UMR 5189

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Laboratoire HISOMA

Histoire et Sources des Mondes Antiques

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Épigraphie grecque et latine | 2020-2021

Axe Transversal - Edition, archives, humanités numériques - Programme 1
Responsables : Julien Aliquot, Patrice Faure

Le séminaire offre un espace de discussion pour la présentation de textes épigraphiques dont l’édition ou la réédition est en cours.

Les séances se tiennent une fois par mois, le mardi de 17h à 19h, à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, en salle Reinach. Réparties sur toute l’année universitaire, elles sont ouvertes aux étudiants comme aux chercheurs et aux enseignants-chercheurs.
- affiche du programme annuel (.pdf)

• mardi 22 septembre 2020
Réflexions autour de la collection épigraphique Vallentin du Cheylard (Montélimar)
Benoît Rossignol, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
- affiche (.pdf)

Préservée jusqu’à aujourd’hui, la collection épigraphique Vallentin du Cheylard s’est constituée sur plusieurs générations entre la seconde moitié du XIXe siècle et la première du XXe. Sa grande cohérence fait toute sa valeur : la collection offre un aperçu remarquable des pratiques épigraphiques dans la moyenne vallée du Rhône de Vaison-la-Romaine au Gard et d’Orange à Vienne. L’histoire de la collection est aussi difficilement séparable de l’histoire de la discipline épigraphique dans la région depuis l’érudition locale du XIXe siècle, puis l’élaboration du CIL XII par Hirschfeld jusqu’à la réalisation plus récente des volumes des Inscriptions latines de Narbonnaise (ILN). Au tournant du XIXe et du XXe siècle, Ludovic Vallentin et son fils Florian, magistrats érudits, sont pleinement intégrés aux réseaux de sociabilité savante qui travaillent à la publication des inscriptions (Allmer, Espérandieu, etc.). Si la disparition prématurée de Florian Vallentin l’empêcha de tenir une place à la hauteur de ses compétence dans cette histoire, la collection et ses archives permettent de saisir la constitution d’un savoir mais aussi son contexte, en particulier à travers les pratiques antiquaires, archéologiques et commerciales de l’époque, marquées notamment par la réalisation de faux, en particulier ceux du marchant ardéchois Cholvy. Même si, depuis les années 1990, la collection fait l’objet de travaux scientifiques en lien avec la publication des ILN, elle compte encore plusieurs inscriptions inédites et offre la possibilité de rectifier des lectures sur des inscriptions qui n’ont pas été véritablement publiées depuis le CIL ou la Revue épigraphique du Midi de la France. À partir d’études de cas tirées de la collection en particulier dans les cités des Voconces, des Tricastins et des Arécomiques, nous proposerons des exemples de réflexions méthodologiques. On considérera notamment l’évolution des pratiques de l’épigraphiste, la question des faux et du support, celles aussi de l’origine et du contexte des inscriptions.

• mardi 6 octobre 2020
Une église de garnison en Syrie Seconde
Julien Aliquot, CNRS, HiSoMA
- affiche (.pdf)

En 2018, des travaux archéologiques conduits dans le gouvernorat de Ḥamā par la Direction générale des Antiquités et des musées de Syrie au cœur du village actuel de ‘Uqayribāt, l’antique poste militaire d’Occariba de la Notitia Dignitatum, ont mis au jour les ruines d’une basilique chrétienne d’époque protobyzantine, dont les sols étaient ornés de mosaïques richement décorées et inscrites en grec. L’étude des vestiges conservés révèle que l’édifice a connu deux états différents et que ses pavements ont été offerts par des militaires du numerus des equites promoti Illyriciani, stationnés sur place dans la première moitié du Ve siècle après J.-C.
Le séminaire donnera l’occasion de présenter la documentation disponible sur cette église de garnison relevant de l’Apamène antique, dans la province de Syrie Seconde. Il permettra aussi de tirer parti du dossier épigraphique local pour replacer le site de ‘Uqayribāt dans l’histoire de la Syrie sous le règne de l’empereur Théodose II (408-450).

• jeudi 26 novembre 2020 - de 17h à 19h - séance en webinaire
Inscriptions militaires grecques et latines de Hégra (Arabie Séoudite)
Pierre-Louis Gatier, CNRS, HiSoMA
- affiche (.pdf)

Dans l’oasis d’al-‘Ulā, Madā’in Ṣāliḥ correspond à l’ancienne Hégra, au sud du royaume des Nabatéens. Après l’annexion de ce royaume sous Trajan en 106 après J.-C., la ville se retrouve dans la province romaine d’Arabie, à environ mille kilomètres au sud de sa capitale, Bostra. La Mission archéologique franco-saoudienne de Madā’in Ṣāliḥ, dirigée par Laïla Nehmé (CNRS, Orient et Méditerranée), en poursuit l’étude archéologique et épigraphique depuis 2002. Gravés sur certains rochers et parois du site et de ses environs, des graffites grecs et latins, bien moins nombreux que les textes en différentes langues sémitiques, ont été étudiés sur le terrain en 2018 et 2020. Ils constituent une source historique importante. Dans deux des sites de falaises examinés en 2018 et dans un site nouveau étudié en 2020, ces brèves inscriptions nomment des militaires appartenant à deux régiments des troupes romaines : l’aile des Gétules et l’aile des méharistes. L’onomastique des soldats montre que ces derniers ont été recrutés dans la province même, vraisemblablement dans la deuxième moitié du iie siècle après J.-C. En revanche, parmi les graffites d’un autre site, le défilé de Mabrak al-Nāqah à une quinzaine de kilomètres au nord de Madā’in Ṣāliḥ, dix-huit textes grecs renseignent sur une population et une période bien différentes : probablement des voyageurs de passage, avec une onomastique majoritairement chrétienne, dans l’Antiquité tardive. Le séminaire permettra de présenter certains de ces textes en les mettant en regard de l’ensemble des inscriptions grecques et latines du site et de la région du nord du Hedjaz.

• mardi 1er décembre 2020 - séance en webinaire
Avant les constitutions municipales : des fragments d’une loi d’octroi du droit latin ? Relecture d’une table de bronze des Alpes-Maritimes
Pascal Arnaud, IUF, Université Lumière Lyon 2, HiSoMA
- affiche (.pdf)

Sous la référence CIL XII, 94, Otto Hirschfeld publiait en 1888 deux fragments d’une table de bronze dessinés par Peiresc en 1636, qu’il attribuait à Briançon. Comme cela a déjà été souligné, cette inscription doit sans doute être rapportée à Brigantio (Briançonnet) dans les Alpes-Maritimes, et ne peut être attribuée à Constantin. L’examen de l’original du manuscrit montre par ailleurs que la mise en page et l’assemblage proposés par Hirschfeld à la suite de Peiresc sont impossibles. S’il s’agit à l’évidence d’un texte en relation avec l’organisation municipale, aucun passage des quatre rubriques dont deux titres fragmentaires sont conservés ne se retrouve dans les autres lois municipales, dont le texte paraît assez standardisé. Les passages préservés permettent de comprendre que ce document, probablement de la fin du premier siècle, mettait en œuvre une disposition applicable à toute la province des Alpes-Maritimes, caractérisée jusqu’à Claude comme une « préfecture des cités dans les Alpes-Maritimes », et ici appliquée à un municipe particulier. Divers éléments suggèrent de voir dans ces fragments non une constitution municipale, mais la loi d’octroi du droit latin aux municipes d’une province, qui précédait de plusieurs décennies la mise en place des constitutions municipales, seules parvenues jusqu’à nous. On proposera de reconnaître ici les membra disiecta de la loi par laquelle Néron concédait le droit latin aux cités de la province des Alpes-Maritimes.

• mardi 12 janvier 2021
Flamines et flaminiques des Voconces et de Narbonnaise
Nicolas Mathieu, Université de Grenoble

• mardi 2 février 2021
Retour sur la lettre sur plomb de Marseille IGF 4 : édition revue et commentée
Madalina Dana, Université Lyon 3, HiSoMA

• mardi 9 mars 2021
Un décret d’Olbasa de Pisidie sur la reconnaissance des Niképhoria de Pergame (182 av. J.-C.)
Thomas Corsten, Universität Wien

• mardi 6 avril 2021
Graffites de Lyon
Morgane Andrieu, ERC LatinNow, ArAr

• mardi 11 mai 2021
Nouveautés épigraphiques dans le sanctuaire des Trois Gaules
François Bérard, École normale supérieure, Paris

• mardi 8 juin 2021
"Cours Drymos, cours !" Circulation des nouvelles et rôle des hémérodromes dans la Grèce des cités à l’époque classique
Marie Durnerin, ENS, HiSoMA, et Clémence Weber-Pallez, École française d’Athènes

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