Cicéron, philosophe de la nature ? La place de la physique dans la philosophie cicéronienne
25 et 26 juin 2026 à l’ENS de Lyon.
Organisation : Sabine Luciani (AMU), Jeanne Ravaute (ENS Lyon)
Cicéron, philosophe de la nature ? La place de la physique dans la philosophie cicéronienne
25 et 26 juin 2026 à l’ENS de Lyon.
Organisation : Sabine Luciani (AMU), Jeanne Ravaute (ENS Lyon)
Le laboratoire junior GRAPHÉ (Groupement de Recherche sur l’Action Philologique et Humaine au prisme Épistémologique) a été fondé à l’université Jean Monnet de Saint-Étienne en 2024. Profondément interdisciplinaire, il vise à analyser les conditions de possibilité des langages à produire l’action et à prendre sens dans l’action. Interroger les outils qui permettent d’étudier les langages est également au cœur de ses préoccupations. Son séminaire mensuel, Les 75 minutes du langage, est reconduit pour une année autour de la thématique "langage en évolution, langages en création". Il aura lieu tous les troisièmes jeudis du mois à 17h au cours de l’année universitaire 2025-2026, en visioconférence.
Journée d'étude organisée par Catherine Broc-Schmezer et Victor Bou Tanos (Univ. Lyon 3, HiSoMA).
17 juin 2026, 9h30-17h, Institut des Sources Chrétiennes, 22 rue Sala, 69002 Lyon.
Image : Manuscrit chrysostomien Laurentianus plut. 8. 2 (f. 150v)
Séminaire « Nommer les hommes dans les Mondes Anciens »
Mardi 16 juin 2026, 17h-19h
Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Salle Reinach, 7 rue Raulin Lyon 7e, 4e étage
Des noms, des silhouettes, des cultures : onomastique et esquisse de prosopographie d’une population à partir des graffiti du couloir des théâtres de Pompéi (VIII, 7, 20)
Louis Autin (Sorbonne Université/IUF, UR 4081 Rome et ses Renaissances)
Marie-Adeline Le Guennec (Université du Québec à Montréal, département d’Histoire)
Le « couloir des théâtres » de Pompéi, espace long de 27 m et large de 3 m environ desservant les deux théâtres de la cité campanienne, conserve sur ses deux parois un corpus exceptionnel et bien connu de près de 300 graffiti antiques figurés et textuels, pour la plupart encore visibles in situ. Le projet « Bruits de couloir » (coord. L. Autin, M.-A. Le Guennec, É. Letellier-Taillefer) a pour objectif d’en proposer une relecture globale et une analyse sensible à la spatialisation des inscriptions et aux liens multiples qui les unissent, pour dépasser la logique de catalogue qui a prévalu dans les éditions précédentes de ces inscriptions (notamment CIL IV et ses suppléments, ouvrage de M. Langner sur les dessins incisés) ; le projet a également permis de compléter la connaissance de ces documents, en mettant au jour 79 inédits. Après une présentation générale du projet, de notre méthodologie et de la plateforme électronique de relevé et d’édition qui permettra la diffusion de nos données au sein de la communauté scientifique, nous proposerons une réflexion spécifique sur les noms qui figurent dans ce corpus (en particulier dans les 130 textes qu’il compte, parmi lesquels 32 inédits). Dans ces graffiti, on peut identifier 83 séquences onomastiques individuelles et plus ponctuellement collectives, auxquelles s’ajoutent 30 identifications plus hypothétiques. L’analyse prosopographique est, comme souvent pour les graffiti, rendue complexe par la réduction fréquente de la séquence au seul (cog)nomen, mais nous proposerons, en prenant appui sur l’onomastique, des bilans prudents sur les identités (genre, origine) et les statuts (servile/civique) que l’on peut hypothétiser à partir de ces inscriptions. Enfin, nous élargirons la réflexion par deux analyses complémentaires : d’une part, la relation (à interroger) entre certains de ces noms et des représentations figurées anthropomorphiques parfois interprétées comme des portraits ou des caricatures ; d’autre part, la ou les culture(s) des usagers du couloir, que l’on peut reconstruire à partir d’indices divers (maîtrise de la langue, références culturelles…) et qui complète l’approche prosopographique.
Légende image : Vue du couloir des théâtres de Pompéi depuis la rue de Stabies, ©️ Bruits de couloir, 2025.
Colloque : Métal qui soigne, métal qui tue.
La place des métaux dans la pharmacologie ancienne (Grèce, Rome, Egypte)
10 et 11 juin 2026, MILC (salle 308), 35 Rue Raulin, 69007 Lyon
Co-organisé par Anne Fraisse et Isabelle Boehm (Univ. Lyon 2, HiSoMA)
Les métaux, largement employés dans le domaine de la pharmacologie, sont à la fois à l’origine de graves intoxications et dotés de remarquables propriétés thérapeutiques, bien connues déjà dans l’Antiquité. Le colloque est consacré aux emplois des métaux dans les préparations pharmacologiques du monde gréco-romain et de l’Egypte ancienne, avec leurs prolongements à l’époque médiévale. Il bénéficiera aussi, dans une perspective résolument interdisciplinaire et expérimentale, de l’éclairage de la pharmacologie moderne.
Quelle est l’importance des métaux dans les traités de pharmacologie galénique, fondamentaux dans l’histoire de la pharmacie ? Comment utilisait-on, dans l’Egypte ancienne, un métal aussi toxique que le cuivre, notamment dans les collyres, usage également bien attesté en oculistique romaine et dans la médecine arabe de l’époque médiévale ? Peut-on considérer le ‘bleu indigo’ comme un ‘métal’ médicinal ? Dans quelle mesure les recettes de l’Antiquité et du Moyen Age peuvent-elles ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques?
Autant de questions auxquelles répondront Sylvie Donnat (spécialiste de médecine de l’Egypte ancienne) Matteo Martelli et Caterina Manco (spécialistes des traités pharmacologiques galéniques), Divna Stevanovic-Soleil (spécialiste de médecine hippocratique et impériale), Muriel Labonnelie-Pardon (spécialiste d’oculistique romaine), Valérie Gitton (spécialiste de médecine vétérinaire de l’époque romaine), Laurence Totelin (historienne spécialiste d’histoire de la médecine gréco-romaine), Véronique Pitchon (spécialiste de médecine médiévale arabe); Pierre Fechter, (microbiologiste).
Dixième séance du séminaire d’épigraphie grecque et latine du laboratoire Hisoma aura lieu
Mardi 9 juin 2026 à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, 7 rue Raulin, Lyon 7, en salle Reinach, de 17h à 19h. À cette occasion, Nicolas Laubry (Université Paris-Est Créteil, CRHEC) présentera la communication suivante : “De l’eau pour les fabri : à propos d’une fistula aquaria d’Antium”.
Initié en 2022, le projet international et pluridisciplinaire Fistulae (ANR-22-CE27-0019) a pour finalité de poser de nouveaux jalons pour notre connaissance du marché du plomb à l’époque romaine. Reposant sur l’analyse croisée des données archéologiques, épigraphiques et archéométriques, il vise tout particulièrement à mieux caractériser l’ensemble de la chaîne d’approvisionement et de production des conduites d’eau en plomb, en Gaule du Sud et dans plusieurs régions de l’Italie. Il donne aussi l’occasion de réexaminer de manière plus ponctuelle certains documents. En marge du projet, la présente intervention reviendra sur une fistula d’Antium mentionnant un collège de fabri, qui est un document rare dans le corpus actuellement connu des marques épigraphiques sur les tuyaux de plomb. Après l’avoir replacé dans le contexte local de la colonie maritime de citoyens romains, son étude permettra d’esquisser quelques réflexions sur le statut des associations dans le contexte civique voire sur leur inscription dans l’espace urbain.
- Lien zoom
- programme 2025-2026
Légende : Les ruines d’Antium d’après G. Volpi, Vetus Latium profanum, 3, De Antiatibus et Norbanis, Padoue, 1726, pl. 1
Séance du séminaire Épigraphie grecque et latine
Présentation par Nicolas Laubry (Université Paris-Est Créteil, CRHEC)
- mardi 9 juin 2026 - de 17h à 19h - salle Reinach - MOM - entrée par l'Université de Lyon2 - 86 rue Pasteur - Lyon 7e
- lien de connexion Rendez-Vous
- programme 2025-2026
Initié en 2022, le projet international et pluridisciplinaire Fistulae (ANR-22-CE27-0019) a pour finalité de poser de nouveaux jalons pour notre connaissance du marché du plomb à l’époque romaine. Reposant sur l’analyse croisée des données archéologiques, épigraphiques et archéométriques, il vise tout particulièrement à mieux caractériser l’ensemble de la chaîne d’approvisionement et de production des conduites d’eau en plomb, en Gaule du Sud et dans plusieurs régions de l’Italie. Il donne aussi l’occasion de réexaminer de manière plus ponctuelle certains documents. En marge du projet, la présente intervention reviendra sur une fistula d’Antium mentionnant un collège de fabri, qui est un document rare dans le corpus actuellement connu des marques épigraphiques sur les tuyaux de plomb. Après l’avoir replacé dans le contexte local de la colonie maritime de citoyens romains, son étude permettra d’esquisser quelques réflexions sur le statut des associations dans le contexte civique voire sur leur inscription dans l’espace urbain.
Intervenant : Airton Pollini (Université de Tours – CeTHiS)
Répondante : Madalina Dana (Université Jean Moulin Lyon 3)