, Nord-Est de la Jordanie, Beyrouth, Presses de l’Ifpo, Bibliothèque archéologique et historique 187, 2009.

Choix d’inscriptions

As’ad, Khaled, et Jean-Baptiste Yon, avec la collaboration de Thibaud Fournet, Inscriptions de Palmyre. Promenades épigraphiques dans la ville de Palmyre, Beyrouth, Ifapo, Guides archéologiques de l’Ifapo 3, 2001.

Yon, Jean-Baptiste, et Pierre-Louis Gatier (éd.), avec des notices par Julien Aliquot, Jean-Claude Decourt, Denis Feissel, Pierre-Louis Gatier, Jean-Paul Rey-Coquais, Maurice Sartre et Jean-Baptiste Yon, Choix d’inscriptions grecques et latines de la Syrie, Beyrouth, Presses de l’Ifpo, Guides archéologiques de l’Ifpo 6, 2009.


Hors collection

Les volumes suivants, hors de la collection des IGLS, se rattachent étroitement au programme.

Rey-Coquais, Jean-Paul, Inscriptions grecques et latines découvertes dans les fouilles de Tyr (1963-1974), 1, Inscriptions de la nécropole, Beyrouth, Librairie d’Amérique et d’Orient Adrien Maisonneuve, Bulletin du Musée de Beyrouth 29, 1977.

Rey-Coquais, Jean-Paul, Inscriptions grecques et latines de Tyr, Beyrouth, Ministère de la Culture, Direction Générale des Antiquités, Bulletin d’archéologie et d’architecture libanaises, Hors-Série 3, 2006.

Yon, Jean-Baptiste, et Julien Aliquot, Inscriptions grecques et latines du Musée national de Beyrouth, Beyrouth, Ministère de la Culture, Direction Générale des Antiquités, Bulletin d’archéologie et d’architecture libanaises, Hors-Série 12, 2016.

Une compilation des chapitres proche-orientaux du Bulletin épigraphique de la Revue des études grecques a été réalisée pour les années 2005-2015. Elle est disponible en ligne :

Feissel, Denis, et Pierre-Louis Gatier, Bulletin épigraphique 2005-2015 (Syrie, Phénicie, Palestine, Arabie).

  

Portfolio

Sarcophage inscrit de Tyr (Liban)
Tyr (Liban). Sarcophage inscrit en grec au nom d’Antipatros, pêcheur de murex (IVe-Ve siècle apr. J.-C.). I. Tyr Nécropole 7. © Julien Aliquot (2008)
Héliopolis (Liban). Dédicace latine à un décurion. IGLS VI, 2794
Héliopolis (Liban). Dédicace latine à un décurion. IGLS VI, 2794. © Julien Aliquot (2009)
 Palmyre (Syrie), grande colonnade. Dédicace bilingue, grecque et araméenne, à la reine Zénobie (août 271 apr. J.-C.). IGLS XVII/1, 57
Palmyre (Syrie), grande colonnade. Dédicace bilingue, grecque et araméenne, à la reine Zénobie (août 271 apr. J.-C.). IGLS XVII/1, 57. © Julien Aliquot (2008)
El-Bara (Syrie). Poème en latin sur un pressoir à vin (IVe-Ve siècle apr. J.-C.)
El-Bara (Syrie). Poème en latin sur un pressoir à vin (IVe-Ve siècle apr. J.-C.) : « Tu vois les sucs pareils au nectar, présents de Bacchus, que la vigne a produits, revigorée par un chaud soleil » (trad. Denis Feissel). Choix, n° 25. © Julien Aliquot (2008)
Gabala (Syrie). Épitaphe grecque de Zénon fils de Boéthos (époque hellénistique)
Gabala (Syrie). Épitaphe grecque de Zénon fils de Boéthos (époque hellénistique). Choix, n° 54. © Julien Aliquot (2008)
Apamée (Syrie), entrée monumentale du bain public situé en bordure de la grande avenue. Inscription grecque commémorant la fondation du bain par le bienfaiteur Lucius Julius Agrippa (début du IIe siècle apr. J.-C.)
Apamée (Syrie), entrée monumentale du bain public situé en bordure de la grande avenue. Inscription grecque commémorant la fondation du bain par le bienfaiteur Lucius Julius Agrippa (début du IIe siècle apr. J.-C.). Choix, n° 2. © Julien Aliquot (2008)
Abila de Lysanias (Syrie). Inscription latine commémorant la réfection de la route de la haute vallée du Barada
Abila de Lysanias (Syrie). Inscription latine commémorant la réfection de la route de la haute vallée du Barada par les autorités romaines et aux frais des Abiléniens (163-165 apr. J.‑C.). Choix, n° 30. © Julien Aliquot (2008)
Haloua (Liban). Ordonnance grecque du dieu de Rémala sur l’ordre du dieu ange Mélicerte (156 apr. J.-C.)
Haloua (Liban). Ordonnance grecque du dieu de Rémala sur l’ordre du dieu ange Mélicerte (156 apr. J.-C.). IGLS XI, 1. © Julien Aliquot (2004)
Madaba (Jordanie). Les Tychai de Rome, Grégoria et Madaba (VIe siècle apr. J.-C.)
Madaba (Jordanie). Les Tychai de Rome, Grégoria et Madaba (VIe siècle apr. J.-C.). IGLS XXI/2, 128. © Julien Aliquot (2010)
Le Tarif de Palmyre (137 apr. J.-C.) 
Le Tarif de Palmyre (137 apr. J.-C.). Choix, n° 4. Archives HiSoMA

La Carte de Madaba (VIe siècle apr. J.-C.)
La Carte de Madaba (VIe siècle apr. J.-C.). IGLS XXI/2, 153. © Julien Aliquot (2010)
Qasr al-Hallabat (Jordanie). Fragment de la constitution d’Anastase (491-518 apr. J.‑C.)
Qasr al-Hallabat (Jordanie). Fragment de la constitution d’Anastase (491-518 apr. J.‑C.). © Julien Aliquot (2010)
Le Père René Mouterde (1880-1961)
Le Père René Mouterde (1880-1961). Archives de la Bibliothèque orientale, Université Saint-Joseph, Beyrouth.

 

Bloudan (Syrie). Statuette dédiée en grec au dieu Orion

Bloudan (Syrie). Statuette dédiée en grec au dieu Orion, au Musée national de Damas (Ier-IIIe siècle apr. J.‑C.). SEG 40, 1397. © Julien Aliquot (2008)

Hauran (Syrie). Stèle funéraire inscrite en grec aux noms de Sachamélos, Ennè et Obbè
Hauran (Syrie). Stèle funéraire inscrite en grec aux noms de Sachamélos, Ennè et Obbè, au Musée national de Damas (Ier-IIIe siècle apr. J.‑C.). IGLS XV, 543. © Julien Aliquot (2009)
Région de Beyrouth (Liban). Milliaire latin de la route côtière de Phénicie
Région de Beyrouth (Liban). Milliaire latin de la route côtière de Phénicie au musée de l’American University of Beirut (Ier siècle apr. J.‑C.). AE 1907, 193-194. © Julien Aliquot (2008)
Gérasa (Jordanie). Épigramme grecque louant l’évêque Paul (533 apr. J.‑C.)
Gérasa (Jordanie). Épigramme grecque louant l’évêque Paul (533 apr. J.‑C.). Welles, I. Gerasa 314. © Julien Aliquot (2010)


Contact

Julien Aliquot, julien.aliquot[at]mom[dot]fr

Laboratoire HiSoMA (Histoire et Sources des Mondes Antiques), CNRS/Université de Lyon, Maison de l’Orient et de la Méditerranée, 5/7, rue Raulin, F-69365 Lyon, Cedex 07, France

Mise à jour : septembre 2018

 

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