Aller au contenu principal

Archives

Date
20/02/2023

Actes du colloque international, Le Caire, 2-3 décembre 2017

Éd. par Marie-Françoise Boussac, Sylvain Dhennin, Bérangère Redon, Claire Somaglino et Gaëlle Tallet, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, 2023, Bibliothèque d'étude 181.

Y eut-il, aux différentes époques de l’histoire égyptienne, une frontière occidentale clairement définie d’un point de vue culturel et politique ? Comment les limites ouest du territoire égyptien étaient-elles perçues et vécues par le pouvoir central comme par les populations locales ?
Dans cette optique, les actes du colloque international du Caire des 2-3 décembre 2017 explorent les marges occidentales de l’Égypte selon quatre axes : 1) définition, conception, représentation ; 2) occupation, contrôle, administration ; 3) économie ; 4) populations, réseaux, religion.
Ils permettent d’esquisser le portrait d’une région-clé de l’Égypte de l’Antiquité au Moyen Âge. Une fois passée la phase de fixation territoriale de l’État égyptien, la faible densité de population dans le Delta occidental et l’absence de menace réelle n’ont guère incité à définir et défendre une véritable limite occidentale. L’arrivée de nouveaux groupes de populations libyennes aux portes de l’Égypte à l’époque ramesside représente un tournant. L’émergence de la dynastie saïte place la région dans une dynamique nouvelle, celle d’une frontière avec le monde grec et d’un front pionnier, qui préfigure la mise en valeur de ces territoires sous les Ptolémées. 
À l’époque impériale, l’Égypte est englobée dans un empire qui s’étend largement plus à l’ouest et dont le centre de décision est extérieur, ce qui modifie le statut des marges ouest. Les incursions nomades dans la Grande Oasis à la fin de la période montrent cependant que la question de la frontière demeure un enjeu. Cet enjeu perdure après la conquête arabe alors que l’Égypte est de nouveau intégrée à un immense empire.

Sommaire

20/02/2023

Études réunies par Guillaume Bady et Marie Chaieb, Paris, Beauchesne, 2023, Théologie historique 132.

C'est avec une rare acuité qu'Irénée, ce Grec d'Asie Mineure devenu le deuxième évêque de Lyon en 177, pose la question de l'unité. Elle guide son action de pasteur engagé auprès des chrétiens alors martyrs et en butte aux dérives gnostiques, et sous-tend ses deux œuvres maîtresses, la Démonstration de la prédication apostolique et le traité Contre les hérésies.
Fidèle à sa conception de l'homme fondée sur la liberté,  la croissance et la maturation, cet Oriental passé en Occident ne conçoit pas l'unité comme un résultat à atteindre, mais comme un état d'esprit, une méthode, une dynamique.
C'est l'actualité de cette vision qu'éclairent, commentent et discutent ici vingt-quatre théologiens, exégètes, philologues, historiens. De confession catholique, orthodoxe, protestante ou sans affiliation, chacun témoigne à sa façon de l'intérêt suscité par ce Père de l'Église à travers le monde et à travers les siècles.
Cet ouvrage rassemble leurs contributions à deux grandes rencontres scientifiques : la journée d'étude « Ireneo di Lione, teologo dell'unità » le 21 mars 2019 à l'Université grégorienne de Rome et le colloque scientifique international "Irénée ou l'unité en question" à l'Université catholique de Lyon, en collaboration avec les Sources Chrétiennes / HiSoMA (avec le soutien de la Fondation Saint-Irénée), les 8-10 octobre 2020. Il récapitule ainsi le plus pertinent du savoir et de la recherche en ce domaine.

Table des matières

25/01/2023

The Palmyrene Material, Transcribed with Commentary and Bibliography.

Par Olympia Bobou, Amy Miranda, Rubina Raja et Jean-Baptiste Yon, Turnhout, Brepols, 2022, Archive Archaeology 2, 4 vol. DOI : 10.1484/M.ARC-EB.5.127325.

Présentation. Aperçu du contenu des volumes (PDF).

 

25/01/2023

Actes du colloque international de Paris, septembre 2016.

Textes réunis et édités par Alessia Guardasole, Antonio Ricciardetto et Véronique Boudon-Millot, Louvain, Peeters, 2022, Orient & Méditerranée 40.

Présentation

18/01/2023

Commentaire du Rhésos, tragédie attribuée à Euripide

Caroline Plichon, Grenoble, UGA Éditions, 2022, Lire l'Antiquité.

Dans la nuit de Troie a pour objectif de faire redécouvrir une pièce méconnue et longtemps déconsidérée du répertoire tragique, le Rhésos attribué à Euripide, et d’en interroger la postérité paradoxale en montrant sa force poétique et dramaturgique. Il s’agit en effet de mettre en valeur l’originalité de cette pièce qui a vocation à être retraduite et rejouée sur les scènes contemporaines : une pièce unique en son genre parmi celles qui nous sont parvenues, parce qu’elle se déroule entièrement de nuit et parce qu’elle reprend dans sa trame un chant de l’Iliade, le chant X. Une pièce qui ne cesse de dialoguer avec la tradition poétique et avec le texte homérique en particulier et qui fait de ce matériau un grand spectacle. C’est aussi parce que l’épopée homérique connaît aujourd’hui un regain de vitalité au théâtre, en art et en littérature, témoignant d’un véritable « besoin » d’Homère, que le Rhésos est plus que jamais d’actualité. Alors que l’œuvre a été longuement occultée, trois commentaires en langue anglaise ont en effet été publiés depuis 2011, et une nouvelle édition du Rhésos est parue aux Belles Lettres en 2004. Il suscite en outre encore des réécritures contemporaines (Marie Cosnay, Les Enfants de l’aurore, 2019). Mais il n’existait pas encore de commentaire de l’œuvre en langue française.
 
12/01/2023

2021.

Le volume 24 de Topoi, en 2 fascicules, comporte un dossier intitulé « Lieux et espaces de l’hospitalité dans l’Antiquité méditerranéenne », lié au programme HospitAm, plusieurs contributions sur les ports antiques, ainsi qu’une soixantaine de comptes rendus.

Présentation

12/01/2023

Actes de la quatrième rencontre, Lille, 15-16 septembre 2020

Lyon – Athènes, Société des Amis de la Bibliothèque Salomon Reinach – École française d’Athènes, 2022, Topoi. Suppl. 18

Le volume, supplément de la revue Topoi, rassemble les actes d’un colloque organisé en 2020 par Pierre Schneider et Jean Trinquier sur l’usage de l’ivoire d’éléphant de l’Orient ancien à l’empire portugais.

Présentation

03/01/2023

Texte latin du CCCM 89B, introd., trad., apparats, notes et index par Raffaele Fassetta, Paris, Le Cerf, 2022, Sources Chrétiennes 620.

La première Vie de saint Bernard, abbé de Clairvaux (Vita prima) est sans aucun doute la plus importante, la plus élaborée et la plus belle des biographies anciennes de saint Bernard. Elle a été rédigée, en partie de son vivant, par trois de ses proches – Guillaume de Saint-Thierry, Arnaud de Bonneval et Geoffroy d’Auxerre –, en vue de son procès en canonisation. Outre ses richesses pastorales et spirituelles, elle demeure une source historique fondamentale, car ses trois auteurs faisaient partie de l’entourage de Bernard et ont été témoins de bien des événements qu’ils rapportent. Leurs approches, différentes et complémentaires, donnent une vision riche et nuancée de la complexe personnalité de l’abbé.
Ce volume contient les trois derniers livres de la Vie, entièrement dus à Geoffroy d’Auxerre.

Présentation

03/01/2023

Texte latin de Victoria Zimmerl-Panagl (CSEL 106), introd. par Guy Sabbah, trad. par Guy Sabbah et Jean-François Berthet, notes par Laurent Angliviel de la  Beaumelle, Guy Sabbah et Jean-François Berthet, Paris, Le Cerf, 2022, Sources Chrétiennes 630.

L’oraison funèbre de l’empereur Valentinien II (375-392) a été prononcée par Ambroise, évêque de Milan, en juillet/août 392, plus de deux mois après la mort du prince, le 15 mai 392 à Vienne (en Gaule), d’où il se disposait à passer en Italie.
Des raisons politiques, mais surtout des relations personnelles, de respect filial chez l’un, d’affection paternelle chez l’autre, unissaient l’empereur, mort à 21 ans, et son prestigieux aîné. La mort brutale et inattendue de Valentinien avait soulevé la question du « genre de la mort » : assassinat ou suicide ? À cette question, qui aujourd’hui encore n’est pas tranchée, l’évêque se refusa, par prudence politique ou manque de certitude, à répondre, tout en s’efforçant de répliquer à ceux qui l’incriminaient pour cette mort. En tant que témoin le plus proche, le plus directement intéressé, il souhaite éviter de créer la division dans une cérémonie aussi solennelle. Tourmenté par le remords d’avoir tardé à conférer le baptême à Valentinien, il souligne l’importance du baptême de désir, tout en rappelant le sens chrétien de la mort comme étape vers la vie éternelle. Ambroise a ainsi donné à son discours la forme et le ton d’une prière, la Bible – notamment le Cantique des cantiques – prenant progressivement le pas sur la rhétorique classique et la poésie profane.

Présentation

03/01/2023

Texte, introd. et notes par Elias Dietz et Caterina Tarlazzi, trad. par Laurence Mellerin, avec la collab. de Robert Favreau, Paris, Le Cerf, 2022, Sources Chrétiennes 632.

Outre ses Sermons, Isaac, abbé de l’Étoile en Poitou († 1169), est l’auteur de deux lettres-traités portant sur des sujets forts différents, mais qui toutes deux retracent l’ascension de l’âme vers Dieu. Dans la Lettre sur l’âme, promise à une grande postérité car reprise dans un traité largement utilisé au XIIIe siècle, il présente de façon systématique cette progression de l’âme, depuis les réalités corporelles, grâce à ses cinq puissances : sens, imagination, raison, intellect, intelligence. Dans la Lettre sur le canon de la messe, unique témoin cistercien de ce genre littéraire, Isaac déploie une interprétation allégorique et spirituelle très originale de la liturgie eucharistique, liant actions du canon et étapes de la montée de l’âme. Ces brefs textes feront entrer le lecteur dans l’œuvre d’un esprit brillant, bel exemple de la fructueuse rencontre entre la culture du cloître et celle des écoles.

Présentation