Métal qui soigne, métal qui tue.
La place des métaux dans la pharmacologie ancienne (Grèce, Rome, Egypte)
A Lyon, 10 et 11 juin 2026
Co-organisation : Anne Fraisse, Isabelle Boehm
Les métaux, largement employés dans le domaine de la pharmacologie, sont à la fois à l’origine de graves intoxications et dotés de remarquables propriétés thérapeutiques, bien connues déjà dans l’Antiquité. Le colloque est consacré aux emplois des métaux dans les préparations pharmacologiques du monde gréco-romain et de l’Egypte ancienne, avec leurs prolongements à l’époque médiévale. Il bénéficiera aussi, dans une perspective résolument interdisciplinaire et expérimentale, de l’éclairage de la pharmacologie moderne.
Quelle est l’importance des métaux dans les traités de pharmacologie galénique, fondamentaux dans l’histoire de la pharmacie ? Comment utilisait-on, dans l’Egypte ancienne, un métal aussi toxique que le cuivre, notamment dans les collyres, usage également bien attesté en oculistique romaine et dans la médecine arabe de l’époque médiévale ? Peut-on considérer le ‘bleu indigo’ comme un ‘métal’ médicinal ? Dans quelle mesure les recettes de l’Antiquité et du Moyen Age peuvent-elles ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques?
Autant de questions auxquelles répondront Sylvie Donnat (spécialiste de médecine de l’Egypte ancienne) Matteo Martelli et Caterina Manco (spécialistes des traités pharmacologiques galéniques), Divna Stevanovic-Soleil (spécialiste de médecine hippocratique et impériale), Muriel Labonnelie-Pardon (spécialiste d’oculistique romaine), Valérie Gitton (spécialiste de médecine vétérinaire de l’époque romaine), Laurence Totelin (historienne spécialiste d’histoire de la médecine gréco-romaine), Véronique Pitchon (spécialiste de médecine médiévale arabe); Pierre Fechter, (microbiologiste).