Grâce à l’entremise d’Alexis Balmont, chercheur associé à HiSoMA et auteur du récent volume de textes chinois dans la collection (SC 658), des représentants de l’équipe Sources Chrétiennes d’HiSoMA ont pour la première fois été invités à deux colloques dans des universités chinoises, où les études sur le christianisme ancien se développent, portées par d’excellents professeurs, formés en Europe, et des étudiants très motivés.
Le premier colloque, « Recovering the Past : Critical Edition and Translation of Ancient Classical Texts » organisé au Center for Catholic Studies (The Chinese University of Hong Kong) les 15 et 16 mai 2026 par Antoine Ren, son directeur, et Alexis Balmont, a réuni des participants de Hong Kong et de Chine continentale ainsi que de divers autres pays, dont Y. Ech Chael et G. Bady, qui ont présenté un exposé à deux voix intitulé « Ecdotics in Sources Chrétiennes ». De cette rencontre visant à souligner l’importance des éditions et traductions de textes, alors que peu de textes grecs et latins, y compris classiques, sont traduits en chinois, le « clou » a été la présentation d’une nouvelle collection, dirigée et mise en œuvre par A. Balmont, « Classical Texts and Studies ». Le premier volume est consacré au livre I du Contre les hérésies d’Irénée, introduit et traduit par Jing Baolu, avec le texte latin et l’appareil critique du volume SC 264 élaborés par Adelin Rousseau et Louis Doutreleau.
Le second colloque, « The Syriac World : East and West », organisé à Pékin, les 18 et 19 mai par Lin Lijuan, du Center for Classical and Medieval Studies, au Département d’Histoire de l’Université de Pékin, a vu le groupe de Français s’élargir encore pour échanger sur des aspects très variés de la culture syriaque ancienne et plus généralement de la présence chrétienne en Chine jusqu’à Marco Polo. À nouveau en duo, Y. Ech Chael et G. Bady ont parlé des écrits en langues orientales aux Sources Chrétiennes. Dans un autre bâtiment, Chen Yingxue a invité G. Bady à donner le 19 mai une petite conférence intitulée « John Chrysostom: Some Open Questions on His Works », auprès de brillants jeunes collègues et étudiants.
Ces rencontres ont permis de nouer des liens avec des spécialistes de plusieurs universités chinoises pour de futurs échanges et collaborations. L’un des enjeux en est l’édition et l’étude des très nombreux manuscrits chrétiens découverts à Turfan et à Dunhuang notamment, où en privé le groupe français s’est ensuite rendu.








