Par Jillian Akharraz, doctorant au laboratoire
Le laboratoire HiSoMA, par l’intermédiaire de l’association "Un peu de bon science" (Université Lyon 1) a accueilli deux lycéens pour une semaine d’immersion dans le monde de la recherche scientifique en histoire et archéologie des mondes anciens. Cette association permet de faire découvrir le monde de la recherche, promeut la culture scientifique et encourage les passions pour les sciences. Elle cible en priorité un public jeune et oriente ses missions de manière à promouvoir les dynamiques collectives et les initiatives personnelles. Elle propose plusieurs types d’activités pour s’initier à la recherche comme des stages en laboratoire.
Associée aux écoles doctorales des différents pôles universitaires de Lyon, elle permet aux doctorants qui le souhaitent de participer à cette expérience dans le cadre de leur formation doctorale. A la différence des stages de troisième ou de seconde effectués dans le cadre scolaire et soumis à obligation, les stagiaires sont ici volontaires. En participant à cette semaine de formation, c’est l’occasion pour eux de découvrir le monde de la recherche en se mettant dans la peau d’un-e chercheur-e / doctorant-e !
C’est dans ce cadre que j’ai accueilli pendant une semaine Florian (15 ans) et Flora (16 ans), respectivement en première S et seconde SES au Lycée Ampère de Lyon, inscrits dans le module « archéologie » proposé par l’association.
Le premier jour a été l’occasion de visiter la MOM (les laboratoires, la bibliothèque) et d’en expliquer son fonctionnement. Nous avons ensuite discuté sur la manière de mener une recherche/réflexion sur un sujet historique et/ou une problématique archéologique. Ainsi nous avons fait l’inventaire de tous les types de sources que l’historien et/ou l’archéologue peut mobiliser et sur lesquelles il peut s’appuyer pour avancer une interprétation. De là nous avons isolé trois disciplines importantes pour l’étude des mondes anciens : l’épigraphie, la céramologie et la numismatique.
L’épigraphie
Le thème de l’épigraphie a été abordé par l’étude de plusieurs types d’inscriptions via des estampages. Nous avons observé et listé les différents supports d’écritures, les types de documents, les formes des lettres ainsi que leurs évolutions dans le temps. Après avoir « lu » l’estampage, nous avons essayé d’établir le texte puis de le mettre en forme dans le but d’une publication (usage des signes diacritique d’édition de textes anciens et/ou ruinés).
La céramologie
La céramologie a été introduite par un atelier de dessin céramique puis par la visite du laboratoire ArAr. Les lycéens ont ainsi pu comprendrel’intérêt de la reconstitution des céramiques et de leur étude pouravancer de manière significative sur la connaissance des pratiques culturelles, sociales et économiques d’une région, d’un site ou d’une communauté.
La numismatique

Enfin nous avons évoqué l’intérêt de la numismatique autour d’un atelier de moulage de pièces antiques (Sesterces – Deniers - Alexandre). Nous avons observé des corpus de monnaies, les différentes unités monétaires du monde romain et grec. Nous avons fait une lecture des légendes des pièces (les titulatures impériales romaines) lorsque l’état de la pièce le permettait (diamètre/usure), ou bien en utilisant le procédé du moulage pour en faciliter la lecture.
Je remercie chaleureusement les personnes de la MOM et des laboratoires qui m’ont aidées dans la conception du programme de cette semaine, par le prêt de matériel ou par leurs conseils : Richard Bouchon (HiSoMA), Olivier Callot (HiSoMA), Cécile Batigne (ArAr), Alain Bernet (ArAr), Nina Mitamona (MOM), Aurore Béréziat (HiSoMA), Marie-Françoise Boussac (HiSoMA), Véronique Chankowski (HiSoMA), Sylvain Dhennin (HiSoMA).
Par
aient de support de cours. Ces aquarelles reprennent des sujets liés à la Grèce antique et représentent des reliefs funéraires, des costumes, des draperies, des sculptures, des vases, des temples et des figurines en terre cuite. Elles montrent l’excellent coup de crayon de leur auteur. On trouve aussi dans ces archives des croquis humoristiques. Parmi ces archives se trouve la genèse de l’Institut Courby, ancêtre du laboratoire HiSoMA.
condoléances dresse un portrait très vivant de ce grand homme ; les aquarelles montrent le talent de dessinateur de Fernand Courby et sont un témoignage non seulement de la manière dont s’organisaient les professeurs pour illustrer leurs cours à une époque où l’informatique n’existait pas mais aussi du caractère indispensable du dessin dans une carrière d’archéologue. La genèse de l’Institut Courby permet, d’un point de vue administratif, de comprendre et de connaître les étapes nécessaires à la création d’un institut dans les années 60. Pour finir, le livre d’or contient un grand nombre d’anecdotes : la photo de mariage entre Marguerite Calvet et Bernard Yon, les signatures des enfants des chercheurs lors des arbres de Noël ainsi que le menu du buffet rustique donné au pavillon du parc. Ce livre d’or donne également de nombreuses informations sur la vie de l’institut : les personnalités qui y sont passées, les prix et distinctions obtenus par ses membres ainsi que l’avis de ces derniers sur les différentes soutenances de thèse qui se sont déroulées à l’institut. Ces archives ont une valeur historique et patrimoniale inestimable car elles permettent de mieux comprendre comment fonctionnait un institut de recherche entre les années 1960 et 2000 tant du point de vue administratif que du point de vue scientifique voire même du point de vue personnel.
Stéphane Gioanni ainsi que par l’assistante de direction et de communication Aurore Béréziat. Ces archives sont consultables uniquement sur place et en présence d’Aurore Béréziat. Cependant, sur le site