UMR 5189

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Laboratoire HISOMA

Histoire et Sources des Mondes Antiques

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Publications

L’expressivité du lexique médical en Grèce et à Rome

Mélanges offerts au professeur Françoise Skoda
Sous la direction d'Isabelle Boehm et de Nathalie Rousseau
On trouvera dans cet ouvrage des réponses aux nombreuses questions auxquelles sont confrontés à la fois les spécialistes de médecine et tous ceux qui s’intéressent à l’histoire du vocabulaire médical : les philologues et les linguistes spécialistes des textes anciens qui sont intervenus dans ce volume éclairent d’un jour nouveau les sens de mots difficiles en grec, en latin ou en arabe, et contribuent à la diffusion de textes importants pour l’histoire de la pensée médicale, tous donnés en version bilingue. 

Les réflexions proposées ici sur la naissance et le développement du lexique scientifique (anatomie, pathologie, chirurgie, pharmacologie, thérapeutique, botanique, zoologie) pourront servir plus largement à affiner, compléter, enrichir une terminologie qui ne cesse de se développer, celle de la langue scientifique de l’Europe moderne.
- Sommaire de l'ouvrage (.pdf)

Polyphonia Romana. Hommages à Frédérique Biville

Hommages édités par Alessandro Garcea, Marie-Karine Lhommé, Daniel Vallat. Série Spudasmata 155.1-2 (2 vol.), Olms, Hildesheim, 2013, XX/874 p. ISBN : 978-3-487-15086-4 - 176€.
On trouvera ici réunies des études offertes à Frédérique Biville, professeur de langue et littérature latines à l’Université Lumière Lyon 2, à qui des collègues, élèves et amis ont ainsi souhaité rendre hommage. 
La diversité des sujets abordés est à l’image des centres d’intérêt de leur destinataire, qui n’a cessé de décloisonner les disciplines du monde antique : philologie (morpho-syntaxe, sémantique et lexique, pragmatique), bilinguisme et littérature (échanges culturels, littérature gréco-latine), littératures techniques (médecine, histoire de la grammaire). La linguistique des langues anciennes - discipline technique qui a sa méthode et ses objectifs - se révèle ainsi une science capable de parler à un public plus large que celui des spécialistes et un instrument heuristique très puissant pour d’autres disciplines. 
- Table des matières (.pdf)

Isocrate l'Athénien ou la belle hégémonie

Etude des relations internationales au IVe siècle a.C.
par Christian Bouchet (Professeur à l'université de Lyon 3 / HiSoMA)
Collection Scripta antiqua (60). Bordeaux, 2014 - 278 p.   25 €
Trop souvent et trop longtemps considéré comme un intellectuel de bureau, éloigné de la tribune, Isocrate mérite très certainement une étude renouvelée, tant sa pensée politique s’est affirmée, avec force souvent et avec subtilité à l’occasion. Maître de rhétorique, d’abord proche des sophistes, Isocrate a, durant sa très longue vie (436-338), assisté à nombre d’événements qui devaient altérer ou réformer la démocratie athénienne (guerre du Péloponnèse, dissolution de la ligue de Délos en 404/3 et création de la seconde Confédération maritime en 378, guerre des Alliés en 357-355 et ascension de Philippe II de Macédoine dans ces mêmes années 350). Bien présents dans les discours et les lettres du rhéteur, tous ces faits s’ordonnent en fonction de la question sans cesse posée de l’hégémonie athénienne. Pour Isocrate, sa cité aspire légitimement à l’hégémonie, à la prééminence en Grèce, face aux prétentions de Thèbes et surtout de Sparte ; et lorsque les rapports de force deviennent franchement défavorables à Athènes, dans les années 360-350, il envisage une autre forme d’hégémonie, distincte de l’archè. Le vocabulaire de la domination militaire et politique laisse alors la place à un registre plus politique et culturel. C’est ce glissement sémantique qu’analyse le présent ouvrage, ponctué par une traduction nouvelle du Sur la Paix (356/355).
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Inscriptions grecques et latines de la Syrie XV. Le plateau du Trachôn et ses bordures

par Annie Sartre-Fauriat et Maurice Sartre, Bibliothèque archéologique et historique (BAH), 204, Presses de l’Ifpo, Beyrouth, 2014, ISBN 978-2-35159-395-0, 28 x 22 cm, 730 p., 2 volumes (358 + 392 p.), 80 €.
Le nouveau tome des IGLS regroupe toutes les inscriptions grecques et latines du plateau du Lejā, vaste triangle basaltique au sud de Damas, que les Anciens nommaient le Trachôn, le « Rugueux », ce qui traduit bien son aspect sauvage et désolé. Ces textes illustrent la vie dans l’Antiquité des villages de la région qui sont répartis à la fois sur le pourtour du plateau et sur le plateau lui-même, surtout dans la moitié sud, plus propice aux cultures. Ils appartiennent à tous les genres habituels des inscriptions grecques, consécrations en l’honneur des dieux et déesses, dédicaces en l’honneur des empereurs et des agents impériaux de haut rang (gouverneurs notamment), commémoration de constructions publiques ou privées, épitaphes, bornes milliaires de la route romaine qui le traverse du nord au sud. Une partie avaient été publiés auparavant, trouvés par les voyageurs et savants qui ont parcouru la région depuis le début du XIXe siècle, mais une partie non négligeable sont des inédits découverts par les auteurs des deux volumes lors de leurs nombreuses visites sur le terrain.
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Le lierre et la statue

La nature et son espace littéraire dans l'épigramme gréco-latine tardive
Textes réunis et préparés par Florence Garambois et Daniel Vallat.
Collection Antiquité. Mémoires du Centre Jean Palerne. ISBN 978-2-86272-639-7. 35 €

Le renouveau du genre épigrammatique dans la littérature gréco-latine aux IVe-VIe siècles de notre ère s’effectue dans un monde qui connaît et affronte, à tous les niveaux, y compris ceux de l’éducation et de la culture, des mutations profondes, qui précipiteront la fin de l’Antiquité et l’avènement du Haut Moyen Âge. Dans cette dernière période antique, l’épigramme reste un genre littéraire fondamentalement urbain et sophistiqué, malgré les prémisses du déclin de la civilisation urbaine : le but de cet ouvrage est justement d’analyser comment l’épigramme représente un thème qu’on pourrait considérer comme son « négatif » : la nature. Entre héritage d’une tradition millénaire, réappropriation littéraire et innovations dans de nouvelles conditions historiques, se crée une tension qui, loin de tout épanchement romantique, se résout par une instrumentalisation des éléments naturels par l’épigramme.

Inscriptions latines de Narbonnaise. VIII. Valence

par P. Faure et N. Tran (avec la collaboration de B. Rémy)
CNRS Éditions (XLIVe Supplément à Gallia), Paris, 2013, 226 p.
Depuis la publication par Otto Hirschfeld, en 1888, du tome XII du Corpus Inscriptionum Latinarum et du supplément qu’Émile Espérandieu lui ajouta en 1929, les découvertes épigraphiques se sont multipliées sur le sol de la province romaine de Narbonnaise. Des prospections ont permis de retrouver des inscriptions que l’on croyait perdues du temps d’O. Hirschfeld. De nouvelles lectures ont amélioré certaines leçons du CIL.
Dirigée à l’origine par Jacques Gascou, la collection des Inscriptions latines de Narbonnaise s’est donné pour objectif de publier, cité par cité, toutes les inscriptions latines connues à ce jour (à l’exception des inscriptions chrétiennes et des textes de l’instrumentum), en les accompagnant systématiquement de photographies ou de dessins et en leur adjoignant un substantiel commentaire onomastique et historique.
Ce volume, consacré à la cité de Valence (ILN, tome VIII ), comprend quatre-vingt-cinq inscriptions provenant du territoire de l’ancienne colonie, qui s’étendait sur les deux rives du Rhône et sur une grande partie des actuels départements de la Drôme et de l’Ardèche. Les cinquante-six inscriptions découvertes à Valence illustrent la prééminence du centre urbain, mais l’épigraphie témoigne également du développement de la petite agglomération installée à Soyons, sur la rive droite du fleuve. Le corpus se compose de dédicaces aux divinités, d’hommages aux empereurs ou à de hauts personnages, de bornes milliaires et surtout de nombreuses épitaphes. Il est précédé d’une longue introduction où sont étudiées les limites du territoire et l’histoire de la cité, de la conquête romaine au IIIe siècle.
Le réexamen des sources permet de formuler des hypothèses nouvelles sur le statut originel et sur la date de fondation de la colonie de Valence.
Des discussions approfondies traitent des institutions municipales, de la société, de la présence de Lyonnais sur le territoire valentinois, des cultes, mais également de la provenance des textes, de la typologie des monuments inscrits et de l’historique des recherches épigraphiques.
Des cartes, des tableaux, des indices très détaillés et des tables de concordance complètent ce recueil.

L'aigle et le cep. Les centurions légionnaires dans l'Empire des Sévères

par Patrice Faure (HiSoMA)
Ausonius (Scripta Antiqua 54), Bordeaux, 2013 (2 vol., 1100 p.)
“À la tête de tous les soldats de ce camp, j’ai beaucoup cherché ce que je pourrais transmettre à la postérité, un ex-voto collectif et fait pour le retour de l’armée, qui prenne place entre ceux du passé et de l’avenir.”
Les mots du centurion légionnaire Quintus Avidius Quintianus, gravés il y a mille huit cents ans dans la pierre du fort libyen de Gholaia, résonnent encore de nos jours pour faire écho aux centaines de textes, d’images et de vestiges qui permettent de redonner chair aux soucis quotidiens et aux parcours de vie de ses camarades, entrés au service de la dynastie des Sévères entre 193 et 235 p.C. Ces témoignages sont aux sources d’une enquête soucieuse d’explorer les dimensions militaire et politique du centurionat, mais aussi de prolonger les approches traditionnelles de l’historiographie de l’armée romaine par une démarche d’histoire sociale et culturelle ouverte aux questionnements anthropologiques. La recherche met tour à tour en lumière la polyvalence du métier, la diversité des trajectoires et des comportements, la richesse des pratiques et l’ambivalence des représentations associées aux centurions légionnaires sévériens, à l’aube des difficultés du IIIe siècle. Autant de facettes qui invitent à s’interroger sur les réalités et les limites de l’identité d’un groupe militaire qui fut aussi fier de servir l’aigle, enseigne de la légion, que de porter le cep de vigne, insigne de son rang.

 

Euphorion et les mythes, images et fragments

Euphorion - Couverture

Actes du colloque international, Lyon, 19-20 janvier 2012.
Édités par Chr. Cusset, É. Prioux et H. Richer.
Études du Centre Jean Bérard, 9.
2013, 340 p., ill. - ISBN 978-2-918887-16-4 -
Prix : € 30,00

Ce volume constitue les actes d’un colloque organisé à l’ENS de Lyon (19-20 janvier 2012) pour mettre à l’honneur ce poète oublié, dans des échanges pluridisciplinaires autour de cette oeuvre très peu lue en dehors d’un cercle restreint de spécialistes. En réunissant les contributions de philologues, historiens de l’art et historiens des idées, ce volume s’efforce d’enrichir le commentaire des fragments et tente de comprendre les usages que ce poète a faits de la matière mythologique dans une perspective politique ou pour rendre compte du monde dans lequel il évoluait.
La première partie de l’ouvrage propose deux parcours géographiques pour donner une idée du traitement du mythe par Euphorion, allant d’abord au sein de la Grèce traditionnelle d’Eubée en Béotie et de l’Attique en Corinthie, puis parcourant l’Asie mineure et le Proche-Orient où Euphorion a fait lui-même une partie de sa carrière. La seconde partie plus littéraire essaie de mettre en lumière certains aspects propres de la poétique d’Euphorion au sein d’un ensemble de poètes qui recherchent l’obscurité, l’étrange ou la rareté et dans l’art spécifique de la malédiction.
Présentation (.pdf)

 

Working in Memphis: The production of faience at Roman Period Kom Helul

par P.T. Nicholson (avec des contributions de Marie-Dominique Nenna, HiSoMA)
Excavation Memoir 105, Londres, EES, 2013. ISBN 978-085698210-1.
Prix : 70 £
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L'Onomasticon de Pollux : aspects culturels, rhétoriques et lexicographiques

Édité par Christine Mauduit, Collection CEROR n° 43. Lyon, 2013

ISBN: 978 -2-904974-45-8 - 180 pages - 24 euros

En raison de son organisation thématique, l’Onomasticon de Pollux a le plus souvent été lu, depuis l’Antiquité, comme une source de connaissances sur les realia de la Grèce. Dans l’esprit de son auteur, cependant, l’ouvrage est conçu non comme une encyclopédie, destinée à expliquer le monde, mais comme un recueil de mots, visant à faciliter la composition de discours sur toutes sortes de sujets. Il se propose de contribuer à l’éloquence et à la qualité du langage du futur empereur Commode, auquel il est dédié. S’inscrivant dans le contexte des discussions contemporaines sur le bon usage de la langue grecque, il comprend une dimension prescriptive, orientée vers la clarté, la variété, la correction et la beauté du discours. C’est à mieux comprendre cette dimension proprement lexicale de l’Onomasticon que sont consacrées les études rassemblées dans ce volume. Issues, pour l’essentiel, d’une journée d’étude organisée à l’Université de Lyon 3 le 21 octobre 2011, en marge d’un travail collectif sur le livre IV de l’Onomasticon, elles réunissent des spécialistes de la lexicographie, de la rhétorique et de la vie culturelle grecque à l’époque impériale, qui apportent des éclairages croisés sur le travail de Pollux lexicographe, offrant, par là même, une meilleure compréhension du contexte de composition, de la nature et des enjeux de l’Onomasticon.
Ont contribué à ce volume :
Pierre Chiron, Stephanos Matthaios, Paola Radici Colace, Renzo Tosi, Stefano Valente, Giuseppe Zecchini.

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